Langues en Grèce

langues d'une région géographique

Langues en Grèce
Image illustrative de l’article Langues en Grèce
Carte de répartition géographique des dialectes grecs en Grèce.

Langues officielles Grec (de facto)[1]
Langues principales Langues maternelles (%)[1] :
  87
Langues des sites en .gr (%, 2015)[2] :
  73
  27
Langues d'édition de Wikipédia (%)[3] :
  65
  30
Langues de consultation de Wikipédia (%)[4] :
  61
  33

Langues d'interface de Google Grèce[5] : Grec

Principales langues étrangères Langues parlées suffisamment bien pour participer à une conversation (%, 2012)[6],[7] :
  51
  9
  5
  3
Langues des signes Langue des signes grecque
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Le grec est de facto la langue officielle de la Grèce[1].

L'anglais est la principale langue étrangère des Grecs et est la langue de nombreux migrants (Érythréens, Nigérians, Éthiopiens, Pakistanais, Soudanais, etc.). Il est très présent partout en Grèce chez les plus jeunes, et dans le secteur du tourisme.

Le français est surtout parlé dans les classes aisées et parmi les intellectuels, et reste la deuxième langue étrangère la plus connue des Grecs juste devant l'allemand, y compris dans le secteur du tourisme. La Grèce est un État membre de l'Organisation internationale de la francophonie depuis 2004[8] ainsi que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie depuis 2011[9].

L'allemand est parlé par plus de 200 000 Grecs retraités, rentrés au pays, et qui travaillaient en Allemagne ou en Autriche, et l'allemand est aussi parlé par 300 000 Grecs plus jeunes, qui travaillent surtout dans le secteur du tourisme.

L'italien est aussi très parlé. Dans le cas de certaines îles de la mer Égée, l'italien est très présent, car certaines de ces îles furent des colonies italiennes entre 1912 et 1947, et furent rattachées à la Grèce entre 1947 et 1949 (dont Rhodes).

ÉducationModifier

Le taux d'alphabétisation en 2015 est estimé à 98 % selon la CIA[10].

Langues étrangèresModifier

Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement primaire (CITE 1) en 2009/2010 sont les suivantes[11] :

Rang
1
2
3
Langue %
Anglais 96,1 %
Français 24,4 %
Allemand 22,4 %

Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[12],[13] :

Rang
1
2
3
-
-
Langue %
Anglais 99,2 %
Français 48,0 %
Allemand 43,2 %
Russe 0,0 %
Espagnol -[N 1]

Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[14] :

Rang
1
2
3
Langue %
Anglais 83,7 %
Français 6,0 %
Allemand 2,1 %

Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[13] :

Rang
-
-
-
-
-
Langue %
Anglais 91,4 %
Français 6,9 %
Allemand 2,9 %
Russe 0,0 %
Espagnol -[N 1]

Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[13] :

Rang
-
-
-
-
-
Langue %
Anglais 62,6 %
Français 3,6 %
Allemand 0,0 %
Espagnol 0,0 %
Russe 0,0 %

FrançaisModifier

Après son entrée dans l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) en 2004, la Grèce lance un projet de « re-francisation » de la population grecque, historiquement très francophile : en effet, le français était la langue internationale du tourisme, de la diplomatie et les lettrés jusqu'en 1940. En 2005 le français rentre comme LV2 dans certaines écoles du pays, puis en 2008-2009 le programme est élargi à toutes les écoles du pays pour qu'elles puissent proposer le français comme langue LV1 ou LV2[15].

Entre 2002-2003 et 2009-2010 l'apprentissage du français a augmenté de + 8 %   en Grèce[16].

Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 24,4 % (contre 96,1 % pour l'anglais et 22,4 % pour l'allemand), ce qui représente le 4e pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (83,6 %), le Royaume-Uni (69,5 %) ainsi que la Communauté flamande de Belgique (31,5 %)[11].

Entre 2013 et 2014 le Grèce a enregistré une forte hausse d'apprenants du français dans les Alliances françaises de + 40 %  [17].

Les minorités ethnolinguistiquesModifier

 
Langues minoritaires en Grèce

Il existe en Grèce quatorze minorités ethniques parlant cinq groupes linguistiques autres que le grec : albanais, arménien, roman balkanique, slave balkanique et turc[18].

