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Loèche-les-Bains

commune suisse

Loèche-les-Bains
(de) Leukerbad
Loèche-les-Bains
Blason de Loèche-les-Bains
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Loèche
Localité(s) Clabinualp, Fluhalp
Communes limitrophes Adelboden, Albinen, Ferden, Guttet-Feschel, Inden, Kandersteg, Lenk im Simmental, Mollens
Président(e) Christian Grichting
NPA 3954
N° OFS 6111
Démographie
Population
permanente
1 413 hab. (31 décembre 2017)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 47″ nord, 7° 37′ 51″ est
Altitude 1 402 m
Superficie 67,23 km2
Divers
Langue Allemand
Localisation
Localisation de Loèche-les-Bains
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Loèche-les-Bains
Liens
Site web www.leukerbad.org
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Torrent-Bahnen Leukerbad
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
Langue Allemand
Site web www.torrent.ch
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 40″ nord, 7° 37′ 22″ est
Massif Alpes valaisannes
Altitude 1 404 m
Altitude maximum 2 600 m
Altitude minimum 1 394 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 6
Téléphériques 1
Télécabines 2
Télésièges 1
Téléskis 2
Débit 7 960 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 21
     Noires 3
     Rouges 12
     Bleues 2
Total des pistes 53,5 km
Installations
Nouvelles glisses
1 snowpark
Ski de fond
Total des pistes 21 km
Neige artificielle
Canons Partie du domaine

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Loèche-les-Bains

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Loèche-les-Bains

Loèche-les-Bains, en allemand Leukerbad, est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Loèche.

Sommaire

HistoireModifier

L'histoire de Loèche-les-Bains remonte au IIe siècle apr. J.-C. Des tombes et des vases de céramiques attestent de la présence d'habitations à Loèche-les-Bains[3]. Dès le Ve siècle, le col de la Gemmi, seul lien entre le canton du Valais et celui de Berne, peut être franchi.

En 1229, Loèche-les-Bains est mentionné pour la première fois sous le nom de « Boez »[4]. On y parle alors un dialecte franco-provençal (aussi appelé « patois » ou « arpitan »)[3].

En 1315, la commune devient autonome et le plus ancien document retrouvé concernant Loèche-les-Bains mentionne déjà les bains[3].

En 1449, on construit un sentier muletier reliant Loèche à Loèche-les-Bains[3].

En 1478, les sources thermales et les bains deviennent propriétés de l'évêque de Sion (Jost von Silenen), de la famille Oggier de Cabanis et des Herthenstein (LU). Les premières auberges ouvrent leurs portes. La localité est rebaptisée Balnea leucensia ou Baden[3].

L'église paroissiale, dédiée à Sainte Barbara, est édifiée entre 1484 et 1486[4]. Elle sera érigée en paroisse en 1501. Elle sera remplacée en 1866 par l'église actuelle de style néo-romain, dédiée à Maria, Hilfe der Christen (Marie, secours des chrétiens). Le clocher date de la première église, ainsi que la chapelle Sainte Barbara, qui constituait le chœur de l'édifice initial[5].

Cette même année 1571, l'évêque et cardinal Matthieu Schiner acquiert les droits des bains et vante le village de cure au cours de ses voyages ; le thermalisme se développe, la langue allemande prend le dessus[3].

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, le village est frappé par de nombreuses avalanches mais se reconstruit à chaque fois[3].

Entre 1776 et 1779, Loèche-les-Bains reçoit deux hôtes célèbres: Isabelle de Charrière et Johann Wolfgang von Goethe. D'autres suivront comme Guy de Maupassant (1877) ou encore Mark Twain (1878)[3].

Transports et centres thermauxModifier

En 1908, est fondée la compagnie des chemins de fer de Loèche-les-Bains. Mais bientôt la route prend trop de place, et le train effectuera son dernier trajet en 1967[3]. La plateforme de cet ancien chemin de fer est toujours visible, et peut être accessible aux VTT. Cependant, à Loèche, le début de la rampe a été définitivement rendu inaccessible en 2004, à la suite du nouveau tracé à double voie de la ligne CFF du Simplon. Le pont original de ce train franchissant le Rhône a été conservé, mais il est uniquement utilisé par les bus de la société LLB, et strictement interdit aux voitures particulières.

Le téléphérique de la Gemmi est construit en 1957, suivi en 1972 par celui du Torrenthorn. Du fait de sa situation dans un cirque montagneux, la station est équipée du réseau câblé dès 1965.

En 1980, le centre thermal de la commune est ouvert. Ce sera ensuite le centre sportif, en 1990, puis le centre thermal Alpentherme, inauguré en 1993.

En 1998, Loèche-les-Bains ouvre la via ferrata du Daubenhorn, qui est encore à ce jour la plus longue de Suisse.

GéographieModifier

Sise à 1 411 m d'altitude, la commune de Loèche-les-Bains se situe dans la partie germanophone du canton du Valais, avec à l'ouest le Valais Romand où l'on parle français et au nord le canton de Berne.

Située aux abords de la rivière Dala, la station est célèbre pour ses nombreuses sources thermales. Au nord du village se trouve le col de la Gemmi, niché entre le Daubenhorn (à l'est) et le Balmhorn (nord-ouest). À l'ouest, c'est le Torrenthorn qui domine.

La GemmiModifier

Le col de la Gemmi fut pendant longtemps un point de passage très fréquenté entre le canton du Valais et de Berne. On y accède grâce au téléphérique de la Gemmi qui relie Loèche-les-Bains (1 411 m) au col (2 314 m). La région compte de nombreux sentiers de randonnées qui mènent à Kandersteg, Adelboden ou au Wildstrubel.

 
Vue sur le Daubensee depuis le col de la Gemmi.

Le TorrenthornModifier

Il s'agit de la montagne qui domine Loèche-les-Bains sur le versant ouest culmine à 2 998 m.

Les bains thermauxModifier

Loèche-les-Bains dispose de trente bassins thermaux[6]. Les deux plus grands centres de thermalisme de la station sont les bains de la Bourgeoisie (Burgerbad) et ceux de l'Alpentherme. Ces bassins sont alimentés grâce aux 3,9 millions de litres d'eau[6] qui jaillissent chaque jour de 65 sources naturelles, à une température qui monte jusqu'à 51 degrés dans les bassins des thermes.

Les bains de la BourgeoisieModifier

Avec les bains de la Bourgeoisie, Loèche-les-Bains dispose du plus grand complexe thermal en Europe[réf. nécessaire].

Les bains et le centre wellness du Lindner AlpenthermeModifier

 
Le bain en plein air.

Le Lindner Alpentherme est le plus grand centre de wellnesss des Alpes avec plus de 240 applications possibles. Il possède également ses propres bains avec une piscine interne et externe et propose depuis le 1er août 2008 un village valaisan de saunas.

Il est entre autres connu pour son bain romano-irlandais.

Domaine skiableModifier

Un domaine skiable a été aménagé sur les pentes de la montagne Torrent, sur les hauteurs du village. On y accède principalement par la route partant juste avant d'arriver à Leukerbad en direction d'Albinen, qui aboutit à un vaste parking payant au niveau de Flaschen (1 540 m). Le domaine est accessible également directement depuis le parking couvert payant du téléphérique sur les hauteurs du village, situé à proximité du téléphérique Torrentbahn de 80 places dont la construction remonte à 1971. La saison hivernale commence généralement à la mi-décembre, et se termine à la mi-avril.

Les pistes sont majoritairement exposées au plein soleil, au-delà de la limite de la forêt, dans un environnement délimité par des falaises. Les pistes sont globalement larges, des possibilités de ski hors-piste sont offertes sur un terrain régulier. Le domaine sommital est desservi principalement par un télésiège 6-places débrayable récent. Le snowpark se trouve sur un flanc du domaine. La partie basse, équipée d'enneigeurs, est quant à elle desservie par un télécabine 4-places en deux tronçons, construit en 1995. Quand le vent est fort, celui-ci tourne au ralenti, ce qui peut doubler le temps de parcours habituel qui est d'une dizaine de minutes. Du sommet du domaine à Flaschen, il est possible d'effectuer une descente de 9,7 km, sans interruption. On peut aussi rejoindre à ski le village depuis le sommet du téléphérique, via une piste noire très étroite, empruntant des tunnels enneigés sur le début.

Trois courts téléskis (Sportarena) ont également été aménagés - par un autre exploitant - directement aux abords du village, desservant trois pistes bleues. Les remontées mécaniques qui relient le col du Gemmipass permettent quant à elles la pratique de la randonnée hivernale.

Enfin, le ski de fond se pratique à proximité du village; pour la randonnée hivernale, on trouve au Torrenthorn quatre chemins de randonnée hivernale, sur une longueur totale de 9,5 km.

Difficultés financièresModifier

Malgré une moyenne de 220 000 visiteurs chaque hiver et un chiffre d'affaires de CHF 4,5 Mio. pour la saison 2015/2016, La société qui exploite les remontées mécaniques du Torrenthorn connait des difficultés financières. Un plan de refinancement de CHF 4,5 Mio, associant la commune et prévoyant aussi un développement du réseau d'enneigeurs, a été lancé en prévision de la saison 2017. Une création de valeur de CHF 20 Mio. et 250 emplois sont, selon le site de la station, menacés s'il n'est pas réalisé. Une remontée mécanique reliant le sommet du Torrenthorn (2 997 m, le "Rigi du Valais" selon la communication de la station) est projetée pour la saison 2018/2019 ou ultérieur, pour un budget supplémentaire de CHF 12 Mio.

CyclismeModifier

Le village a servi d'arrivée à la cinquième étape du Tour de Suisse 2018. Une vaine tentative de Mikel Landa fut reprise à quelques hectomètres de la ligne d'arrivée par le peloton dans lequel s'imposait Diego Ulissi[7]. Richie Porte prenait quant à lui le maillot jaune[7].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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