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Grande mosquée de Marcory
Chefs religieux dans le nord du pays
Enfants d'une médersa à Odienne

Islam par pays

En Côte d'Ivoire, l'islam représente 42,9 % de la population d'après le recensement de 2014[1]. La plupart des musulmans de Côte d'Ivoire sont sunnite de rite malékite. Mais le soufisme a aussi une place importante. Quatre confréries y sont présentes, la qadiriyya et la tidjaniyya étant les plus populaires. L'immigration massive de musulmans en provenance du Mali et du Burkina Faso a augmenté significativement le nombre de musulmans en Côte d'Ivoire.

Sommaire

L'islam contemporainModifier

Jusqu'au début du XXe siècle, les Dioulas constituaient la principale communauté musulmane du pays. À ce titre, ils avaient un statut religieux particulier, comme le monopole de confection des amulettes. En effet, l'autorité majeure de l'islam ivoirien a longtemps été le marabout. Mais les Dioulas ont toujours été rétifs au prosélytisme, et l'apparition de la dawa dans les années 1990 les a peu à peu marginalisés[2]. La dawa est apparue d'abord à Abidjan, puis dans le reste du pays, par l'élite musulmane. Elle se situe en opposition radicale aux djihads ouest-africains du XIXe siècle et aux fondamentalismes qui touchent actuellement certaines parties du monde islamique.

La dawa est apparue dans un contexte de retour à la démocratie après trente ans de pouvoir autocratique. L'attitude d'évangélisation agressive des églises évangéliques a poussé l'islam à se défendre, d'autant que le contexte général était le mépris et la défiance généralisés envers cette religion[2][source insuffisante]. Avec cette forte dynamique de la dawa, la Côte d'Ivoire a connu la progression la plus rapide du continent africain : de 14 % à 20 % de musulmans en 1960, le pays est officiellement passé à 43 % en 1993[2]. L'islamisation a touché surtout la Côte d'Ivoire méridionale, et spécialement la ville d'Abidjan.

L'État et système éducatif sont légalement laïcs, mais fortement marqués par une culture occidentalo-chrétienne. Comme le christianisme a profondément marqué la culture ivoirienne, lorsque l'islam s'est modernisé à Abidjan, le christianisme a eu une influence sur la nouvelle culture religieuse musulmane[2]. Il en est advenu une attitude réformiste tolérante envers le pluralisme de l'islam local.

Par ailleurs, une radio associative musulmane existe depuis 2001 : Al Bayane. Elle émet en français, en arabe et dans les langues locales, avec comme programme l'éducation, la formation et l'information.

Le Conseil des Imams Sunnites (CODIS) a fait sécession en se constituant en marge du Conseil Supérieur des Imams (COSIM), noyauté par les wahhabites[3].

RéférencesModifier

  1. Recensement Général de la Population et de l'Habitat 2014 p. 36
  2. a b c et d Vers un nouveau prosélytisme en Côte d'Ivoire, une révolution discrète, de Marie Miran
  3. Boubou CISSE et oseph Brunet JAILLY, « Le Haut Conseil Islamique du Mali : un organe partisan au service de l’islam wahhabite ? », journaldumali.com,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juin 2018)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Islam, histoire et modernité en Côte d'Ivoire, de Marie Miran, Éditions Karthala, 2006, (ISBN 9782845867765)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier