Hélène-Victoria de Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg

princesse britannique
Hélène-Victoria de Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
Description de cette image, également commentée ci-après
Hélène-Victoria, en 1920
Biographie
Titulature Princesse du Royaume-Uni
Dynastie Maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
Distinctions Dame grand-croix de l'ordre de l'Empire britannique
Dame grand-croix de l'ordre royal de Victoria
Dame grand-croix du très vénérable ordre de Saint-Jean
Naissance
Frogmore House
Décès (à 77 ans)
Londres
Sépulture Cimetière royal de Frogmore
Père Christian de Schleswig-Holstein
Mère Helena du Royaume-Uni
Religion Anglicanisme

Hélène-Victoria de Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg (aussi appelée Victoria Louise Sophia Augusta Amelia Helena), née le et morte le , était une petite-fille de la reine Victoria.

EnfanceModifier

La princesse Hélène-Victoria (appelée Thora dans sa famille) est née à Frogmore House, non loin du château de Windsor. Son père était le prince Christian de Schleswig-Holstein, le troisième fils du duc Christian-Auguste de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg, duc d'Augustenbourg et de la comtesse Louise de Danneskiold-Samsøe. Sa mère était la princesse Helena, le cinquième enfant et troisième fille de la reine Victoria et du prince Albert de Saxe Cobourg-Gotha. À partir de leur union, ses parents ont résidé en Grande-Bretagne.

Elle a été baptisée dans la chapelle privée du château de Windsor le . Ses parrains et marraines étaient la reine Victoria, la duchesse de Cambridge, la princesse Louise, le prince Arthur, le prince Leopold, le prince Valdemar de Danemark, le prince Édouard de Saxe-Weimar, la princesse Louise-Auguste de Schleswig-Holstein et la princesse Caroline Amélie de Schleswig-Holstein [1].

Par sa mère, la princesse était une cousine utérine du prince Guilluame de Prusse (futur empereur Allemand Guillaume II) qui épousa en 1881 la princesse Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg, qui était une cousine germaine de la princesse Héléna-Victoria.

Elle a été demoiselle d'honneur, en 1885, au mariage de la plus jeune fille de la reine Victoria, la princesse Béatrice et du prince Henri de Battenberg ainsi qu'au mariage du duc et de la duchesse d'York (futur George V et reine Marie), en 1893 [2],[3].

Pendant son enfance, elle a passé le plus clair de son temps à Cumberland Lodge, la résidence de son père, gardien du Windsor Great Park. Surnommée « Thora » par sa famille, ou quelquefois « Snipe », en référence à sa figure et ses traits anguleux, elle choisit d'utiliser les prénoms d'« Hélène-Victoria » parmi la série des six prénoms qui lui avaient été donnés.

Première Guerre mondialeModifier

En , le roi George V changea le nom de la famille royale britannique en Maison de Windsor. En son nom et pour le compte de ses nombreux cousins qui étaient des sujets britanniques, il abandonna également, l'usage de leurs titres, styles et noms allemands. La princesse Hélène-Victoria et sa plus jeune sœur la princesse Marie Louise cessèrent, ainsi, d'utiliser la désignation territoriale de « Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenburg ». Au lieu de cela, elles furent connues simplement sous le nom de « Sa majesté la princesse Hélène-Victoria » et « Sa majesté la princesse Marie Louise ». Bien qu'elles aient eu des titres allemands, leur éducation et domiciliation furent entièrement britanniques.

Vie adulteModifier

La princesse Hélène-Victoria ne se maria jamais. Elle suivit l'exemple de sa mère en travaillant pour de nombreuses œuvres de charité, notamment la YMCA (Young Men 's Christian Association), la YWCA (Young Women's Christian Association) et la maison de repos de Windsor. Durant la Première Guerre mondiale, elle fonda la Force auxiliaire féminine des YWCA. En tant que présidente de l'association, elle visita les troupes britanniques en France et obtint la permission du Secrétaire d'État à la Guerre, Horatio Herbert Kitchener, d'organiser des animations pour elles. Pendant l'entre-deux-guerres, sa sœur et elle, la princesse Marie Louise, furent des mécènes passionnées dans le domaine de la musique à Schomberg House, leur résidence à Londres. Après qu'un raid aérien allemand ait endommagé la demeure en 1940, les deux princesses déménagèrent à Fitzmaurice Place, Berkeley Square.

En mauvaise santé, se déplaçant en fauteuil roulant après la Seconde Guerre mondiale, la princesse Hélène-Victoria fit une de ses dernières apparitions publiques le pour le mariage, remis deux fois, de sa cousine la princesse Élisabeth et du prince Philippe de Grèce et de Danemark [4].

La princesse Hélène-Victoria mourut à Fitzmaurice Place, Berkeley Square. Ses funérailles eurent lieu à la Chapelle Saint-Georges, Windsor et elle fut enterrée au Cimetière de la Famille Royale britannique, Frogmore au Windsor Great Park. Elle mourut à l'âge de 77 ans, au même âge que sa mère, la princesse Helena du Royaume-Uni.

Titres, honneurs et distinctionsModifier

TitresModifier

  • 1870-1917 : Son Altesse princesse Hélène-Victoria de Schleswig-Holstein
  • 1917-1948 : Son Altesse Hélène-Victoria

DistinctionsModifier

Distinctions britanniquesModifier

Distinctions étrangèresModifier

GénéalogieModifier

RéférencesModifier

  1. Queen Victoria, The Letters of Queen Victoria, Cambridge University Press, , 690 p. (ISBN 978-1-139-92372-9, lire en ligne), p. 5–96
  2. (en) « Prince and Princess Henry of Battenberg with their bridesmaids and others on their wedding day - National Portrait Gallery », sur www.npg.org.uk (consulté le 18 juin 2018)
  3. PETER FUNNELL, « DISPLAY AT THE NATIONAL PORTRAIT GALLERY, LONDON, 1968-1975 », Art History, vol. 30, no 4,‎ , p. 590–610 (ISSN 0141-6790, DOI 10.1111/j.1467-8365.2007.00565.x, lire en ligne)
  4. (en) « A Royal Wedding: », sur www.royalcollection.org.uk (consulté le 18 juin 2018)

SourcesModifier

  • Ronald Allison and Sarah Riddell, eds., The Royal Encyclopedia (Londres: Macmillan, 1992)
  • "Avis de décès: Princess Helena Victoria, Charity and Social Services," , p. 7.
  • "Royal Titles: German Names Dropped, British Peerages for Princes," The Times 20 July 1917, p. 7.