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Hombleux

commune française du département de la Somme

Hombleux
Hombleux
Hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Christian Avy
2019-2020
Code postal 80400
Code commune 80442
Démographie
Population
municipale
1 173 hab. (2016 en augmentation de 7,61 % par rapport à 2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 21″ nord, 2° 59′ 10″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 76 m
Superficie 15,81 km2
Localisation

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Liens
Site web hombleux.fr

Hombleux est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Elle a pris le le statut de commune nouvelle à la suite de l'absorption de la commune de Grécourt, qui ne comptait que 21 habitants.

Sommaire

GéographieModifier

Bourg picard du Santerre situé à 8 km à l'est de Nesle, desservi par l'ancienne route nationale 30 (actuelle RD 930) et aisément accessible par l'autoroute A1 en passant par Roye

La ligne d'Amiens à Laon traverse la commune.

LocalisationModifier

Transports en commun routiersModifier

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 52, Nesle - Hombleux - Ham)[1].

Hameaux et écartsModifier

La commune comprend le hameau de Canisy, qui fut lui-même fugacement une commune avant d'être absorbé par Hombleux entre 1790 et 1794[2], ainsi que celui de Bacquencourt. Depuis la fusion au , Grécourt est également devenu un hameau de la commune nouvelle.

HydrographieModifier

La commune est limitée à l'ouest par le canal du Nord et à l'est par le fleuve côtier la Somme et ses étangs. Le Petit Ingon, le ruisseau Lonchy et l'Allemagne passent également dans le territoire communal.

ToponymieModifier

Le nom du village pourrait provenir du latin humus hilari, terre fertile et agréable[3].

HistoireModifier

L'origine mérovingienne de la localité est revendiquée localement[3].

Dès 1015, la localité est citée lorsque l'évêque de Noyon attribue les revenus du village à ses chanoines[3].

 
La commune disposait d'une gare sur la ligne d'Amiens à Laon. À la sortie de la Première Guerre mondiale, elle était desservie par l'ancienne ligne militaire à voie de 0,60 m, Roye - Ham[4].
Première Guerre mondiale

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[5],[6],[7],[8],[9],[10].

Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

.


Fusion de communes

À la suite de la demande de Grécourt, commune qui ne comptait plus que 21 habitants, cette commune a fusionné le au sein de Hombleux, qui a donc pris le statut de commune nouvelle[12],[13]. Une telle fusion avait déjà été envisagée en 1971 dans le cadre des dispositions de la loi sur les fusions et regroupements de communes (ou Loi Marcellin)[14].

Grécourt est représenté au conseil municipal d'Hombleux par un maire-adjoint, comme à Bacquencourt et Canisy[13],[15].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Nesle[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Ham.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[16], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[17].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[18],[19].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1794 Claude Michel François Vasseur    
avril 1794 août 1802 Médard Alexis Vasseur    
1833 1840 M. Gruet    
1841 1858 M. Cordelle    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2007 Yves Vassent    
mars 2007 En cours
(au 16 janvier 2019)
Christian Avy   Vice-président de la CC du Pays Neslois (2014 → 2016)
Vice-président de la CC de l'Est de la Somme (2017 → )
Réélu pour le mandat 2019-2020[20],[15]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2016, la commune comptait 1 173 habitants[Note 1], en augmentation de 7,61 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8048028808821 1141 1831 2871 2751 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2041 1871 2151 1311 1061 0801 0101 0011 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0461 020910829897936932880852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9219351 0511 1401 1101 0099951 0901 173
(Sources : Insee à partir de 1793[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

L'école primaire publique Louis-Sclavis compte 122 élèves en maternelle et en élémentaire à la rentrée scolaire 2017[22].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Orgue ancien de l'église.
 
