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Jean de Laval (1437-1476)

fils puîné du comte de Laval Guy XIV de Laval
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean de Laval.

Jean de Laval, (14 février 1437, Redon + 14 août 1476), fils puîné du comte de Laval Guy XIV de Laval, baron de La Roche-Bernard, châtelain de La Bretesche, seigneur de La Roche-en-Nort, seigneur d'Avaugour[1], de Beffou, de Belle-Isle et du Plessis-Raffray (qu'il reçut de Pierre II , duc de Bretagne et qu'il vendit à Pierre Landais).

Sommaire

Cause bretonneModifier

Jean de Laval, père de Guy XVI de Laval, était toujours resté fidèle à la cause bretonne, dans les guerres que le duc de Bretagne, François II de Bretagne, avait soutenues contre la France.

FamilleModifier

Il épousa le 27 janvier 1470, Jeanne du Périer, comtesse de Quintin, dame du Périer, de la Roche Diré, héritière de la branche aînée du Périer, et dame d'honneur de la Duchesse de Bretagne en 1480[2]. Elle épousa par la suite Pierre de Rohan, baron de Pontchâteau, dont elle fut la première femme[3].

Jean de Laval avait eu un fils unique, Nicolas, né vers le 1er octobre 1476, et qui se trouvait par conséquent dans sa vingt-sixième année quand le décès de son oncle, Guy XV de Laval, advenu le 28 janvier 1501, fit de lui l'héritier du riche patrimoine des Laval.

Ligue du Bien publicModifier

La guerre de la Ligue du Bien public qui se déroule à partir d'avril 1465 entre la France et la Bretagne va être un test pour la stratégie de la famille de Laval.

Article détaillé : Ligue du Bien public.

En Bretagne, le conflit interagissait avec la question du contrôle des évêchés bretons, un sujet majeur et d'importance concernant l'indépendance du duché[4]. Révolte des princes contre la politique de Louis XI qui veut briser leur volonté d’indépendance, la ligue du Bien public est une révolte féodale contre l’autorité royale, obligeant le roi à s'engager à la tête d'une armée de fidèles pour ramener ses vassaux dans le droit chemin.

Jean de Laval-La Roche Bernard sert quant à lui toujours les intérêts du duc de Bretagne. Sa loyauté ne peut être remise en cause, et il a reçu comme présent du précédent duc une dotation de 20 000 écus[5]. Il se trouve naturellement aux côtés de François II de Bretagne.

Notes et référencesModifier

  1. La seigneurie d'Avaugour recouvrait un domaine contenant les actuelles communes de Plésidy, Saint-Fiacre et Saint-Péver où se trouve la Chapelle d'Avaugour classée monument historique.
  2. Dom Lobineau, livre 2, page 1466.
  3. Selon Bertrand d'Argentré, (Annales de Bretagne), elle mérite une mention particulière dans cette histoire : Dans un siège où les troupes attendaient un renfort, elle fit attaquer la ville et fit rendre les armes aux assièges. — Par ce coup de valeur, elle mourut avec les honneurs militaires.
  4. P. Contamine, Méthodes et instruments de travail de la diplomatie française. Louis XI et la régale des évêchés bretons. (1462-1465), in Des pouvoirs en France 1300-1500, Paris, 1992, p. 147-167. Pocquet du Haut-Jussé, Les Papes et les ducs de Bretagne, t. II, p. 814-847.
  5. Lettres de Pierre II de Bretagne, , in Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves, t. II, p. 1630.

Article connexeModifier