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Jos Hessel

marchand d'art français
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Jos Hessel
Jos Hessel, by Édouard Vuillard.jpg
Édouard Vuillard, Portrait de Jos Hessel (1905),
localisation inconnue.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Joseph HesselVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Joseph Hessel, dit Jos Hessel, né le à Bruxelles[1] et mort en 1942, est un marchand d'art, collectionneur et chroniqueur d'art français[2].

BiographieModifier

D'origine belge[3], cousin de Josse et Gaston Bernheim dont il dirige la galerie[4], Jos Hessel ouvre en 1915 un commerce de tableaux au 26, rue La Boétie à Paris[5],. Il y expose un nombre important d'artistes représentatifs des genres les plus variés. Négociant plus que promoteur, il se procure ses toiles sur le marché secondaire lors des ventes publiques à l'hôtel Drouot plutôt qu'auprès des peintres eux-mêmes. Habile négociant, il n'achète pas mais prend les toiles en dépôt et réussit systématiquement les ventes manquées par ses confrères. Expert auprès des tribunaux, il est notamment consulté dans les années 1920 pour les transactions de peintures modernes par Alphonse Bellier, commissaire-priseur à l'hôtel Drouot[6].

Dès 1907 et jusqu'en 1941, il travaille en étroites relations avec Paul Rosenberg[7] dont la galerie se trouve également rue La Boétie et avec lequel il s'associe pour promouvoir l'œuvre de Pablo Picasso en 1918[8].

Sa femme Lucy est le modèle favoris mais aussi la maîtresse pendant de nombreuses années de son ami le peintre Édouard Vuillard, dont il est le marchand exclusif, qui la représente dans L'Allée en 1907[9]. En 1912, il acquiert une partie des œuvres que Paul Cézanne a peint à fresque au Jas de Bouffan[10].

Rédacteur au Temps, il tient la rubrique des objets d'art. Amateur de théâtre, il est ami avec Tristan Bernard avec lequel il passe ses étés au Pouliguen. Jovial et passionné par la nouveauté, il ne renie pas pour autant les artistes qu'il a aimés[11].

En 1926, il acquiert avec sa femme le château des Clayes, où ils mènent une existence mondaine. En 1933, il est fait officier de la Légion d'honneur[12].

De 1935 à 1938, Jos Hessel occupe un autre local parisien chez lui, au 33, rue de Naples. En mai 1941, la galerie Rosenberg est fermé par les autorités de Vichy avec le soutien de la Propagandastaffel, et transformée en Institut d'étude des questions juives.

Jos Hessel vu par les peintresModifier

Notes et référencesModifier

  1. Josef Hessel sur geni.com
  2. Fiche sur la base Léonore.
  3. Notice pour la vente de Madame Hessel, la main sur la hanche (vers 1905) d'Édouard Vuillard (lire en ligne).
  4. (en) Edouard Vuillard: A Painter and His Muses, 1890-1940, exposition du Jewish Museum de New York (Lire en ligne).
  5. Léa Saint-Raymond, Félicie de Maupeou, Julien Cavero, « Les rues des tableaux. Géographie du marché de l'art parisien (1815-1955) », Bulletin 4, n° 1, 2015.
  6. Fabien Accominotti, « Marché et hiérarchie. La structure sociale des décisions de production dans un marché culturel » in Histoire et mesure, vol. XXIII - 2, 2008 : Art et mesure, éditions EHESS, p. 177-218 (Lire en ligne).
  7. Leur correspondance est conservée par le Museum of Modern Art de New York dans les Archives Paul Rosenberg, donation d'Elaine et Alexandre Rosenberg (Voir en ligne).
  8. Exposition « Picasso et Paul Rosenberg », musée national Picasso (Lire en ligne).
  9. Notice du musée d'Orsay (Voir et lire en ligne).
  10. « Cézanne en Provence, Le Jas de Bouffan » (Lire en ligne).
  11. Tristan Bernard, « Jos Hessel », La Renaissance de l'art français et des industries de luxe, vol. 13, n° 1, 1930 (Lire en ligne).
  12. Base Léonore, ministère de la Culture.
  13. Claude Robert, 5, avenue d'Eylau, Paris, Catalogue de la vente de l'atelier Henri Farge, hôtel Drouot, 18 juin 1984. Tableau reproduit sous le n°228 en p. 8.
  14. Notice en ligne.
  15. Notice sur le site de Christie's.
  16. Notice sur The Athenaeum.

AnnexesModifier