Jean-Pierre Girard (sujet psi)

Jean-Pierre Girard
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Jean-Pierre Girard est un auteur français connu pour ses prétendues facultés de psychokinèse et divers phénomènes paranormaux dont il serait l'auteur. Il a acquis une certaine notoriété dans les années 1970, notamment avec des démonstrations où il prétend courber des barres métalliques. De ce fait, il est souvent présenté comme le Uri Geller français. Pour les sceptiques, ses « pouvoirs » sont simplement des tours d'illusionnisme[1]. Cette hypothèse est renforcée par le fait qu'il a été inscrit dans un annuaire de magiciens en tant qu'amateur[2],[3].

BiographieModifier

EnfanceModifier

Né le à Loches en Indre-et-Loire, pupille de l'Assistance Publique, Jean-Pierre Girard affirme que des facultés paranormales se seraient manifestées en lui à l'âge de 7 ans, après qu'il eut été frappé par la foudre[4].

Vie professionnelleModifier

Selon son autobiographie, à 17 ans il est ouvrier-qualifié à l'usine Safety à Fondettes près de Tours[5]. À 19 ans, il s'engage militaire d'active dans le 6e régiment de Dragons cantonné à Neustadt and der Weisrasse en RFA[6] où il dit expérimenter son premier phénomène de psychokinèse[7]. Après 4 ans d'engagement, il quitte l'armée et travaille pour la DASS, d'abord dans un Foyer de l'enfance puis dans un IMP[8]. Il devient ensuite délégué sanitaire pour le laboratoire vétérinaire Chauveau-Dixneuf[9], puis commence une carrière dans l'industrie pharmaceutique d'abord en tant que délégué médical, puis comme chargé des protocoles d’expérimentation de molécules nouvelles en milieu hospitalier et enfin, devient adjoint de direction (Roussel-Diamant, Searle Lab, Lederlé, Fournier, Ethical (filiale groupe Delagrange)), créateur de franchise sous la marque OGIR (énergies renouvelables), vice-président de la société d'innovation Multiro S.A., vice-président de la société Definnov, président de sa société de recherche et d'innovation BETA (Bureau Européen de Technologie Avancée), collaborateur et actionnaire du laboratoire Myrtea[réf. nécessaire].

ExpériencesModifier

Les démonstrations les plus médiatiques de Jean Pierre Girard consistent en un pliage de barreaux métalliques prétendument impossibles à tordre pour un être humain, avec ou sans contact. Il a été démontré au moins dans une occurrence que les barreaux utilisés sont en fait tout à fait pliables[10]. Dans le cas classique, ils sont pliés discrètement lorsque l'attention du public est détournée puis la courbure est révélée au public petit à petit, en tournant le barreau, afin de donner l'impression d'une courbure progressive.[réf. souhaitée] Ceci expliquerait pourquoi tous les barreaux utilisés sont à section ronde et non carrée.[réf. nécessaire]

Ces critiques ont amené Jean-Pierre Girard[réf. nécessaire] à procéder à des expériences où des barres sont pliées sans contact direct, au travers d'un récipient en verre. Les données brutes sur cette expérience n'ayant pas fait l'objet d'une publication scientifique, et les données brutes de l'expérience ainsi que les vidéos devant montrer directement la torsion n'ayant jamais été publiées, sa critique est ardue[11]. Ses détracteurs proposent plusieurs hypothèses : cette expérience n'a pas eu lieu dans les conditions énoncées, voire n'a pas eu lieu du tout, ou il a été effectué par Jean-Pierre Girard des substitutions de récipients.[réf. souhaitée]

Parmi les critiques de Jean-Pierre Girard on trouve les revues New Scientist[12], La Recherche[13], ainsi que le prestidigitateur James Randi[14]. Ils formulent des critiques très claires et considèrent que Jean-Pierre Girard n'a jamais réussi à produire des résultats convaincants en conditions contrôlées. James Randi a par ailleurs affirmé qu'il a vu des vidéos, détenues par C. Crussard, prouvant que J.-P. Girard triche dans l'une de ces expériences. Il l'a exhorté à rendre ces vidéos publiques, ce que C. Crussard n'a jamais fait[réf. souhaitée].

PolémiquesModifier

En 1976, il intente un procès à un journaliste médical, Jean-Pascal Huvé, l'accusant d'avoir écrit un article diffamatoire dans lequel ce dernier expliquait qu'il connaissait bien Girard mais que tout ce qui lui avait été montré était truqué « de l'aveu même de Girard ». M° Kiejman était l'avocat de Girard. Cependant, ce qui aurait pu constituer un intéressant procès tourna court puisque Girard laissa passer le délai de prescription. Par jugement du , le tribunal de grande instance de Paris attribua à Jean-Pierre Girard les frais de procédure[15],[16].

En , il crée la polémique avec l'émission Les Mercredis de l'information [17] sur TF1, laquelle fait état de ses expériences de déformations sur des barres métalliques, suscitant l'intérêt des chercheurs en métallurgie de la société Péchiney. Le directeur scientifique, le professeur Charles Crussard, affirme que des tests concluants auraient été menés au Centre technique de l'aluminium (laboratoire scientifique de la société Péchiney)[18]. Ces démonstrations et affirmations sont vivement critiquées par d'autres scientifiques (tels que Jean Pierre Vigier et Jean-Claude Pecker)[19],[20] qui remettent notamment en cause les conditions de déroulement des tests et affirment que d'autres tests auraient par la suite démontré que Jean-Pierre Girard n'aurait pas été capable d'accomplir ce qu'il prétendait, notamment en présence de l'illusionniste James Randi.

Condamnation pour publicité mensongèreModifier

En 1991, dans une affaire pour laquelle il comparaît en compagnie de Guy Lux devant le tribunal correctionnel de Grasse, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour publicité mensongère[21],[22].

BibliographieModifier

Références audiovisuellesModifier

Liens externesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Nicole Edelman, Histoire de la voyance & du paranormal, du XVIIIe siècle à nos jours, page 243, Seuil, 2006, (ISBN 2-02-055853-X)
  2. Jean-Pierre Girard, Illusionnisme et parapsychologie, site personnel
  3. H. J Irwin, An introduction to parapsychology
  4. Jean-Pierre Girard, Agir sur la matière, page 18, Presse du Châtelet, 2005, (ISBN 2-84592-149-7)
  5. ibid. p. 39
  6. ibid. p. 45
  7. ibid. p. 53
  8. ibid. p. 57
  9. ibid. p. 60
  10. La Recherche no 86
  11. Jean Dierkens, Pr de psychologie fondamentale in La Recherche, no 86
  12. New Scientist. February 16, no 77, p. 431.1978
  13. La Recherche (no 86, vol. 9, 188)
  14. James Randi, "SPECIAL REPORT: Tests and Investigations of Three Psychics", Skeptical Inquirer vol. 2, no. 2, Spring/Summer 1978, p. 25-39.
  15. Marcel Blanc. Fading spoon bender. New Scientist, 16 février 1978
  16. Gérard Majax, Le Grand Bluff, Nathan, 1978
  17. a et b Les mercredis de l'information; La parapsychologie à l'université, Archives de l'INA, 13 janvier 1982
  18. G. Jollant, R. Rauch et C. Crussard, Recherches sur les Déformations anormales de métaux, Mémoires scientifiques, février 1986 no 10 et la Revue de Polytechnique La Jaune et la Rouge, juin 1979, no 342
  19. a et b Extrait vidéo du Droit de réponse, Archives de l'INA, 16 janvier 1982
  20. (archives du nouvel observateur)
  21. « Poursuivi pour publicité mensongère Guy Lux est relaxé par le tribunal correctionnel de Grasse », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. Scan de l'article du Monde
  23. Les Paranormaux extrait, FR3, 1er avril 1977
  24. Temps présent; ces choses que je ne m'explique pas extrait, TSR
  25. Exploring the Unknown extrait 1, CBS, 23 avril 1986
  26. Exploring the Unknown extrait 2, CBS, 23 avril 1986
  27. Les aventuriers de l'étrange - La psychokinèse - Sud Radio
  28. Extrait vidéo du film Monsieur Jean-Pierre Girard, l'homme qui agit sur la matière, sur le site de Jean-Yves Billien
  29. Extraits de C'est Off sur Canal Jimmy Partie 1 Partie 2