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Hamilton Mourão
Illustration.
Hamilton Mourão en 2019.
Fonctions
Vice-président de la République fédérative
du Brésil
En fonction depuis le
(8 mois et 11 jours)
Élection 28 octobre 2018
Président Jair Bolsonaro
Gouvernement Bolsonaro
Prédécesseur Michel Temer (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Antônio Hamilton Martins
Mourão
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Porto Alegre (Brésil)
Nationalité Brésilien
Parti politique Parti rénovateur travailliste brésilien (depuis 2018)
Profession Militaire
Religion Catholique[1]

Hamilton Mourão
Vice-présidents de la République fédérative du Brésil

Antônio Hamilton Mourão, né le à Porto Alegre, est un militaire et homme d'État brésilien. Général d’armée à la retraite, il se présente avec Jair Bolsonaro à l’élection présidentielle de 2018, à l’issue de laquelle il devient vice-président du Brésil.

BiographieModifier

FamilleModifier

Il est issu d'une famille amérindienne[2]. Son père, général de l'armée brésilienne, joue un rôle important dans le coup d'État de 1964[2].

Carrière militaireModifier

Hamilton Mourão
 
Hamilton Mourão en 2016.

Allégeance   Brésil
Grade   Général d’armée
Années de service 1972-2018

Engagé dans l’armée à partir de 1972, il devient officier en 1975, formé par l'Academia Militar das Agulhas Negras (AMAN). Il a également étudié à l'Escola de Comando e Estado-Maior do Exército (ECEME), où il a obtenu son diplôme d'officier d'état-major. Il est par la suite général d’armée, le plus haut poste auquel un militaire puisse accéder en temps de paix dans l’armée brésilienne[3]. Il est suspendu en 2015 pour avoir appelé au « réveil de la lutte patriotique » contre la présidente Dilma Rousseff. Il devient alors militaire de réserve. Il évoque à nouveau l'hypothèse d'une intervention de l'armée dans les affaires politiques en 2017[4]. Il prend sa retraite en [5].

Parcours politiqueModifier

Il adhère en au Parti rénovateur travailliste brésilien (PRTB), qui est classé à l’extrême droite de l’échiquier politique. S'il se définit lui-même comme de centre-droit, il est un fervent défenseur de l’héritage de la dictature militaire. Il défend notamment le droit au port d’arme et rejette les revendications LGBT, affirmant craindre l'imposition à la société de l’homosexualité comme mode de vie[6].

En , après avoir annoncé sa candidature à la présidence du Brésil, il accepte d’être le colistier du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro à la vice-présidence du pays[7],[8]. Pendant la campagne, il suscite plusieurs polémiques, notamment après avoir estimé que les difficultés du Brésil provenaient de « l'indolence des Indiens et de la roublardise des Noirs ». Ces propos sont désavoués par Jair Bolsonaro, qui lui reproche de « trop parler »[2]. Il se félicite également du « blanchiment de la race » en invoquant la couleur de peau de son petit-fils[2]. Le ticket qu’il forme avec Jair Bolsonaro l’emporte au second tour[9]. Il prend ses fonctions de vice-président le [10].

Peu après son investiture, il affiche un profil plus consensuel que Jair Bolsonaro, et critique plusieurs des déclarations et mesures de celui-ci, en particulier concernant le port d'armes et le transfert de l'ambassade brésilienne de Tel-Aviv à Jérusalem[11],[12]. Il assume l'intérim de la présidence à deux reprises au cours du mois de , lors de la participation de Bolsonaro au Forum économique mondial puis en raison d'une hospitalisation de celui-ci consécutive à sa tentative d'assassinat ; à cette occasion, c'est la première fois depuis 1985 qu'un général prend la tête du gouvernement[13].

Notes et référencesModifier