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Joseph Garat (homme politique, 1911-1990)

personnalité politique française
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Joseph Garat
Illustration.
Fonctions
Drapeau de la France France
Député des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale
Élection
Législature IIIe législature
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Labastide-Rouairoux (Tarn)
Drapeau de la France France
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Bayonne
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Section française de l'Internationale ouvrière
Diplômé de École supérieure d'organisation professionnelle
Liste des députés des Basses-Pyrénées

Joseph Garat ( - Labastide-Rouairoux (Tarn) † - Bayonne), est un homme politique français du XXe siècle.

Sommaire

BiographieModifier

Joseph Garat est né le à Labastide-Rouairoux (Tarn). Après des études secondaires aux collèges de Bellocq et d'Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques), il entre à l'École supérieure d'organisation professionnelle.

Prisonnier de guerre en Allemagne de à , il participe activement aux combats de la Résistance dans les FFI et les FFC de 1943 à 1945.

Directeur interdépartemental au ministère des Anciens combattants et victimes de guerre à Bordeaux de 1946 à 1956, il conduit la liste de la SFIO dans les Basses-Pyrénées aux élections législatives du . Cette liste obtient 10,4 % du total des suffrages exprimés[1] : Joseph Garat se voit donc attribuer l'un des six sièges de député du département, les listes du PCF[2] du Parti radical[3], du MRP[4], des Indépendants et paysans[5] ainsi que la liste Républicaine d'action sociale et paysanne, conduite par Jean-Louis Tixier-Vignancour[6] obtenant chacune un siège.

Député des Basses-PyrénéesModifier

À côté des thèmes généraux contenus dans le programme de la SFIO, Joseph Garat avait insisté, dans ses engagements électoraux, sur certaines questions intéressant spécialement les Basses-Pyrénées. Il avait ainsi revendiqué, pour l'industrie du tourisme, l'assimilation à une industrie exportatrice, afin qu'elle puisse bénéficier de toutes les facilités refusées à cette catégorie d'industries.

En outre, il s'était prononcé en faveur de l'utilisation prioritaire dans le département de la source d'énergie constituée par le gaz de Lacq.

Enfin, il s'était particulièrement préoccupé des problèmes de la pêche, préconisant l'extension du port de Bayonne et l'aménagement de celui de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, ainsi que la protection des pêcheurs de la Côte basque contre la concurrence étrangère et la concurrence bretonne.

Joseph Garat est nommé membre de la commission des moyens de communication et du tourisme et de la Commission des pensions dès le début de la législature. Il accède ultérieurement à la Commission des affaires économiques (). Il est nommé par la Commission des pensions membre titulaire de la « Commission chargée de s'informer du fonctionnement de certains services du ministère des Anciens combattants » ().

Le , il est nommé juge suppléant de la Haute cour de justice constitutionnelle.

Son activité parlementaire s'exerce essentiellement dans le domaine des pensions civiles et militaires de retraite. Ses interventions reflètent l'intérêt particulier qu'il porte aux problèmes des anciens combattants et victimes de guerre et des anciens déportés et internés. C'est ainsi qu'il dépose plusieurs propositions de loi tendant à modifier le code des pensions pour satisfaire aux objectifs suivants :

Au nom de la Commission des pensions, il rédige, au cours du premier trimestre de l'année 1958, divers rapports tendant notamment à rétablir le rapport légal entre traitements d'activité et pensions de retraite résultant de la loi no 48-1450[7] du () et à améliorer la situation des titulaires de pensions d'ancienneté ou de leurs ayants cause rémunérées sur la base des traitements ou soldes les moins élevés ().

À l'occasion de la discussion du projet de loi concernant l'attribution des pouvoirs spéciaux en Algérie, il appelle l'attention des députés sur la situation des anciens combattants musulmans (). Il dépose un amendement indicatif concernant la situation des anciens combattants musulmans algériens lors de la discussion du projet de loi portant ajustement des dotations budgétaires reconduites à l'exercice 1956 ().

Il intervient encore, au cours de la discussion du projet de loi de finances pour 1957, pour soutenir la nécessité d'un plan pluriannuel pour la satisfaction des revendications des anciens combattants ().

À l'occasion de débats portant sur des propositions de loi, il souligne la nécessité d'octroyer des congés payés supplémentaires aux anciens déportés et internés () et celle de maintenir aux tuberculeux de guerre l'indemnité de soins jusqu'au reclassement professionnel et jusqu'à une guérison définitive ().

Joseph Garat ne perd cependant pas de vue les problèmes de sa circonscription, comme le prouvent ses interventions lors de la discussion du projet de loi portant ajustement des dotations budgétaires reconduites à l'exercice 1956, au sujet de la fixation du prix du gaz de Lacq, de l'inscription des départements du Sud-Ouest sur la liste des zones critiques () de l'installation d'un émetteur de télévision dans les Pyrénées destiné à couvrir le Nord de l'Espagne ().

Il émet, le , un vote favorable à l'investiture du gouvernement du général de Gaulle et se prononce, le lendemain, pour l'adoption du projet de loi relatif aux pleins pouvoirs[8].

Autres activitésModifier

Indépendamment de son activité parlementaire, Joseph Garat s'est dévoué à la cause des prisonniers de guerre et déportés, créant, dans les Basses-Pyrénées, cinq maisons d'accueil et de repos à leur intention. Il était président d'honneur de l'Association des combattants prisonniers de guerre du Pays basque dont il fut le fondateur.

Membre du Comité directeur de la SFIO de 1956 à 1962, Joseph Garat a exercé successivement les fonctions de directeur interdépartemental au Ministère des Anciens Combattants et victimes de guerre (1958-1962) et de conseiller technique à l'Ambassade de France à Alger (1962-1970), puis à Rabat (1970-1976).

Il est décédé à Bayonne le .

DécorationsModifier

     
   

Joseph Garat était chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la Croix de chevalier du Mérite combattant, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance et de la Croix du combattant. Officier de la Légion d'honneur (mars 1985 )

Notes et référencesModifier

  1. Soit 22 541 voix sur 217 221 suffrages exprimés.
  2. 33 783 voix.
  3. 33 014 voix.
  4. 41 754 voix.
  5. 26 518 voix.
  6. 32 806 voix.
  7. « JORF du 21 septembre 1948 (page 9298) : Loi n° 48-1450 du 20 septembre 1948 », portant réforme du régime des pensions civiles et militaires et ouverture des crédits pour la mise en application de cette réforme, sur www.legifrance.gouv.fr Le service public de la diffusion du droit (consulté le 9 août 2011)
  8. [PDF]« 3e législature - Session de 1957-1958 - Compte rendu in extenso - 136e séance », 2e Séance du Lundi , sur archives.assemblee-nationale.fr, Archives nationales (France) (consulté le 9 août 2011)

AnnexesModifier