De plus, les aroumains, ou valaques, parlent l'aroumain ; les bulgares orthodoxes et quelques bulgares musulmans (appelés Pomaks) sont locuteurs du bulgare ; les slaves orthodoxes de Macédoine du macédoslave ; les Roms (dits « Tsiganes ») sont locuteurs du romani ; la langue tosque, le guègue, des dialectes albanais, dominent parmi les Tsámides, un groupe humain présent en Épire.

On constate une baisse importante du nombre des romanophones et des slavophones orthodoxes, qui délaissent leur langue pour le grec, se reconnaissant pour la plupart dans l'helleniki ethniki koinonia[Quoi ?], et évitent toute revendication particulière pour ne pas être accusés de « séparatisme ».

À ces quatorze minorités on peut ajouter plusieurs dizaines de milliers de Grecs « de souche hellénique », locuteurs de langues helléniques autres que le grec moderne : les Tsakones du Péloponnèse (parlant un dialecte à traits doriens), les Pontiques parlant le grec pontique (Ποντιακά, Ρωμαίικα) et les Micrasiates parlant cappadocien (Καππαδοκική γλώσσα).

Citoyens étrangers en Grèce, par nationalitéModifier

2011
  Grèce (tous les habitants) 10 815 197
  Grèce (nationalité) 9 903 268
Total étrangers 911 929
  Albanie 480 824
  Bulgarie 75 915
  Roumanie 46 523
  Pakistan 34 177
  Géorgie 27 400
  Ukraine 17 006
  Royaume-Uni 15 386
  Chypre 14 446
  Pologne 14 145
  Russie 13 807
  Inde 11 333
  Bangladesh 11 076
  Allemagne 10 778
  Égypte 10 455
  Moldavie 10 391
  Philippines 9 804
Autres pays et apatrides 108 436

Source : (en) http://www.statistics.gr/portal/page/portal/ESYE/BUCKET/General/nws_SAM01_EN.PDF, pages 7 à 10.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Non enseigné.

RéférencesModifier

  1. a b et c http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/grece.htm
  2. (en) « Distribution of content languages among websites that use .gr. ».
  3. (en) « Wikimedia Traffic Analysis Report - Wikipedia Page Edits Per Country - Breakdown. ».
  4. (en) « Wikimedia Traffic Analysis Report - Wikipedia Page Views Per Country - Breakdown. ».
  5. « Google Grèce », sur https://www.google.gr (consulté le ).
  6. http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_386_fr.pdf, page 25.
  7. http://ec.europa.eu/languages/policy/strategic-framework/documents/ebs_386_anx_fr.pdf, page 80.
  8. http://www.francophonie.org/Grece.html
  9. http://apf.francophonie.org/Grece.html
  10. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/fields/2103.html#gr
  11. a et b http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 62
  12. « Figure C8a. Langues étrangères les plus étudiées et pourcentage d’élèves qui les apprennent, enseignement secondaire inférieur (CITE 2), 2009/2010. », p. 75
  13. a b et c « Chiffres clés de l’enseignement des langues à l’école en Europe, Édition 2012. », p. 80.
  14. « Figure C8b. Langues étrangères les plus étudiées et pourcentage d’élèves qui les apprennent, enseignement secondaire supérieur préprofessionnel/professionnel et général (CITE 3), 2009/2010. », p. 75
  15. Livre: LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE 2010 (VERSION INTÉGRALE) (ISBN 978-2-09-882407-2).
  16. Livre: LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE 2010 (VERSION INTÉGRALE) (ISBN 978-2-09-882407-2), p. 156.
  17. Livre: LA LANGUE FRANCAISE DANS LE MONDE 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:201
  18. L’effectif des minorités ethniques de Grèce ne peut être qu’estimé. Depuis 1951 il n’y a plus de recensement linguistique car le code grec de la nationalité considère qu’il n’existe qu’une seule et indivisible « helleniki ethniki koinonia » : la nation grecque moderne. Seules en sont exclues, en raison et en application du Traité de Lausanne (1923), les populations musulmanes, considérées selon ce traité comme turques quelles que soient leurs langues et origines.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier