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Jean Mallot
Illustration.
Jean Mallot en 2012.
Fonctions
Conseiller régional d'Auvergne
Président du groupe socialiste et républicain

(17 ans, 8 mois et 24 jours)
Élection 15 mars 1998
Président René Souchon
Successeur Jean-François Debat indirectement
Député de l'Allier
Élu dans la 3e circonscription

(4 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection
Prédécesseur Yves Simon
Successeur Guy Chambefort
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Nizerolles (Allier)
Parti politique PS de 1993 à 2017
Diplômé de ENTPE
Cornell University
ENA
Profession Contrôleur général économique et financier au ministère de l'Économie et des Finances

Jean Mallot est un homme politique français, né le 20 août 1952 à Nizerolles (Allier).

Formation et professionModifier

Ingénieur des travaux publics de l'État (ENTPE), titulaire d'un MBA de l'université Cornell (USA), ancien élève de l'ENA (promotion 1984 « Louise Michel »), ancien sous-préfet, Jean Mallot est contrôleur général économique et financier au ministère de l'Économie et des Finances.

Vie professionnelle et politiqueModifier

Longtemps membre du Parti socialiste, il en est le premier secrétaire de la fédération de l'Allier de 1994 à juin 2015[1]. Il siège au conseil national et au bureau national jusqu'en juin 2015.

Ayant débuté en 1978, après son retour des États-Unis, comme enseignant-chercheur à l’École nationale des travaux publics de l’État où il a notamment créé la voie d'approfondissement "gestion des entreprises", Jean Mallot a intégré l'ENA par la voie du concours interne. Il a effectué ses stages à la mairie de Marseille et au Consulat général de France à Jérusalem. Au cours de sa scolarité (1983-1984) il était délégué des élèves, élu au titre de la CFDT.

A la sortie de l'école il a occupé plusieurs postes de sous-préfet (à Saint-Brieuc et Mende) puis de chef de bureau des affaires immobilières de l'administration territoriale au ministère de l'intérieur. Il a ensuite été notamment conseiller parlementaire du Garde des sceaux Pierre Arpaillange (1989-1990) puis directeur du cabinet des ministres des relations avec le Parlement Jean Poperen et Martin Malvy (1990-1992).

Candidat pour la première fois à l'élection législative de mars 1993 sur la 3e circonscription de l'Allier (Gannat/Saint-Pourçain) il échoue, pris dans le tourbillon qui a emporté les candidats socialistes cette année-là. Il rejoint alors le Service du Contrôle d’État au ministère des Finances, où il est chargé du contrôle financier sur les agences sanitaires et le GIE SESAM-Vitale, puis sur la CNAMTS.

Élu conseiller régional en 1998, il siège au Conseil régional d'Auvergne jusqu'en 2015. Il appartient à l'opposition régionale de gauche jusqu'en 2004, Valéry Giscard d'Estaing étant président. Puis, sous la présidence de Pierre-Joël Bonté et celle de René Souchon, il assume les fonctions de vice-président chargé de l'agriculture et celles de premier vice-président chargé des finances du Conseil régional. Il quitte l'exécutif de la Région en 2007 pour assumer pleinement son mandat de député et présider le groupe socialiste du Conseil régional. il est réélu à cette présidence de groupe en 2010. Il ne figure pas dans la liste conduite par Jean-Jack Queyranne pour les élections de décembre 2015 dans la nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

En lien direct avec son mandat de conseiller régional d'Auvergne, il est, de 2006 à 2016, président directeur général de la SEM Volcans qui gère Vulcania, parc touristique et de médiation scientifique traitant du volcanisme (plus de 330 000 visiteurs par an), qu'il contribue à redresser après des débuts difficiles entre l'ouverture en 2002 et la saison 2006, pour en faire un équipement attractif jouant pleinement son rôle dans le développement du territoire.

Il a été élu député le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 3e circonscription de l'Allier en battant, au deuxième tour, le député sortant Yves Simon (apparenté UMP) avec 50,80 % des suffrages. Il a été classé comme particulièrement actif sur le site nosdeputes.fr[2]. Il prend part aux débats de plusieurs commissions de l'Assemblée nationale, dont la commission des affaires sociales (PLFSS, loi "hôpital patients santé territoires", réforme des retraites, droit du travail, ...) et fait partie des députés socialistes les plus souvent chargés d'interpeller les ministres de N. Sarkozy et F. Fillon lors des séances des questions au gouvernement.

Le , il publie un communiqué sur son blog pour annoncer sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011[3]. Jean Mallot utilise le ton de l'humour[4] pour présenter le comité de soutien à sa candidature[5],[6],[7]. Il renonce finalement à se présenter et apporte son soutien à la candidature de Martine Aubry[8] dont il intègre en juillet 2011 l'équipe de campagne pour l'élection présidentielle de 2012 chargé avec Brigitte Dormont et Alain Fischer de la thématique « Santé et Sécurité sociale[9] ».

Sa circonscription ayant été supprimée en 2011 lors du redécoupage électoral[10], et Guy Chambefort ayant décidé, contrairement aux engagements pris, de briguer un second mandat sur la 1ère circonscription, Jean Mallot tente d'obtenir l'investiture du Parti Socialiste dans la deuxième circonscription de l'Allier mais est battu par Bernard Lesterlin, député sortant de la circonscription, lors d'un vote interne des militants socialistes.

Après les élections présidentielles et législatives de 2012, il devient le directeur du cabinet du Ministre délégué aux Relations avec le Parlement Alain Vidalies, fonction qu'il cumule avec celle de conseiller aux affaires politiques du Premier ministre Jean-Marc Ayrault[11],[1]. Ayant rejoint le contrôle général économique et financier au Ministère de l'économie et des finances après le remaniement ministériel d'avril 2014, il retrouve en août 2014 un poste en cabinet ministériel comme conseiller spécial auprès d'Alain Vidalies, secrétaire d'État aux transports, à la mer et à la pêche[1].

En février 2017 il est exclu du PS pour avoir maintenu sa candidature à l'élection législative sur la 1ère circonscription de l'Allier après que le parti eut décidé de réserver l'investiture à une femme, Magali Alexandre, par ailleurs conseillère régionale d'Île-de-France.

En juillet 2017 il participe à la création de l'association "Novallia" dont l'objet est d'animer une réflexion collective de gauche.

Membre de la mission “fondations reconnues d'utilité publique” du Contrôle général économique et financier (CGefi) depuis l'été 2017, il est promu en novembre 2018 chef de mission au sein de ce service et chargé de contrôler quelque 400 organismes[1].

Mandats politiquesModifier

DéputéModifier

Conseiller régionalModifier

Conseiller municipalModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier