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Les Champs libres

bâtiment de Rennes
(Redirigé depuis Les Champs Libres)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champ libre.
Les Champs libres
Champs Libres entrée.jpg
Entrée principale sur l'esplanade
Présentation
Destination initiale
emplacement de l’ancienne gare routière
Destination actuelle
Bibliothèque, Espace des sciences, salle de conférence…
Style
Architecte
Hauteur
120 m × 50 m × 35 m
Occupant
Musée de Bretagne, bibliothèque de Rennes Métropole (d), Espace des sciences, migrant (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Rennes
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Ille-et-Vilaine
Commune
Coordonnées
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Localisation sur la carte de Rennes
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Les Champs libres est un équipement de la communauté d'agglomération Rennes Métropole, regroupant deux entités de Rennes Métropole, Bibliothèque de Rennes Métropole et le musée de Bretagne, ainsi que deux associations, l'Espace des sciences et son planétarium et la Cantine numérique rennaise. L'ensemble est complété par la salle de conférences Hubert Curien et la salle d'exposition Anita-Conti.

Les Champs libres ont ouvert au public le . Désignés sous le code de « Nouvel équipement culturel » (NEC) lors de leur construction, les Champs libres ont été dessinés par Christian de Portzamparc. Le projet de l'architecte consiste à rendre les trois entités immédiatement identifiables de l'extérieur, tout en libérant de l'espace au rez-de-chaussée pour le public et les expositions temporaires[1].

Sommaire

LocalisationModifier

Les Champs libres sont situés entre l'esplanade Charles de Gaulle et la gare de Rennes, au sud du centre-ville. Le site est desservi par la ligne A du métro, via la station Charles-de-Gaulle.

HistoriqueModifier

Le projet du Nouvel équipement culturel date de 1992. Il est né du constat suivant :

  • La ville de Rennes ne disposait pas d’une réelle bibliothèque centrale. De plus les locaux de la bibliothèque municipale, rue de la Borderie, devenaient trop exigus pour jouer ce rôle.
  • Le musée de Bretagne partageait les mêmes locaux que le musée des beaux-arts, dans l'ancien palais universitaire situé sur les quais, et aucun des deux ne pouvait s’y étendre.
  • L’association du CCSTI de l’Espace des sciences ne disposait que de 200 m2 de surface d’exposition au centre commercial Colombia et souhaitait développer ses activités.

Un regroupement de ces trois entités culturelles a donc été envisagé pour :

  • favoriser le croisement des publics,
  • faciliter l’accès à la culture,
  • mettre en place une synergie entre les trois entités (mise en place d’actions communes) tout en leur laissant une autonomie[2].

Le projet a été approuvé par le Conseil Municipal de Rennes le . L'architecte Christian de Portzamparc a été choisi pour mener ce projet. Sa sélection a été faite via un concours, attirant plus de 100 candidats, et dont les résultats ont été publiés en [3].

le 31 janvier 2017, la bibliothèque des Champs Libres ,devient le 4e établissement du département d'Ille-et-Vilaine a obtenir le statut de « Qualité Tourisme » par l'État après les Jardins de la Ballue, le Château de la Bourbansais et les Jardins de Brocéliande. L’État estime que l'établissement offre des prestations et un accueil de qualité[4].

ArchitectureModifier

 
Le hall des Champs Libres

L'idée de Christian de Portzamparc était de faire un tout avec trois entités, d'illustrer le principe des anneaux borroméens chers à Jacques Lacan[2]. Cela s'illustre dans l'architecture : pour le musée de Bretagne, il s'agit d'une dalle en béton (sorte de dolmen, les panneaux en béton préfabriqué étant travaillés par le sculpteur Martin Wallace pour reproduire le schiste rouge du bassin rennais) ; pour l’Espace des sciences un volume conique en écailles de zinc pré-patiné sombre, anthracite ; pour la Bibliothèque une pyramide inversée (sorte de menhir inversé) en verre bardée de panneaux ondulés en aluminium laqué blanc[2],[5].

Entre 2013 et 2018, Les Champs-Libres ont souhaité faire intervenir des artistes contemporains pour interroger les relations entre art et architecture. Ils ont collaboré pour cela avec le centre d'art 40mcube qui a proposé des installations et expositions d'Antoine Dorotte[6] (2013), Vincent Mauger[7] (2014), ou Benoît-Marie Moriceau[8] (2018).

