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La religion en Côte d'Ivoire est caractérisée par une très grande diversité des pratiques. D'après le recensement de 2014, les religions les plus pratiquées en Côte d’Ivoire sont l'islam avec 42,9 % et le christianisme avec 33,9 % (dont catholicisme 17,2 % et protestantisme évangélique 11,8 %). L'animisme (religions traditionnelles), qui maintient une influence assez forte sur toutes les autres croyances, représente 3,6 % de la population. En marge de ces grands courants, 19,1 % des habitants n'ont pas de religion[1].

Sommaire

HistoriqueModifier

Le phénomène religieux qui s'est diversifié et parfois modernisé en Côte d'Ivoire a reposé sur une vision traditionnelle du monde largement partagée au départ, avant que celle-ci ne soit modifiée, par la suite, par des influences extérieures. Le monde, dans l'espace national traditionnel, correspond de prime abord à une catégorie linguistique : dunia en malinké, kouro en , Bli en bété, man ou mein en baoulé, gbamladodo en dida. Selon la mythologie lobi, quatre éléments entrent dans la formation du monde : le feu qui se manifeste dans le chaud autant que le sec est l'énergie céleste qui correspond également à la saison sèche. Le feu engendre l'air qui est le second élément. L'air correspond à la saison humide car, selon cette vision, c'est l'air qui se manifeste sous la forme de pluie engendrant ainsi l'eau, le troisième élément. Enfin, de l'eau émane la terre, le quatrième élément. La terre a produit, par ordre chronologique, le végétal, l'animal et l'homme[2].

Ce monde ainsi composé, s'inscrit dans un double domaine : l'un, niveau céleste et invisible qui constitue la demeure du Dieu créateur entouré, selon les sénoufos, de créateurs secondaires ; et l'autre, visible, le village des humains voisins de la brousse abritant minéraux, végétaux et animaux. Cet univers est rythmé par le jour qui crée la visibilité au moyen du soleil et la nuit qui assombrit et rend tout invisible sauf pour les devins, guérisseurs et sorciers dotés des pouvoirs de clairvoyance laissés par Dieu avant de s'éloigner[2].

IslamModifier

Article détaillé : Islam en Côte d'Ivoire.

Auparavant minoritaire, l'islam en Côte d'Ivoire est devenu depuis ces dix dernières années la religion majoritaire en raison du taux de natalité plus élevé par rapport aux chrétiens et aux animistes et à l'immigration en provenance d'autres pays africains musulmans.

ChristianismeModifier

CatholicismeModifier

Le catholicisme est arrivé en Côte d'Ivoire au XVIIe siècle par les missionnaires chrétiens.

Christianisme évangéliqueModifier

La Fédération Évangélique de Côte d’Ivoire est fondée en 1960 à Bouaké [3],[4],[5].

L’Union des Églises baptistes missionnaires en Côte d'Ivoire est fondée en 1966, sous le nom de Églises évangéliques baptistes méridionales en Côte d'Ivoire[6]. En 2017, elle compterait 258 églises et 30 000 membres [7].

Religions traditionnellesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Recensement Général de la Population et de l'Habitat 2014 p. 36
  2. a et b (Memel-Fotê, 1998, p. 21-22)
  3. Schadé Adédé, François Simon G., Journal fr.allafrica.com, Côte d'Ivoire: FECI : Les chrétiens célèbrent la reconnaissance et l'unité, RCI, 1er aout 2016
  4. FECI, Site web du CST, Membres, RCI, consulté le 23 septembre 2017
  5. Nesmon De Laure, Journal news.abidjan.net, Révérend Kpan René, vice-président de la Fédération évangélique de Côte d’Ivoire (Feci) : “Il n’ y a pas d’avenir dans la guerre”, RCI, 30 décembre 2011
  6. AIP, Lancement des festivités du cinquantenaire de l’Eglise baptiste missionnaire, news.abidjan.net, Côte d'Ivoire, 29 mars 2015
  7. AIP, L’Union des églises baptistes missionnaires ambitionne d’impacter la Côte d’Ivoire, faapa.info, Côte d'Ivoire, 7 mai 2017

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Christophe Kassoro Gnaboua, La Problématique religieuse en Côte d'Ivoire : religions et développement, EHESS, Paris, 1991 (thèse)
  • Harris Memel-Fotê, Les représentations de la santé et de la maladie chez les Ivoiriens, Paris, Éditions L'Harmattan, , 209 p. (ISBN 2-7384-6494-7)
  • Marie Miran-Guyon, Guerres mystiques en Côte d'Ivoire : religion, patriotisme, violence, 2002-2013, Karthala, Paris, 2015, 367 p. (ISBN 978-2-8111-1216-5)

Liens externesModifier