Dessin du Major Jeffrey Rose : Le clocher de l'église (16 avril 1971).
  • Église Saint-Médard[23],[24],[25], reconstruite après la Première Guerre mondiale. L'orgue de 1510 et son buffet de la même époque ont été emportés par l'armée allemande en 1917[26]. La chaire à précher du XVIIIe siècle a disparu en 1940[27]. L'église a été dotée d'un carillon de 16 cloches en 1931, à la fin de sa reconstruction[28].
  • Chapelle funéraire Saint-Charles. Elle a été construite en 1853 et a résisté à la Première Guerre mondiale[29].
  • Château de Breuil[30].
  • Ancienne ferme fortifiée de Canisy[31] et cité ouvrière agricole construite après la guerre de 1914-1918[32].
  • Anciens bâtiments d'une râperie industrielle reconstruite après la Première Guerre mondiale[33],[34] pour la société industrielle et agricole du Santerre en brique et structure métallique. L'installation alimentait par une canalisation souterraine l'usine de Ham en jus de betterave ainsi que la distillerie de Nesle, et son activité a cessé entre 1950 et 1960[35].
 
La raperie en 2015.
  • Ferme de Canisy, 50 rue du Château à Canisy, dont les parties les plus anciennes datent des XVI e et XVIIe siècles restauré et modifiés au XXe siècle[36]
  • Cité ouvrière, 44 à 48 rue du Château à Canisy, semblant dater de la Reconstruction[37].

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cassini
  3. a b et c Panneau d'informations sur la place du village.
  4. Daniel Delattre, Les chemins de fer de la Somme au début du XXe, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 144 p. (ISBN 978-2-915907-91-9), p. 98 & 137
  5. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands : la mairie incendiée », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; un coin du village détruit », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; matériel agricole mis hors d'usage et arbres fruitiers abattus », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  9. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux (près et à l'ouest). Destructions systématiques par les Allemands : distillerie saccagée : la salle des diffuseurs », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  10. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Dans le village délivré ; fermiers dont la ferme a été brûlée et qui logent dans un refuge à porcs intact », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  11. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  12. « Arrêté préfectoral du 7 décembre 2018 portant création de la commune nouvelle de Hombleux », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2018-086,‎ , p. 24-29 (lire en ligne [PDF], consulté le 5 janvier 2019).
  13. a et b « Grécourt et Hombleux se sont mis d'accord sur le contrat de mariage », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2019).
  14. « Mariage entre Hombleux et Grécourt en vue », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2019).
  15. a et b Réélu maire de la commune nouvelle pour le mandat 2019-2020 : Justine Esteve, « Christian Avy élu maire de la commune nouvelle : Après des derniers jours tendus entre les élus, le premier conseil municipal d’après fusion a eu lieu. Le maire sortant, Christian Avy, a été élu à la tête de la commune nouvelle », Le Journal de Ham, no 107,‎ , p. 16.
  16. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  17. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  18. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  19. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  20. Réélu pour le mandat 2014-2020 (avant la fusion de 2019 : « Procès-verbal de l'installation du Conseil Municipal et de l'élection du Maire & des Adjoints Commune de HOMBLEUX 80400 » [PDF], Compte rendu Conseil Municipal, sur https://www.hombleux.fr, (consulté le 7 février 2018).
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  23. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  24. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église et le cimetière », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  26. « orgue de tribune », notice no PM80001680, base Palissy, ministère français de la Culture et « orgue de tribune : buffet d'orgue », notice no PM80001487, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « chaire à prêcher », notice no PM80000767, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Le carillon d’Hombleux se découvre et se mettra à chanter samedi : Les curieux pourront découvrir le carillon de l’église Saint-Médard, samedi 14 octobre, avant un concert », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2018).
  29. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 276 (ASIN B000WR15W8)
  30. « Hombleux »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Quid (consulté le 6 septembre 2008)
  31. Notice no IA80000811, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no IA80000812, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; râperie de betteraves Bernot ; bureaux et maison du directeur incendiés », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  34. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands : râperie de betteraves Bernot ; machines mises hors d'usage », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  35. « Râperie de betteraves dite Râperie de la Sté Industrielle et Agricole du Santerre, puis C.N.S.R. », notice no IA00076512, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Ferme de Canisy, dite aussi ferme Van Heeswyck », notice no IA80000811, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Cité ouvrière », notice no IA80000812, base Mérimée, ministère français de la Culture.