Gildon
Prince berbère
Usurpateur romain
Règne
397 - (~1 an)
Afrique romaine
Empereur Flavius Honorius
Biographie
Naissance Maurétanie Césarienne
Décès - Thabraca (Afrique)
Père Nubel
Prince berbère
Usurpateur romain

Gildon, prince Quinquegentien du royaume des Jubalenis, est le fils de Nubel, regulus (roitelet) de la nation des Jubaleni (Jubalenses), tribu de Maurétanie Césarienne ancienne Numidie, puis comte d'Afrique en 393. Originaire de l'actuelle Kabylie, il se rebelle contre Rome entre 397 et 398. Claudien cite Gildon comme continuateur de Jugurtha, Juba et Firmus.

BiographieModifier

 
Mosaïque d'une tombe d'enfant afro-romain avec la croix chrétienne, trouvée à Tabarka, fin IVe-début Ve s.
 
Corbita, navire marchand à voile utilisé pour le ravitaillement de Rome, bas-relief trouvé à Carthage, v. 200.

En 375, Gildon, aida les Romains à vaincre son frère Firmus, qui souhaitait créer un royaume indépendant à partir des provinces africaines de Rome. En récompense, les Romains le firent comte d’Afrique. Par la suite il refusa d’aider l’empereur Théodose Ier dans sa lutte contre Eugenius, et deux ans après la mort de Théodose Ier, Gildon se révolta contre Rome et apporta son soutien à l'empereur d'Orient, Arcadius. Il mit en place un blocus maritime afin d’empêcher les navires marchands de communiquer depuis l’Afrique vers l’Italie avec leurs importants chargements de blé. Le sénat et le régent Stilicon déclarèrent Gildon « ennemi public » (hostis publicus) au cours du printemps 398 et envoyèrent une force militaire en Afrique sous le commandement de son frère Mascezel. Gildon tissa alors des liens avec les donatistes et les circoncellions. La révolte fut facilement réprimée. Mascezel vainquit les 70 000 hommes de Gildon entre Theveste (Tébessa, Algérie) et Ammaedara (Haïdra, Tunisie) lors de la bataille de l'Ardalio. Gildon essaya de fuir par la mer mais il fut capturé, conduit à Thabraca et exécuté ou, selon d'autres sources, il mit fin à ses jours, en .

Claudien, poète de cour de la dynastie théodosienne, donne des événements une lecture des plus partiales et fondamentalement opposée à Gildon qui devient sous sa plume un continuateur des chefs maures ennemis de Rome Jugurtha, Juba et Firmus.

Sources et bibliographieModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier


Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Sites archéologiquesModifier

Lien externeModifier