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Jean-Claude Gakosso

homme politique congolais

Jean-Claude Gakosso
Illustration.
Jean-Claude Gakosso le 4 novembre 2015, après avoir reçu la Médaille Pouchkine décernée par Vladimir Poutine
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l'étranger
En fonction depuis le
(4 ans, 2 mois et 8 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Premier ministre Clément Mouamba
(depuis 2016)
Gouvernement Mouamba I
Mouamba II
Prédécesseur Basile Ikouébé
Député d'Ongogni (Plateaux)

(9 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection juillet 2007
Réélection 15 juillet 2012
Successeur Jean-Jaurès Ondelé
Ministre de la Culture et des Arts

(12 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Premier ministre Isidore Mvouba
(2005-2009)
Gouvernement Mvouba I
Mvouba II
Prédécesseur Mambou Aimée Gnali
Successeur Bienvenu Okiemy
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Inkouélé (Plateaux)
Nationalité Drapeau de la république du Congo Congolais
Parti politique Parti congolais du travail
Père Gérard Ngakosso
Mère Thérèse Bouya
Conjoint Lucinda Gakosso
Diplômé de Université de Léningrad
Université Paris II
Profession Enseignant-chercheur
Distinctions
Religion Christianisme

Jean-Claude Gakosso est un universitaire et homme politique congolais né le à Inkouélé (Plateaux). Il est ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l'étranger depuis le 10 août 2015

Il fut auparavant ministre de la Culture et des Arts de 2002 à 2015, ainsi que député de la circonscription d'Ongogni (Plateaux) de 2007 à 2017.

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Fils de Thérèse Bouya et Gérard Ngakosso, Jean-Claude Gakosso naît le 25 juillet 1957 dans la maternité évangélique d'Inkouélé (Plateaux)[1],[2]. Il passe son enfance dans un petit village au milieu de la savane, où il pratique la chasse et la pêche. À l'âge de 12 ans, il entre au petit séminaire de Makoua, où il apprend notamment le latin, puis va au lycée Patrice Lumumba de Brazzaville[1].

Il part ensuite étudier en URSS et obtient une maîtrise et un DEA en journalisme de l'université de Léningrad (1983). Puis, il entre à l'université Paris II où il rédige la thèse Journalisme et culture : contribution à l'histoire de la presse culturelle de langue française en Afrique noire, des origines aux indépendances, 1927-1960[3], et obtient en 1986 un doctorat en sciences de l’information et de la communication avec mention « honorable »[4].

CarrièreModifier

Jean-Claude Gakosso devient enseignant-chercheur à l'université Marien-Ngouabi (1997), où il donne des cours de journalisme[2], et est promu maître de conférences en 2013 par le CAMES[4].

À partir de 1991, il devient « chargé de mission » pour le président Denis Sassou-Nguesso. Puis, de 1997 à 2002, il devient conseiller spécial du président et chef du département de la communication, des postes et télécommunications. Durant cette période, il joue un rôle d'émissaire et rencontre des chefs d'États étrangers pour le compte du président, et signe également des accords de coopération culturelle avec d'autres pays (Chine, Afrique du Sud). Il accompagne aussi Denis Sassou-Nguesso dans plusieurs de ses voyages officiels, et écrit certains de ses discours[4].

À partir du 18 août 2002[5], il est nommé à la tête du ministère de la Culture, des arts et du tourisme (qui devient le ministère de la Culture et des arts en 2007)[4] en remplacement de Mambou Aimée Gnali.

Lors des élections législatives de 2007, il est élu député (PCT) de la circonscription d'Ongogni (Plateaux) dès le premier tour avec 100 % des suffrages[6],[7]. Il est à nouveau réélu lors des élections législatives de 2012 dès le premier tour avec 95,26 % des voix, et prend pour suppléant Jean-Jaurès Ondelé[8],[9].

