La Saussaye

commune française du département de l'Eure

La Saussaye
La Saussaye
La porte des Chanoines.
Blason de La Saussaye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Didier Guérinot
2020-2026
Code postal 27370
Code commune 27616
Démographie
Gentilé Saulcéens
Population
municipale
1 883 hab. (2018 en augmentation de 1,24 % par rapport à 2013)
Densité 533 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 30″ nord, 0° 58′ 55″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 149 m
Superficie 3,53 km2
Unité urbaine La Saussaye
(ville-centre)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grand Bourgtheroulde
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
La Saussaye
Géolocalisation sur la carte : Eure
Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
La Saussaye
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Saussaye
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Saussaye

La Saussaye est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Les habitants sont appelés Saulcéens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La Saussaye est située à 3,7 km d'Elbeuf et à 21,5 km de Rouen.

HydrographieModifier

La commune est traversée par l'Oison[2].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, La Saussaye est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de La Saussaye, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[3] et 3 434 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

ToponymieModifier

Dans les actes anciens, le hameau de la Saussaye est mentionné sous plusieurs appellations : la Saucée, la Saulcée, la Chaussaye, parfois la Saucoye

La saussaie, du latin salis, suffixé au féminin, est un nom plus que fréquent en toponymie, les saussaies sont des lieux humides, où prospèrent les saules[8].

HistoireModifier

Origine du nom et du hameauModifier

Dans les actes anciens, le hameau de la Saussaye est mentionné sous plusieurs appellations : la Saucée, la Saulcée, la Chaussaye, parfois la Saucoye… Il est probable que le village doive son nom à la présence de nombreux saules qui ont toujours poussé spontanément dans ses terres humides et argileuses.

Quant à l'origine du hameau lui-même, l'examen d'objets et de vestiges divers remontants à l'époque gauloise permet de penser que les premiers habitants seraient venus d'Elbeuf-sur-Seine[9].

À la hauteur du château d'eau existait un petit village appelé Saint-Nicolas du Bosc Asselin, de part et d'autre de la rue Frédéric-Raux, mais surtout au sud. Vers le nord, et dès l'époque celte, on trouvait un groupement de foyers appelé depuis toujours le Canoel ou Canouel (Cann désignant un lieu humide garni de roseaux et EL signifiant l'eau en celtique). Au sud de Saint-Nicolas du Bosc Asselin, un troisième hameau s'était établi : Saint-Martin la Corneille. Dans les anciens titres, cette paroisse était appelée la « Carnaye » et même la « Carnage ». On y découvrit de nombreux tombeaux et débris humains, ce qui valut au village voisin le nom de Saint-Pierre-des-Cercueils. Vers l'est, en partant de Saint-Martin la Corneille, on trouve un autre groupe de maisons, de constitution récente : le hameau de Villeneuve. On peut y voir, dans un vallon boisé, la plus jolie mare de La Saussaye : la « Mare au Vivier ». À l'est encore, depuis la mare et depuis le labour des « Vingt Acres », s'étend la forêt d'Elbeuf-sur-Seine. Lors de l'apparition de la province appelée Normandie, elle s'appelait la forêt des Monts Le Comte et faisait partie du domaine ducal que Rollon se réserva à la suite de la conquête de la Neustrie. La Neustrie occidentale prit le nom de Normandie lorsque fut ratifié le traité de Saint-Clair-sur-Epte signé par Rollon, 1er duc normand et Charles III le Simple, roi de France en 911.

En 1808, la commune est absorbée par celle voisine de Saint-Martin-la-Corneille[10].
Le , le chef-lieu de la commune est transféré à La Saussaye et la nouvelle commune absorbe celle de Saint-Nicolas-du-Bosc-Asselin[10] ; cette dernière porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Bosc-Asselin[11].

Anciennes voies d'accèsModifier

À l'époque, on montait d'Elbeuf-sur-Seine vers la forêt et vers La Saussaye par la « cavée » (chemin) du tapis vert. Aujourd'hui, la rue du Tapis-Vert débouche encore sur la « route du Bas » ou « petite côte » pour la même destination. Une autre voie montait d'Elbeuf-sur-Seine vers Le Neubourg. Il s'agit d'une voie ancienne datant des empereurs romains Domitien et Vespasien d'après des monnaies trouvées sur son tracé en 1832. Elle quittait Elbeuf-sur-Seine par la rue des Échelettes (actuel quartier de l'hôpital), grimpait dans la forêt et gagnait tout droit Saint-Pierre-des-Cercueils (appelé depuis 1924, Saint-Pierre-des-Fleurs). On peut encore la suivre au milieu de la plaine, en partant du château d'eau, tout droit, vers Saint-Pierre.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Jean-Marie Dransart    
mars 2008 En cours Didier Guérinot SE Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 1 883 habitants[Note 3], en augmentation de 1,24 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1846 1851 1856 1861 1866 1872
595746777702708681744715
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
708657630597503491490475484
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
4554594154635507731 3701 5421 502
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 - -
1 8401 9541 9321 9301 9281 8601 883--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La collégiale Saint-Louis (fondée aux XIVe, XVIe et XIXe siècles, reconstruite après l'incendie de 1875) ;
  • Le puits des Chanoines et la maison du Sonneur (place du Cloître) ;
  • Le manoir des Saules (ancienne auberge datant de 1922) ;
  • L'église Saint-Martin ;
  • La maison d'André Maurois (manoir Saint-Nicolas).

Patrimoine naturelModifier

Site classéModifier

  • L'if sur la propriété de M. Picard, en bordure du chemin de Saint-Martin-la-Corneille à Saint-Cyr-la-Campagne,   Site classé (1928)[15].

Site inscritModifier

Manifestation culturelleModifier

Le salon du livre de La Saussaye se tient chaque année depuis 2010. Organisé par l'association locale « Mieux Vivre », il se tient, en principe, en mars[17].

HéraldiqueModifier

Les armoiries de La Saussaye se blasonnent ainsi :
Coupé de un parti de trois : au I fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au II d'azur semé de fleurs de lis d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au III d'argent à la croix potencée d'or et cantonnée de quatre croisettes du même, au IV d'or à quatre pals de gueules, au V d'azur semé de fleurs de lis d'or, à la bordure de gueules, au VI d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au VII d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, au VIII d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or, à deux bars adossés du même brochants, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent. [Armes pleines de Lorraine]; au lambel de gueules brochant; le tout enfermé dans une bordure de gueules chargées de huit besants d'or.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Alexandre Le Bienvenu du Busc Rabasse (1781-1852)[18], aide de camp (alias Ferdy) d'Hingant de Saint-Maur, pendant la chouannerie normande, y est mort le .
  • L'abbé François-Marie-Alfred Blanquart, curé local érudit, membre éminent de la Société des amis des arts du département de l'Eure au début du XXe siècle[19].
  • Émile Herzog alias André Maurois (1885-1967), l'écrivain et industriel vécut à La Saussaye dans les années 1920.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Oison (H5009000) ».
  3. « Unité urbaine 2020 de La Saussaye », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  8. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  9. Histoire de La Saussaye, document rédigé par Bernard Plumey pour la mairie de la Saussaye.
  10. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Nicolas-du-Bosc-Asselin », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 12 janvier 2013).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « L'if à La Saussaye », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 19 juillet 2017).
  16. « La place de la Saussaye avec l'église,le cimetière », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 4 août 2018).
  17. http://www.mieux-vivre-lasaussaye.org/notre-salon-du-livre/
  18. « Souvenirs du chevalier LE BIENVENU DU BUSC, aide de camp du comte Hingant de Saint-Maur », sur http://shenandoahdavis.canalblog.com (consulté le 18 juin 2016)
  19. Voir son exposé en 1903 relatif à la chapelle de Bethléem (Aubevoye).