La superficie totale du bâtiment est de 23 854 m2[9].

ConstructionModifier

L'ingénieur directeur de projets est Françoise Mahiou. Le montant des travaux du bâtiment s'élève à 55,229 millions d'euros hors-taxes (à la valeur de septembre 1999) auxquels s'ajoutent la scénographie et le mobilier (7,365 millions d'euros, valeur de 2004)[2].

Historique du nomModifier

En 2000, un large sondage est effectué à travers la presse et les habitants de Rennes Métropole afin de donner un nom au Nouvel équipement culturel. Le NEC est une appellation déjà déposée à l’Institut national de la propriété industrielle.

En 2001, deux groupes de travail (composés d’une part de personnalités du monde culturel et d’autre part de professionnels de la communication) se réunissent dans le but d’élaborer une banque de noms possibles pour le futur équipement.

En 2002, les conseillers de Rennes Métropole ont fait une présélection de noms qui ont ensuite subi différentes phases de test.

Finalement, trois noms ressortent de ces sélections successives : Les Champs libres, Le Vaisseau, Va savoir[réf. souhaitée]. Ces trois noms sont soumis à 500 personnes (312 Rennais, 75 habitants d’Ille-et-Vilaine, 75 Bretons et 38 personnes des trois entités). Les Champs libres est le nom choisi finalement : « il évoque une source de vie, des espaces nourriciers que nous voulons libres, accessibles, sans frontières, propriété de toutes et de tous »[3].

Description par entitésModifier

 
Exposition Amusement Park en octobre 2015

Les Champs libres rassemblent plusieurs entités dans un même bâtiment, voulu, en ramenant la bibliothèque, le musée de Bretagne et l'Espace des sciences dans un même endroit, comme un outil de densification urbaine[2]. Les Champs libres et les différentes entités accueillent tout au long de l'année des expositions temporaires[10] ainsi que des parcours permanents.

La BibliothèqueModifier

Article détaillé : Bibliothèque de Rennes Métropole.
 
La mezzanine de la bibliothèque

La Bibliothèque de Rennes Métropole est la plus grande de Bretagne. Elle est associée à Rennes Métropole et ne s’intègre pas au réseau des bibliothèques rennaises.

La Bibliothèque s’organise sur sept niveaux selon les thèmes :

  • Rez-de-chaussée : Espace Enfants - romans et bandes dessinées pour enfants
  • Premier étage : La MeZZanine - Livres, jeux, multimédia pour ados
  • Deuxième étage : pôle Musiques - CD-DVD musicaux, partitions et livres
  • Troisième étage : pôle Sciences & Vie pratique - Sciences naturelles, informatique, mécanique
  • Quatrième étage : pôle Langues et Littératures - Romans et bandes dessinées
  • Cinquième étage : pôle Art, Société, Civilisation - Sciences humaines et sociales, cinéma
  • Sixième étage : pôle Patrimoine - Fonds patrimonial et régional et collections de l'écrivain Henri Pollès, dont les pièces de la maison ont été fidèlement reconstituées dans le musée du Livre et des Lettres [11].

La Bibliothèque comprend également le pôle Vie du Citoyen qui propose, sur deux niveaux, des ressources imprimées et numériques autour de l'actualité. C’est aussi un lieu de consultation de l'Internet et d'autoformation[12].

Ses collections comportent environ 700 000 documents dont 210 000 en libre accès[13]. Elle fait 7 942 m2 et a 565 places assises.

Le musée de BretagneModifier

 
Visite du musée lors d'une wiki-permanence
Article détaillé : Musée de Bretagne.

On y trouve des expositions permanentes :

  • Bretagne est Univers (histoire de la Bretagne de la Préhistoire à nos jours) Exposition trilingue français anglais breton.
  • Espace Dreyfus (consacré à l'affaire Dreyfus)

ainsi que des expositions temporaires trilingues français anglais breton.

L’Espace des sciencesModifier

 
Logo de l'Espace des sciences
Article détaillé : Espace des sciences.

L'Espace des sciences est un centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI), sous forme d'association loi 1901. Il est composé de quatre espaces au sein des Champs libres :

  • la « salle de la terre », située au 1er étage, propose une exposition permanente de 300 m2 sur la biodiversité ;
  • le « Laboratoire de Merlin », situé au rez-de-chaussée, c’est un espace avec des manipulations interactives pour explorer un thème scientifique ;
  • un planétarium numérique, situé au 3e étage, c’est une salle de 96 places avec écran hémisphérique de 14 mètres de diamètre, avec trois à cinq séances par jour ;
  • la « salle Eurêka » située au rez-de-chaussée, propose 2 expositions temporaires par an.

Espace MagentaModifier

Article connexe : La Cantine numérique.

L'Espace Magenta occupe au rez-de-chaussée les locaux libérés successivement par la boutique, qui n'a pu assurer sa viabilité économique, puis par la Cantine numérique rennaise, ouverte en 2010, lieu de travail en commun, ainsi que de rencontre et d'échanges autour de la culture numérique. La cantine numérique (devenue depuis la French Tech a déménagé dans les bureaux de la Mabilais en janvier 2016[14]. L'Espace Magenta est aujourd'hui un lieu polyvalent.

Salle Anita ContiModifier

La salle Anita Conti accueille des expositions proposées par les Champs-libres.

  • 2015 : Hans Op de Beeck, The Amusement Park[15]. Commissariat : 40mcube
  • 2018 : Benoît-Marie Moriceau, The Relative Size of Things and the Vertigo of the Infinite[16]. Commissariat : 40mcube

InstallationsModifier

La salle de conférences Hubert-CurienModifier

 
La salle de conférences

Située en sous-sol et faisant 450 places assises, elle accueille des conférences, des débats, des congrès.

Elle tire son nom de Hubert Curien (1924-2005), cristallographe et ministre de la Recherche qui avait pris part à la création des Champs libres et qui « aimait Rennes et les Rennais. »[17]

Le café des Champs libresModifier

C’est un bar-restaurant dépendant du complexe culturel. Il s’y déroule régulièrement des débats (café-philo, café-histoire, café-internet, café-citoyen, cafés des sciences…). Certaines conférences sont retransmises dans la salle du café des Champs libres.

Notes et référencesModifier

  1. Interview de Christian de Portzamparc dans le dossier de presse d'ouverture des Champs libres.
  2. a b c d et e Le Courrier de l'Architecte, Les Champs libres, un bâtiment « rude », 9 octobre 2010
  3. a et b Dossier de presse d'ouverture des Champs libres
  4. « Rennes. Les Champs Libres obtiennent la marque « Qualité Tourisme » », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2017)
  5. Danielle Birck, « Les Champs libres à Rennes », sur rfi.fr,
  6. « Here’s The Spheres ;p – Antoine Dorotte », sur 40mcube (consulté le 27 juin 2019)
  7. « Présence Stratégique – Vincent Mauger », sur 40mcube (consulté le 27 juin 2019)
  8. « The Relative Size of Things and the Vertigo of the Infinite – Benoît-Marie Moriceau », sur 40mcube (consulté le 27 juin 2019)
  9. Martial Gabillard, La politique culturelle à Rennes : 1978 / 2008 - Mémoires et réflexions, Rennes, Apogée, , 700 p. (ISBN 978-2-84398-312-2), p. 523
  10. Liste des expositions sur le site des Champs libres
  11. « Le musée du Livre et des Lettres Henri Pollès », sur Bibliothèque des Champs Libres (consulté le 18 janvier 2018)
  12. Site de la Bibliothèque
  13. Les Champs libres, programme de saison 2011-2012, p. 35
  14. http://www.ouestfrance-emploi.com/actualite-emploi/french-tech-rennes-saint-malo-s-installe-mabilais
  15. « Hans Op de Beeck – The Amusement Park », sur 40mcube (consulté le 27 juin 2019)
  16. « The Relative Size of Things and the Vertigo of the Infinite – Benoît-Marie Moriceau », sur 40mcube (consulté le 27 juin 2019)
  17. Hommage du professeure Dominique Ferriot lors de la première conférence aux Champs libres, 21 mars 2006 ; La salle de conférences porte un grand nom.

BibliographieModifier

  • Les Champs libres : un nouvel équipement culturel à Rennes, Rennes, Rennes Métropole,
  • Jean-Yves Veillard (préf. Michel Denis, Elsa Chevalier, Edmond Hervé), Les Champs libres : naissance d’un projet culturel, cahiers d’un conservateur 1985-2001, Rennes, Éditions Apogée, , 191 p. (ISBN 2-84398-224-3)

VidéosModifier

Liens externesModifier