Le 10 août 2015, il est nommé ministre des Affaires étrangères et de la coopération, succédant à Basile Ikouébé[10]. En mai 2016, après avoir été reconduit dans ses fonctions à la suite de la réélection de Denis Sassou-Nguesso, il annonce vouloir militer pour une « diplomatie économique », déclarant notamment : « Nous devons nous battre pour amener les investisseurs dans notre pays pour faire en sorte que le Congo reste un pays ouvert sur le monde ». Il encourage ainsi tous les diplomates congolais à attirer des investisseurs étrangers[11].

Lors des élections législatives de 2017, Jean-Claude Gakosso ne se représente pas et laisse sa place à son suppléant, Jean-Jaurès Ondelé, qui est élu dès le premier tour[12].

En janvier 2017, dans le but de donner un « nouveau souffle » à la diplomatie congolaise, il fait rappeler 16 ambassadeurs jugés trop vieux ou inefficaces[13], et nomme de nouveaux ambassadeurs à leur place durant les mois suivants, afin de booster son idée de « diplomatie économie »[14].

Vie privéeModifier

Jean-Claude Gakosso est marié à Lucinda Gakosso[15].

DistinctionsModifier

PublicationsModifier

  • La nouvelle presse congolaise : du goulag à l'agora, Paris, Montréal, L'Harmattan, coll. « Études africaines », , 123 p. (ISBN 2-7384-5662-6)
  • Ntesa Dalienst et la sublime épopée des Grands Maquisards, Gutenberg-IGB, coll. « Musiques d'Afrique », , 95 p.
  • Ombres et lumières sous mon Dieu-Soleil : un destin de la brousse, Brazzaville, Editions Hemar, , 275 p. (ISBN 978-2-915448-19-1)
  • Engagements culturels pour le partage des lumières : discours du temps décennal (2002-2012), Brazzaville, Éditions Hemar, coll. « Mémoire du futur », , 223 p. (ISBN 9782915448443)

RéférencesModifier

  1. a et b Py-Nene Mayuma, « Jean-Claude Gakosso publie Ombres et lumières sous mon Dieu-Soleil. Un destin de la brousse », sur fr.allafrica.com,
  2. a et b (en) John Frank Clark et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Republic of the Congo, Scarecrow Press, coll. « Historical dictionaries of Africa », , 523 p. (ISBN 0810849194, lire en ligne), p. 192
  3. « Notice », sur catalogue.bnf.fr
  4. a b c et d Nestor N'Gampoula, « Jean Claude Gakosso, universitaire, culturel...et diplomate », sur adiac-congo.com,
  5. « Liste des gouvernements congolais », sur izf.net
  6. « Les 44 "élus" du premier tour », sur congopage.com,
  7. « Les résultats des élections législatives, avant l’examen des contentieux électoraux », La Semaine africaine, no 2720,‎ , p. 7 (lire en ligne [PDF])
  8. « Résultats du premier tour des élections législatives 2012 », sur lasemaineafricaine.net,
  9. « Journal officiel » [PDF], sur sgg.cg, , p. 779
  10. Nestor N'Gampoula, « Le nouveau ministre des Affaires étrangères Jean-Claude Gakosso pose ses premiers pas », sur adiac-congo.com,
  11. Fiacre Kombo, « Affaires étrangères: Jean-Claude Gakosso entend rénover la diplomatie congolaise », sur adiac-congo.com,
  12. « Législatives 2017 : le Parti congolais du travail (PCT) en tête du premier tour », sur icibrazza.com,
  13. Trésor Kibangula, « Congo : pourquoi Brazzaville a rappelé 16 de ses ambassadeurs », sur jeuneafrique.com,
  14. Thierry Noungou, « Diplomatie : la vague des nouveaux ambassadeurs se poursuit », sur adiac-congo.com,
  15. « 5ème édition de la Coupe Jean-Jacques Bouya à Tongo : le sport et la culture pour unir la jeunesse congolaise », sur lasemaineafricaine.net,
  16. Bruno Okokana, « Distinction : la République reconnaît le mérite de certains acteurs de la culture », sur adiac-congo.com,
  17. « Des relations au beau fixe entre Moscou et Brazzaville », sur rfi.fr,

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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