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Grimonviller

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Grimonviller
Grimonviller
Blason de Grimonviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey-les-Belles et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Alexis Bourot
2014-2020
Code postal 54115
Code commune 54237
Démographie
Population
municipale
91 hab. (2016 en diminution de 10,78 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 10″ nord, 6° 00′ 27″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 495 m
Superficie 4,78 km2
Localisation

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Grimonviller

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Grimonviller

Grimonviller est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Village situé au revers d'une côte, près des sources du Brénon, aux confins du département de Meurthe-et-Moselle et des Vosges , à 22 km de Colombey-les-Belles, chef lieu du canton, à 42 km de Toul et 44 Km de Nancy.

 
Fig 1 - Grimonviller (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 485  hectares comportait en 2011, plus de 75  % de prairies, près de 13  % de forêt  et  11 % de surfaces agricoles diverses. Le territoire est arrosé par le Brénon (1.569 km) et le Ruisseau du Taha (1.6 km )[1],[2]

Le territoire présente une particularité géologique déjà mise en avant en 1936 :  «Dans toute la région de Grimonviller-Fécocourt-Vandéléville-Battigny., le Toarcien affleure à flanc de coteau, s'avance par endroits en larges éperons et forme même des buttes isolées dans la plaine. Le sous-sol immédiat des communes de Grimonviller et de Fécocourt est constitué par du schiste, visible dans tous les chemins creux et sur les bords du ruisseau le Brénon. »»[3]

La même situation a entrainé la naissance d'une industrie d'exploitation de l'huile de schiste en Haute-Saône :               l'Exploitation de schiste de Creveney.

communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Grimonviller
Fécocourt Fécocourt Pulney
Beuvezin   Pulney
Aboncourt Aboncourt Courcelles

ToponymieModifier

Anciennement mentionné : Grimaldi villa (1027), Grymonville (1295), Gremonviller (1398), Gremonviler (1408), Grymonviller (1499), Grimonvillers et Gremontvillers (1600), Grimonviller (1793)[4],[5]. Le pouillié de Benoît Picart emploie la forme latinisée et ecclésiastique de Grimon(is)villa(re).

MicrotoponymieModifier

Le dictionnaire topographique[4] cite un écart disparu des cartes au XXIe siècle[6] :

TERRE-DU-CIERGE-BÉNIT (LA), héritage au ban de Grimonviller, saison de la Côte[7], autrefois chargé d'une redevance de trois livres de cire pour le cierge pascal.

HistoireModifier

E. Grosse estime que le village peut être de fondation ancienne au regard du style roman de son église dans  son état du XIXe siècle[8].

H. Lepage indique dans son ouvrage quelques jalons relatifs à l'histoire du village de Grimonviller. En 1299, Vauthier de Foucaucourt (Fécocourt), chevalier, et la Comtesse, sa femme, reprennent en fief et hommage de Henri, comte de Vaudémont, leur maison de Grimonviller et dépendances, et ils lui déclarent leur fidélité . Puis en 1446, Henri de Lorraine, comte de Vaudémont, accorde à un certain Jehan Boisson de Gremonville et sa femme une remise d'impôts de toutes natures (...tailles, breux,  charrois,  corvées,  rentes, gélines, et généralement de toutes autres débiles et servitudes ..) contre une somme convenue payable en octobre de chaque année.

Il nous apprend qu'en 1572 deux percepteurs d'impôts qu'étaient l'Église de Toul et le duc de Lorraine passèrent un accord fiscal dont Grimonviller était l'objet et destiné à régler leurs droits réciproques  :

« Le duc Charles III et le chapitre de la cathédrale de Toul, qui possédaient l'un et l'autre des droits de souveraineté aux villages de Grimonviller et d'Uruffe, voulant mettre un terme aux conflits que faisait naître cet état de choses, firent entre eux, le dernier décembre 1572, un accord .»

De même, les archives mentionnent un remerciement (payable en nature) des habitants en raison de la protection assurée par leur seigneur, le Duc de Lorraine : 

«En 1583, les maire et communauté de Grimonviller promettent payer au duc de Lorraine dix résaux (Pl. de résal, unité locale de volume) d'avoine par an, à cause qu'il les a exemptés du passage des gens de guerre et qu'il les a pris sous sa protection. »

Il nous précise que les comptes du domaine de Vaudémont, font voir combien le village de Grimonviller avait eu à souffrir pendant les guerres du XVIIe siècle :

« 1635. Le comptable n'a pu tirer aucune chose des rentes d'avoine , d'autant qu'en l'année présente les grains, chevaux, bétail et toutes autres choses leur auraient été enlevés par les armées qui ont séjourné au comté pendant ladite année.... et ledit village se trouvant inhabitable à cause des courses des gens de guerre. 1636. Le comptable ne fait recette de ce qui est dû pour la garde ancienne, le village se trouvant présentement ruiné et sans habitants.1637-40. Ledit village a été quitté et abandonné par le restant des habitants. »

AnecdoteModifier

« Dans les villages de Grimonviller, de Fécocourt, de Vandéleville. etc., pas une femme, depuis la jeune fille jusqu'à la grand'mère, n'eût, jadis, manqué à un usage aujourd'hui disparu avec les lugubres appareils qui l'avaient déterminé. Dès qu'il arrivait à l'une ou à l'autre de passer, — ce qu'elles redoutaient fort, — devant les bois de justice, potences plantées par les seigneurs à un angle de leur territoire, vite elles se signaient en prononçant cette exclamation répulsive : « Dieu me préserve de tes pieds et de tes mains ! » En ces mots, jetés avec un effroi sincère, elles faisaient allusion et s'adressaient mentalement au bourreau, qui s'aide des pieds et des mains pour lancer le patient dans l'éternité. »

F. FERTIAULT.[9]

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Alexis Bourot    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 91 habitants[Note 1], en diminution de 10,78 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234238230248253281285287295
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
290282260244332290265260232
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
240226190188173164152139125
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
1171028182828410291-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

D'après les historiens, (Grosse, Lepage[13]) l’activité était assez florissante au XIXe siècle :

«  Surf.territ. : 478 hect.; 559 en terres lab., 44 en prés, 5 en vignes, 28 en bois. L'eau des fontaines de ce village est réputée très-bonne.»

et également modestement viticole.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église 19e.
  • Deux chapelles affiliées à l'Église dont l'une de 1546

Personnalités liées à la communeModifier

  • Sébastien Bottin, abbé et statisticien né à Grimonviller en 1764, mort à Paris en 1853. Il fut le fondateur de l'annuaire[13].

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Grimonviller se blasonnent ainsi :

De gueules à un chardon feuillé d'argent à dextre et d'une mirabelle feuillée du même à senestre ; au chef triangulaire ondé d'or chargé du buste de Bottin contourné de sable à la champagne voutée de sable bordée d'or chargée de deux trangles d'argent. (Bottin est né à Grimonviller)
Adopté en septembre 2011.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Ruisseau du taha [A5400350] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 16 octobre 2019)
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 16 octobre 2019)
  3. (Note de M. Louis LONGCHAMBON. 1936 ), « Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères », sur Gallica, (consulté le 14 octobre 2019)
  4. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, Paris, Imprimerie impériale, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne), p. 62
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Listes FANTOIR par commune », sur cadastre.openstreetmap.fr (consulté le 16 octobre 2019)
  7. 54237B019W du fichier FANTOIR pour la commune
  8. Étienne Grosse, Département de la Meurthe : dictionnaire historique et statistique, Res universis, coll. « Monographies des villes et villages de France » (réimpr. 1992) (1re éd. 1836) (ISBN 9782877607605, 9782877607612 et 9782877607629, notice BnF no FRBNF35559755), p. 72
  9. Société des traditions populaires (Paris) Auteur du texte et Musée de l'homme (Paris) Auteur du texte, « Revue des traditions populaires », sur Gallica, (consulté le 15 octobre 2019)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. a et b Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 227