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Jean Bousquet (homme politique)

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean Bousquet.

Jean Bousquet
Illustration.
Fonctions
Maire de Nîmes

(12 ans, 3 mois et 5 jours)
Prédécesseur Émile Jourdan
Successeur Alain Clary
Député de la 1re circonscription du Gard

(11 ans, 2 mois et 27 jours)
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur Alain Clary
Biographie
Nom de naissance Jean Léonce Henri Bousquet
Date de naissance (87 ans)
Lieu de naissance Nîmes (Gard)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique UDF, PR
Profession Entrepreneur

Jean Bousquet (homme politique)

Jean Bousquet, né le à Nîmes, est un entrepreneur et homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

Il est le fils d'un réparateur de machine à coudre. Titulaire d'un CAP de tailleur, il devient modéliste à Paris après avoir travaillé cinq ans chez un grand tailleur de Nîmes, Lorenzi. Il crée la marque Cacharel en 1958, du nom du célèbre oiseau de Camargue. Marque phare des années 1960-1970, qui reçoit l'« Oscar de l'exportation » de la part du président Valéry Giscard d'Estaing, Cacharel passe dans la vie de Jean Bousquet derrière sa carrière politique lorsqu'il devient maire de Nîmes en 1983, bien qu'il déménage le siège de l'entreprise dans la ville[1]. Aujourd'hui encore, cette marque est très en vogue, notamment avec sa célèbre gamme de parfums et le Liberty qui est revenu à la mode.

En 1982, il devient président de Nîmes Olympique, le club de football de la ville de Nîmes[2].

Carrière politiqueModifier

Il est élu à la mairie de Nîmes en 1983 contre le maire PCF sortant Émile Jourdan avec l'étiquette UDF-radical. Il effectue deux mandats à la mairie, où il reste de 1983 à 1995.

Entretemps, tête de liste aux élections législatives de 1986 de la liste UDF, qui recueille 72 819 voix, soit 24,68 %, il est élu député du Gard de 1986 à 1988[3]. Il sera constamment réélu jusqu'en 1997.

Qualifié par certains de « maire visionnaire et ambitieux », par d'autres de « mégalomane », il fait réaliser de nombreuses constructions (Carré d'Art, stade des Costières, Nemausus 1, L'Abribus de Philippe Starck, Les Halles de Jean-Michel Wilmotte[1], le quartier Ville Active...). Il participe fortement au développement de Nîmes durant les années 1980, rend les feria de Nîmes mondialement connues en créant des bodégas très mondaines où le tout-Paris se côtoie, Nîmes est alors comparé à Saint-Tropez pour sa chaleur, sa beauté mais aussi son ambiance festive des l'arrivée du printemps. À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classait parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale.

Article détaillé : Nîmes.

Sa succession, en 1995, mena à une guerre fratricide entre lui et son premier adjoint de l'époque, Camille Lapierre, et mena à la victoire du communiste Alain Clary.

En 1996, en première instance, il fut condamné à un an de prison ferme dans diverses affaires d'abus de biens sociaux, abus commis au début des années 1990, alors qu'il était maire de la ville[4]. En juillet 1997, la Cour d'appel réforme le jugement et lui inflige deux ans de prison avec sursis[5].

Il a vécu au domaine de Roquecourbe à Marguerittes[6] ; aujourd'hui, ce domaine appartient à un couple franco-américain[7].

RetraiteModifier

En 2015, le conseil municipal de Nîmes donne son nom au musée d'art contemporain Carré d'art, afin de, selon Jean-Paul Fournier : « rendre hommage [à son] talent de visionnaire »[8],[1].

La même année, il annonce la relance de Cacharel[9], avec la réouverture de nombreuses boutiques notamment à Paris, Lille et Marseille. Une nouvelle boutique Cacharel est inaugurée à Nîmes, sa ville natale, en septembre 2016[10].

FamilleModifier

Sa famille a participé à l'ascension de la marque, son frère dirigeant des usines, sa sœur dirigeants des boutiques et ses enfants travaillent désormais à ses côtés[1].

MandatsModifier

  • Maire de Nîmes (1983-1995)
  • Député de la 1re circonscription du Gard (1986-1997)

RéférencesModifier

  1. a b c et d Anne-Sophie Cathala, « Jean Bousquet, le retour de Monsieur Cacharel », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 25 / dimanche 26 juin 2016, page 39.
  2. « Le créateur nîmois Jean Bousquet veut "redonner vie à Cacharel" », midilibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018)
  3. Jean Poudevigne, ancien député de la 2e circonscription du Gard de 1958 à 1973, manque, lui, d'être élu.
  4. « Un an de prison ferme pour Jean Bousquet », L'Humanité, 7 décembre 1996
  5. « Nîmes : Jean Bousquet évite la prison ferme », sur lesechos.fr, (consulté le 29 août 2016)
  6. « Les nouveaux coins cossus », sur lepoint.fr
  7. http://www.lepoint.fr/villes/les-nouveaux-coins-cossus-27-01-2011-1291178_27.php
  8. Tony Duret, « NÎMES Carré d’Art Jean Bousquet, TCSP, Nîmes Olympique… Ce qu’il faut retenir du conseil municipal », objectifgard.com.
  9. Abdel Samari, « Interview. Jean Bousquet : “Jean-Paul Fournier est un visionnaire” », sur objectifgard.com, Objectif Gard, .
  10. « La boutique Cacharel inaugurée ce jeudi à Nîmes », MidiLibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2018).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Mélissa Herlem et Pauline Roy, « Jean Bousquet », dans David Mataix (dir.), Les Maires de Nîmes depuis la Révolution, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », (ISBN 978-2-7504-2885-3), p. 161-167.
  • « Jean Cacharel », Who's Who in France
  • Norman Jardin, « Cacharel : une histoire nîmoise », La Gazette de Nîmes, no 990,‎ , p. 28-30 (ISSN 1296-3097, notice BnF no FRBNF36952535, lire en ligne) .
  • Fanny Bocklandt, « Expérience Nîmes : un projet de gestion urbaine croisant architecture, art et design (1983-1995) », In Situ, no 32,‎ (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier