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Mairie du 10e arrondissement de Paris

Mairie du 10e arrondissement
Mairie du 10e arrondissement de Paris.jpg
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
mairie
Styles
Architecte
Construction
Inauguration
Commanditaire
Statut patrimonial
Bâtiment protégé par le PLU parisien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées

La mairie du 10e arrondissement de Paris est le bâtiment qui héberge les services municipaux du 10e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accèsModifier

La mairie du 10e arrondissement est située 72, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Ce site est desservi par les stations de métro Château d'Eau et Jacques Bonsergent.

HistoriqueModifier

 
Façade principale.

La mairie de l'ancien 5e arrondissement[1] connaît plusieurs emplacements successifs. En l'an IX (1800-1801), elle est transférée de l'ancien presbytère de l'église Saint-Laurent vers un immeuble portant à ce moment le no 30 de la rue de Bondy (actuelle rue René-Boulanger).

En 1811, les services municipaux sont déplacés et occupent le no 2 de la rue de la Grange-aux-Belles (actuel 32, rue de Lancry).

En 1823, la mairie déménage une nouvelle fois au 24, rue Thévenot, où elle demeure jusqu'en 1832 avant de retourner au 20, rue de Bondy.

Finalement, le , la mairie est installée dans l'ancienne caserne de la Garde municipale, rue du Faubourg-Saint-Martin, à l'emplacement où elle sera réédifiée. Trois lieux avaient été initialement proposés :

BâtimentModifier

 
Plaque commémorant l'inauguration de la mairie du 10e arrondissement le .

Le programme est établi sous la supervision de Charles Garnier[2] et de Jean-Charles Alphand[3].

En 1889 le conseil municipal choisit le projet de l'architecte Eugène Rouyer. Le montant des travaux s'élève à 2 750 000 francs : c'est la mairie dont l'édification sera la plus coûteuse de Paris[2]. La construction débute le 10 janvier 1892[3], et la mairie est inaugurée en 1896, en présence du président de la République Félix Faure.

Eugène Rouyer, dont le projet de reconstruction de l'Hôtel de Ville était arrivé second au concours organisé après son incendie en 1871, s'est inspiré de la partie centrale de celui-ci pour la construction de cet édifice, tout en surenchérissant dans la monumentalité et l'abondance de décors.

Il profite du passage de la municipalité à gauche (autour de 1875) et de la redistribution, au bénéfices les édifices civils[4], des fonds destinés auparavant à la décoration des églises.

Les sculptures de la façade, achevées en 1906, représentent les métiers de l'arrondissement : Les Parfums d’Ernest-Eugène Chrétien, Le Théâtre de Gaston Veuvenot Leroux, La Passementerie d’Henri Barrau, La Verrerie de Louis Demaille, La Broderie d’Emmanuel de Moncel de Perrin, La Céramique de Raoul Larche, L’Orfèvrerie de Jean Carlus et Les Fleurs artificielles de Julien Caussé[5].

L'intérieur de la mairie est également richement décoré. Un large perron mène à une rangée de cinq arcades en plein cintre, par lesquelles on accède au hall d’entrée. On accède ensuite à un majestueux escalier d’honneur, conçu à doubles volées, qui repose sur des arcs en anse de panier. À son sommet, une loggia rythmées de colonnes à chapiteaux corinthiens permet d'admirer l'ensemble du grand hall, au rez-de-chaussée.


Donnant sur la façade principale, la salle des mariages comprend un haut-relief de Jules Dalou, La Fraternité (1885), et une toile d'Henri Martin, La Famille. À l'arrière, donnant sur la rue Pierre Bullet, la salle des fêtes est ornée de plusieurs peintures murales sous forme d'allégories, œuvres des artistes Henri Bonis, Auguste François-Marie Gorguet, Paul Baudoüin, Marcel Mangin, Julien Thibaudeau, Henry-Jean-Louis Bourreau, Lionel Royer. Le bureau du maire compte également un bronze de Mathurin Moreau représentant Aristophane[2].

Le Conseil de la jeunesse du 10e arrondissementModifier

À l'instar des autres arrondissements parisiens, la Mairie du 10e arrondissement a créé un Conseil de la jeunesse destiné aux jeunes de 13 à 25 ans. Il a fait l'objet d'une étude scientifique de Maria Giuseppina Bruna[6]. À l'aune de l'histoire de la démocratie participative jeunesse, cet article explore et décrypte, sous le prisme maussien du don, le fonctionnement du Conseil de la jeunesse du 10e. Il en décrit les normes et les processus de régulation endogène tout en développant la notion de don premier « don de citoyenneté » de la part du politique vis-à-vis des jeunes impliqués dans l'instance.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. La numérotation des arrondissements de Paris a changé en 1860, voir anciens arrondissements de Paris.
  2. a b et c Direction Générale de l’Information et de la Communication de la Mairie de Paris, « Guide du Xe ».
  3. a et b « Mairie du 10e arrondissement », sur www.paris.fr.
  4. Georges Poisson, Histoire de l'architecture à Paris, Paris, Bibliothèque historique de la ville de Paris et Association pour la publication d'une histoire de Paris, (ISBN 2-85962-019-2), p. 530-531.
  5. [PDF] Mairie du Xe arrondissement, journée du patrimoine, page 4/8, publié le sur le site Histoire & Vies du 10e (consulté le 12 décembre 2018)
  6. Maria Giuseppina Bruna, « Penser et agir ensemble. Brève analyse socio-organisationnelle du conseil de la jeunesse du 10e arrdt. de Paris sous le prisme du don », Revue du MAUSS Permanente, 8 décembre 2010.

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier