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Geraldo Alckmin
Illustration.
Geraldo Alckmin en 2017.
Fonctions
Président national du Parti de la social-démocratie brésilienne
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 13 jours)
Prédécesseur Alberto Goldman (intérim)
Aécio Neves
Gouverneur de l'État de São Paulo

(7 ans, 3 mois et 5 jours)
Prédécesseur Alberto Goldman
Successeur Mário França

(5 ans et 24 jours)
Prédécesseur Mário Covas
Successeur Cláudio Lembo
Biographie
Nom de naissance Geraldo José Rodrigues de Alckmin Filho
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Pindamonhangaba (État de São Paulo, Brésil)
Nationalité Brésilienne
Parti politique PMDB (1972-1988)
PSDB (depuis 1988)
Conjoint Maria Lúcia Ribeiro Alckmin
Diplômé de Université de Taubaté
Profession Médecin

Signature de Geraldo Alckmin

Geraldo José Rodrigues de Alckmin Filho, né le à Pindamonhangaba, est un médecin et un homme politique brésilien. Il est gouverneur de l'État de São Paulo de 2001 à 2006 et de 2015 à 2018.

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2006, où il perd au second tour face à Luiz Inácio Lula da Silva. À nouveau candidat en 2018, il est éliminé au premier tour.

Sommaire

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

Il étudie la médecine à l'université de Taubaté et se spécialise en anesthésie, puis travaille dans le service public des hôpitaux de São Paulo.

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Alors en première année de médecine, Alckmin commence sa carrière politique en 1972 en se faisant élire au conseil municipal de Pindamonhangaba, ville dont il est le maire de 1977 à 1982, le plus jeune du Brésil à l'époque. Député fédéral de 1983 à 1987 puis de 1987 à 1994, il se distingue en faisant adopter des lois de protection du consommateur. En 1988, il est l'un des fondateurs du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB).

Il est élu vice-gouverneur de l'État de São Paulo comme colistier de Mário Covas en 1994, puis en 1998. En raison de la maladie de Covas, il assure l'intérim le et jusqu'à la mort de ce dernier le suivant, date à la laquelle il lui succède. Il continue la politique de son prédécesseur en promouvant un large programme de santé et d'éducation publics. Ces investissements sont financés par des privatisations d'entreprises appartenant à l'État de São Paulo. Il est élu gouverneur le avec 58,64 % des suffrages. Son mandat de quatre ans est marqué par la réduction de la masse salariale, celle-ci passant de 49 % à 46 % du budget de l'État. Il unifie aussi les systèmes d'achats publics et réalise d'autres réformes économiques telle la mise en œuvre de partenariats public-privé.

Élection présidentielle de 2006Modifier

Pour un article plus général, voir Élection présidentielle brésilienne de 2006.

Le , le PSDB désigne Geraldo Alckmin comme son candidat à l'élection présidentielle. Du fait des lois électorales interdisant à un candidat d'exercer en même temps une fonction exécutive, il doit démissionner de son poste de gouverneur le 31 mars suivant et laisser Cláudio Lembo (en), le vice-gouverneur, finir le mandat.

Geraldo Alckmin obtient 41,6 % des suffrages et contraint Lula da Silva à un second second tour, alors que les sondages donnaient le président sortant réélu dès le premier tour. Geraldo Alckmin est nettement battu au second tour, où il recueille 39,2 % des voix.

Élection présidentielle de 2018Modifier

Pour un article plus général, voir Élection présidentielle brésilienne de 2018.

Le 4 août 2018, il est une nouvelle fois désigné candidat de son parti à l’élection présidentielle. Aécio Neves était initialement pressenti pour représenter le PSDB, mais sa candidature n’a pas abouti en raison des soupçons de corruption pesant sur lui[1]. Principal candidat de la droite néolibérale et conservatrice, il voit sa candidature être accueillie favorablement par les médias traditionnels et le secteur financier[2]. Il propose notamment transformer plusieurs régions amazoniennes en « chantier de construction »[2].

Pendant la campagne, il souffre de son manque de charisme et de son profil modéré dans une campagne qui voit l’électorat traditionnel du PSDB se tourner vers le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro[3]. Sa colistière Ana Amélia Lemos, candidate à la vice-présidence, se situe cependant à l’extrême droite[4].

À l’issue du premier tour, il se classe en quatrième position, avec 4,8 % des suffrages exprimés[5]. Le PSDB échoue ainsi au premier tour d’une élection présidentielle pour la première fois depuis 1989 et la candidature de Mário Covas[6]. Alors que lui et son parti ne donnent pas de consigne en vue du second tour, sa colistière appelle à soutenir Jair Bolsonaro[7],[8].

Affaires et controversesModifier

Classification de documents sur le métro de São PauloModifier

En 2014, Geraldo Alckmin fait classifier top secret (soit 25 ans de non-communication) des documents concernant le transport public de São Paulo (dont des études de faisabilité, des descriptions de projet ainsi que des vidéos d'un projet Arte no metro), afin d'éviter toute communication dans le cadre de la loi sur l'accès à l'information [9]. La Sabesp, entreprise publique, a aussi utilisé, à la même époque, ce régime de classification pour interdire pendant 15 ans l'accès à des documents concernant l'approvisionnement en eau de la mégalopole [9].

En 2013, des manifestations concernant le prix des transports publics avaient éclaté dans l'ensemble du pays, commençant à Porto Alegre avant de s'étendre ailleurs, dont en particulier à São Paulo.

CorruptionModifier

Il fait l'objet en 2017 d'une enquête de la justice pour corruption[10].

Le 5 septembre 2018, le ministère public l'accuse d'avoir accepté dix millions de reais (2,1 millions d'euros) de fonds de campagne illicites d'Odebrecht alors qu'il était gouverneur de Sao Paulo[11].

Notes et référencesModifier

  1. « Brésil : toujours en prison, Lula est désigné candidat à la présidentielle », sur Le Monde.fr (consulté le 4 août 2018)
  2. a et b « Brésil : vers un duel entre gauche et extrême-droite à la présidentielle ? », Basta,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2018)
  3. http://www.rfi.fr/ameriques/20181005-presidentielle-bresil-portrait-candidat-geraldo-alckmin-droite
  4. Glenn Greenwald, Victor Pougy, « Au Brésil, la fabrique des démagogues », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018)
  5. https://g1.globo.com/politica/eleicoes/2018/apuracao/presidente.ghtml
  6. http://www.francesoir.fr/actualites-monde/le-bresil-met-le-cap-sur-un-2e-tour-mouvemente
  7. https://24.sapo.pt/atualidade/artigos/brasil-partido-de-geraldo-alckmin-decide-manter-se-neutro-e-nao-apoiar-nem-bolsonaro-nem-haddad-na-segunda-volta-das-presidenciais
  8. (es) « La candidata a vicepresidente de Geraldo Alckmin anunció su apoyo a Jair Bolsonaro », Infobae,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018)
  9. a et b Claire Gatinois, A Sao Paulo, le métro classé « secret défense », Le Monde.fr, 17 octobre (publié sous le titre Le métro classé « secret défense » dans l'édition papier du 18-19 octobre 2015)
  10. « Brazil Politicians Hit by Corruption Scandal Unlikely to Return, Former President Says », Reuters,‎ (lire en ligne)
  11. « Brésil: Le candidat libéral Alckmin accusé de financement illicite », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2018)

Liens externesModifier

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