Givrauval

commune française du département de la Meuse

Givrauval
Givrauval
La municipalité.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Bar-le-Duc - Sud Meuse
Maire
Mandat
Michel Viard
2020-2026
Code postal 55500
Code commune 55214
Démographie
Gentilé Givrauvaliens, Givrauvaliennes [1]
Population
municipale
279 hab. (2019 en diminution de 14,15 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 44″ nord, 5° 19′ 31″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 359 m
Superficie 9,69 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bar-le-Duc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ligny-en-Barrois
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Givrauval
Géolocalisation sur la carte : Meuse
Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Givrauval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Givrauval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Givrauval

Givrauval est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

GéographieModifier

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Givrauval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-le-Duc, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 86 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,5 %), forêts (34,7 %), zones agricoles hétérogènes (18,8 %), prairies (7,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

ToponymieModifier

Nom germanique « Gebrard ». Givraudis Vallis en l'an 992 : "La Vallée de Gébrard"

La rumeur selon laquelle Givrauval tiendrait son nom du Givre dans les Vals est certes poétique mais totalement infondée.

HistoireModifier

Des substructions gallo-romaines ont été mises au jour au lieu-dit le Halquin.

Au XVIe siècle, les troupes impériales ravagent le village qui est reconstruit avec des pierres de Givrauval, une carrière de pierre se trouvant sur le plateau. L'exploitation de cette pierre de taille très dure et non gélive dure jusqu'en 1924-1925.

En 1854, l'épidémie de choléra frappe le village qui perd 1/8 de sa population.

Au XXe siècle, le village compte une vingtaine de ferme ainsi que quelques artisans bourreliers, maçons...

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Martial Miraucourt    
mars 2014 En cours Michel Viard [9]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Ancien cadre

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2019, la commune comptait 279 habitants[Note 3], en diminution de 14,15 % par rapport à 2013 (Meuse : −4,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400438418422425424415428430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390389380363368356369357344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
351344335298318283273236264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
252263265284277275317322325
2018 2019 - - - - - - -
283279-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

SportsModifier

« Pratique Sportive de Givrauval » est un club de cyclisme amateur. Il organise chaque année l'Enduro des Vals[14].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Quentin. Dominant le village, cette église est en grande partie ruinée à la suite des assauts des troupes de Charles Quint en 1544. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des réparations sont effectuées.Quatre inscriptions funéraires datant des XVIIe et XVIIIe siècles se trouvent sur les murs ouest et sud de l'église.
  • Monument aux morts.
  • Croix de chemin.
  • Cimetière du Choléra. Une épidémie de choléra toucha gravement le village de Givrauval en 1854. Ce sont 54 personnes en seront victimes soit 1/8 de la population. 
  • Moulin Christel. Situé sur les rives de l'Ornain cet ancien moulin à eaux a cessé son activité en 1965.
  • Egayoir. Ce « gayoir » est une construction en pierre installée ici afin de rendre possible au nettoyage des jambes et des pieds de chevaux au retour des travaux.
  • Monument à la mémoire du lieutenant aviateur Georges-Albert Thomas (24° d'Infanterie Coloniale), né en 1881 à Maizières (Haute-Saône). Celui-ci périt dans un accident d'aéroplane sur le territoire de Givrauval le - Numéro du petit patrimoine : 55214_1
  • Les Chênes des révoltés. On raconte qu’au Moyen Âge, face aux abus de la noblesse et du clergé, un groupe de paysan se réunissait à l'abri d'un chêne afin de fomenter une révolte. L'un de ces paysans prit de frayeur aurait trahit le groupe de révoltés.Le seigneur local envoya ses soudards afin d'y mettre un terme.Selon la légende, après avoir massacré un grand nombre de révoltés, les troupes seigneuriales pendirent les survivants aux branches du chêne.On raconte que les deux chênes centenaires qui s'emmêlent ici seraient issus des fruits de ce chêne.
  • Les Ormes Lisse. Napoléon aurait fait une halte dans cette forêt. Ces ormes lisses y auraient été plantés pour en garder le souvenir.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Guide "Meuse" Edition Deslogis Lacoste
  • Guide "Le Patrimoine des communes de Meuse" Edition Flohic

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. https://www.habitants.fr/meuse-55
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Pratique Sportive de Givrauval