Louis-Jacques Chapt de Rastignac

prélat catholique
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Louis-Jacques Chapt de Rastignac
Image illustrative de l’article Louis-Jacques Chapt de Rastignac
Biographie
Naissance
en Périgord
Décès
au château de Veret
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Tours
Évêque de Tulle

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Blason fam fr Chapt de Rastignac.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Louis-Jacques Chapt de Rastignac, né dans le Périgord en 1684 et mort au château de Veret le , est un prélat catholique français, évêque de Tulle puis archevêque de Tours. Politiquement actif au sein du clergé, il a notamment combattu les jésuites.

BiographieModifier

Il est le fils de François Chapt, marquis de Rastignac, et Jeanne Gabrielle de Clermont Vertillac.

Chapt de Rastignac étudie au séminaire de Saint-Sulpice et à la Sorbonne. En 1722 il est nommé évêque de Tulle. Il est transféré à l'archevêché de Tours en 1723. La même année, il obtient l' abbaye de Notre-Dame de La Couronne. En 1727 il est nommé à l'abbaye de la Trinité de Vendôme et en 1737, il obtient l'union de l'abbaye de Marmoutier (Tours) à son archevêché.

Il assiste aux assemblées du clergé de 1723, de 1726 et de 1734, et paraît faire cause commune avec ses collègues pour la défense des droits et des décisions de l'Église. Lorsque Mgr de Vintimille, archevêque de Paris, est forcé de se retirer des affaires. Nommé agent général du clergé de France de 1740 à 1745 par la province ecclésiastique de Tours, Rastignac préside l'assemblée du clergé de 1745 et celles de 1747 et 1748. Chapt de Rastignac est fait commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1746 et en 1748, il obtient l'abbaye de Vauluisant.

Rastignac montre un attachement très vif aux constitutions des papes, et n'omet rien pour réduire les opposants dans son diocèse. Benoît XIII le loue de son zèle par un bref du 22 août 1725. Lors de la publication du livre du père Pichon, il donne successivement, en 1748 et 1749, trois instructions pastorales, destinées à combattre les principes des jésuites. Les deux premières, sur la pénitence et la communion, sont déjà critiquées par les jésuites, mais c'est la troisième instruction pastorale du 23 février 1749 qui provoque le plus de bruit. Elle roule sur la justice chrétienne, par rapport aux sacrements de pénitence et d'eucharistie. Sur les plaintes qui s’élèvent, le cardinal de Rohan réunit quelques évêques pour faire expliquer par l'archevêque de Tours son instruction. C'est au milieu de cette dispute que Rastignac meurt en 1750.

SourceModifier

  • Notice historique et généalogique sur la Maison Chapt de Rastignac, Paris, 1858.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier