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Adel Abdel-Mehdi

homme politique irakien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mehdi.

Adel Abdel-Mehdi
عادل عبد المهدى
Illustration.
Adel Abdel-Mehdi en 2019.
Fonctions
Premier ministre irakien

(1 an, 1 mois et 6 jours)
Président Barham Salih
Prédécesseur Haïder al-Abadi
Ministre de la Défense
(intérim)

(7 mois et 30 jours)
Premier ministre Lui-même
Successeur Najah al-Chammari
Ministre de l'Intérieur
(intérim)

(7 mois et 30 jours)
Premier ministre Lui-même
Successeur Yassin al-Yassiri
Ministre du Pétrole

(1 an, 10 mois et 11 jours)
Premier ministre Haïder al-Abadi
Prédécesseur Abdul Karim Luaibi
Successeur Jabar al-Louaïbi
Vice-président de la République d'Irak

(6 ans, 3 mois et 4 jours)
Président Jalal Talabani
Prédécesseur Rowsch Shaways
Successeur Tareq al-Hachemi
Ministre des Finances

(10 mois et 4 jours)
Premier ministre Iyad Allaoui
Prédécesseur Kamel al-Kilani
Successeur Ali Allawi
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Bagdad
Parti politique Parti Baas (jusqu'en 1964)
Parti communiste irakien (1964-1992)
Conseil suprême islamique irakien (1992-2017)
Indépendant (depuis 2017)
Profession économiste

Adel Abdel-Mehdi ou Adil Abd al-Mahdi (عادل عبد المهدى), né le 1er janvier 1942 à Bagdad, est un homme d'État irakien, Premier ministre du au 1er décembre 2019.

Abdel-Mahdi a été membre jusqu'en 2017 du puissant parti chiite du Conseil islamique irakien suprême, ou SIIC. Longtemps basé en Iran voisin, le groupe est opposé à une administration des États-Unis tout en maintenant des liens étroits avec des groupes soutenus par les Américains qui se sont opposés à Saddam Hussein, y compris les Kurdes et le Congrès national irakien.

Il est l'un des vice-présidents de la République, avec Tareq al-Hachemi, de la mise en place de l'État irakien qui a suivi les élections de jusqu'en 2011[1].

Il a été ministre du Pétrole de à [2].

BiographieModifier

Jeunesse et militantismeModifier

Fils d'un combattant de la guérilla de 1920, Adel Abdel-Mehdi a fait ses études au collège des jésuites de Bagdad. Il entre dans le parti Baas au début des années 1960, mais s'en sépare en 1964. Sous la présidence de Kassem, il fut jugé pour ses idées nationalistes arabes et fut emprisonné. Puis en , il fut libéré par la Révolution baasiste. Suite à cette libération, Adel Abdel-Mehdi est nommé vice-président de l’Union nationale des étudiants irakiens.

Exil en France et études universitairesModifier

Mais il décide de s'exiler en France en 1969. Adel Abdel-Mehdi est francophone. En France, il a été responsable de l'Institut français des études islamiques. Il a aussi eu quatre enfants, tous citoyens français. En France, il est attiré par les idées marxistes et devient un militant communiste à tendance maoïste[3].

Économiste[4], il a obtenu un doctorat en économie et a également étudié les sciences politiques. Il est l'auteur d'une encyclopédie arabe en sciences économiques.

Carrière politiqueModifier

DébutsModifier

Il a été le représentant du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII) en Iran en 1992-1996. Il est président du CSRII, qui a adhéré à l'Alliance irakienne unifiée[5].

Il est intervenu plusieurs fois comme médiateur dans la crise relative à la recherche nucléaire en Iran.[réf. nécessaire]

Vice-présidence de la République et ministèresModifier

Il est ministre des finances de 2004 à 2005[6].

Il est élu vice-président de la République en 2005 et réélu en 2006.

En 2006, il se présente à la candidature du poste de Premier ministre irakien[7]. Il est alors le vice président de l'AUI[7].

En 2007, Adel Abdel-Mehdi est victime d'un attentat qui fera quatre morts mais il s'en sort n'étant que légèrement blessé[8].

En , lors du changement de gouvernement, il est nommé ministre du Pétrole du gouvernement de Haider al-Abadi qui remplace alors Ibrahim al-Jaafari comme Premier ministre[9].

En , il propose sa démission au Premier ministre Haider al-Abadi après que ce dernier a annoncé sa volonté de former un gouvernement de technocrates. Al-Abadi refuse sa démission[10] mais Abdel-Mahdi démissionne tout de même et est remplacé par Fayadh Nema[11].

Premier ministreModifier

Le , il est désigné Premier ministre par le nouveau président Barham Salih[12].

Depuis le , il est la cible de manifestations qui se déroulent à travers le pays, et qui ont fait près de 100 morts et 3 000 blessés[13]. De son côté, Moqtada al-Sadr, membre de la coalition gouvernementale, et dont le parti est arrivé en tête des législatives de 2018, appelle à la démission du gouvernement et à des législatives anticipées[14]. Le 29 octobre, Hadi al-Amiri et Moqtada al-Sadr retirent leur confiance au gouvernement[15].

Le 29 novembre, il annonce sa démission[16]. Le Parlement l'accepte le 1er décembre[17].

Carrière dans la reconstructionModifier

  • Adjoint de Abdul Aziz al-Hakim dans le conseil de gouvernement qui négociait avec l'Autorité alliée provisoire.
  • Ministre des Finances dans le gouvernement intérimaire de Iyad Allaoui (Il était en fait le candidat du CSRII au poste de premier ministre, dans le gouvernement de transition, mais a laissé la place à Ibrahim al-Jaafari, après des compromis à l'intérieur de l'Alliance unifiée irakienne, le ). C'est sous son mandat de Ministre des Finances que la dette irakienne a été considérablement réduite (à hauteur de 80 %) lors d'un accord historique en 2003 au Club de Paris réunissant les principaux États créanciers de L'Irak.
  • Il était vice-président depuis , et a donc été reconduit en .
  • Il plaide depuis pour faire reconnaître les crimes orchestrés à l'encontre du peuple irakien comme des crimes contre l'humanité.

Notes et référencesModifier

  1. « Topic - Adel'abdel'mehdi » (consulté le 22 juillet 2016).
  2. (en-US) « UPDATE: Oil minister steps down ahead of Cabinet shake-up », (consulté le 22 juillet 2016).
  3. Gilles Munier, « Adel Abdel-Mahdi, candidat de la France en Irak - France-Irak Actualité : actualités sur l’Irak, le Proche-Orient, du Golfe à l'Atlantique », sur France-Irak Actualité : actualités sur l’Irak, le Proche-Orient, du Golfe à l'Atlantique, (consulté le 10 décembre 2017).
  4. « Irak: à peine désigné, le futur Premier ministre indépendant face à une tâche ardue », sur Libération.fr (consulté le 4 octobre 2018)
  5. Gilles Munier, « Adel Abdel-Mahdi, candidat de la France en Irak - France-Irak Actualité » (consulté le 27 août 2016).
  6. « En Irak, Adel Abdel Mahdi obtient la confiance du Parlement », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 2 avril 2019)
  7. a et b « Adel Abdel Mehdi se présente en candidat potentiel au poste de Premier ministre Le vice-président de l’AUI appelle Jaafari à se désister », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne, consulté le 10 décembre 2017).
  8. « Un vice-président irakien légèrement blessé dans un attentat », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2017).
  9. « Iraq's new cabinet faces major security challenges » (consulté le 22 juillet 2016).
  10. « aa.com.tr ».
  11. (en-US) « Q&A: Deputy Oil Minister Fayadh Nema », (consulté le 22 juillet 2016).
  12. « En Irak, les poids lourds de la politique mis hors jeu », sur LExpress.fr (consulté le 4 octobre 2018)
  13. « Nouvelles manifestations sanglantes en Irak, la contestation prend de l’ampleur dans le Sud », sur Le Monde.fr (consulté le 3 octobre 2019)
  14. « Contestation en Irak : 100 morts et 4000 blessés », sur TV5MONDE (consulté le 5 octobre 2019)
  15. « En Irak, le Premier ministre lâché par ses partenaires alors que la contestation enfle », sur Le Point (consulté le 30 octobre 2019)
  16. « Irak : sous pression, le premier ministre Adel Abdel Mahdi annonce la démission de son gouvernement », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 29 novembre 2019).
  17. « En Irak, les députés acceptent la démission du gouvernement, la contestation perdure », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 2 décembre 2019).

Liens externesModifier

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