Fernand Dansereau

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Fernand Dansereau
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Fernand Dansereau est un réalisateur, producteur, scénariste, monteur et directeur de la photographie québécois né le 5 avril 1928 à Montréal (Canada). Il est le frère du producteur et réalisateur Jean Dansereau, le cousin de l'écologiste Pierre Dansereau et le père du réalisateur Bernard Dansereau.

BiographieModifier

Il étudie au collège Saint-Charles-Garnier de Québec, puis au collège de Lévis et, enfin, à Montréal aux collèges Sainte-Croix et Sainte-Marie[1]. En 1950, après avoir complété son cours classique, il devient journaliste à La Tribune puis au Devoir, où il est chargé des questions de relations de travail et où il est congédié pour avoir refusé de franchir la ligne de piquetage pendant la grève des typographes[2]. À l'invitation de Pierre Juneau, Fernand Dansereau entre à l'Office national du film du Canada en 1955. Il y exerce tour à tour les diverses fonctions du cinéma: animateur à l'écran, scénariste, réalisateur, producteur et finalement responsable de la production française[3].

C'est d'abord à titre de scénariste qu'il se fait remarquer, signant d'abord pour le réalisateur Bernard Devlin la fiction didactique Alfred J..., dans laquelle Dansereau met à profit sa connaissance du milieu du travail pour raconter de manière précise le processus de syndicalisation dans une usine[4]. En 1958, il signe le scénario du long métrage Les mains nettes, réalisé par Claude Jutra, nouvelle incursion dans le milieu du travail.

Ses premières réalisations (Pays neuf; Le maître du Pérou) n'attirent guère l'attention de la critique. C'est toutefois à titre de producteur qu'il se distingue, puisqu'il participe à plusieurs œuvres marquantes de l'âge d'or du cinéma direct: Golden Gloves de Gilles Groulx, Bûcherons de la Manouane d'Arthur Lamothe, Pour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault, etc.

En 1965, il termine un premier long métrage historique, Le festin des morts, inspiré des Relations des Jésuites. Le film est accueilli avec sévérité par la critique malgré d'évidentes qualités[1].

Depuis 1968, il exerce son métier dans le secteur privé. Il a réalisé une cinquantaine de films de court et long métrage. Il en a produit presque autant. Il a présidé l'Institut Québécois du Cinéma et l'Institut National de l'Image et du Son. À la télévision on lui doit l’écriture de la série Le Parc des Braves, l'adaptation télévisuelle des Filles de Caleb, les scénarios des séries Shehaweh et Caserne 24. En 2005, le gouvernement du Québec lui remettait le prix Albert Tessier pour l’ensemble de sa carrière. Il a reçu le prix Hommage du Festival des films du monde en 2007 et le prix Jutra hommage en 2009.

Le fonds d'archives de Fernand Dansereau est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[5].

FilmographieModifier

comme RéalisateurModifier

comme ProducteurModifier

comme ScénaristeModifier

comme MonteurModifier

comme Directeur de la photographieModifier

Récompenses et NominationsModifier

RécompensesModifier

Nombre des films auxquels Fernand Dansereau fut associé en tant que producteur ont remporté toute une kyrielle de prix nationaux et internationaux.

Ce fut le cas pour la série de télévision TEMPS PRESENT primée à Cannes, Tours, Évian et Venise, et pour le long métrage POUR LA SUITE DU MONDE, également primé à Evieux et au Palmarès du film canadien.

En tant que scénariste et/ou réalisateur, les œuvres suivantes ont obtenu une reconnaissance nationale ou internationale :

  • ALFRED J...: prix du meilleur film, Vienne 1957.
  • LES MAINS NETTES: prix du gala des splendeurs, Montréal 1959.
  • LA CANNE A PECHE: premier prix, Monaco 1959.
  • FESTIN DES MORTS: premier prix, Palmarès du film canadien. Toronto. 1966.
  • CE N'EST PAS LE TEMPS DES ROMANS: premier prix: Tours. 1967. Premier prix: Palmarès du film canadien. 1967.
  • FAUT ALLER PARMI LE MONDE POUR LE SAVOIR, sélection à la quinzaine du cinéma, festival de Cannes. 1972.
  • DOUX AVEUX: quatre mises en nomination pour les prix Genie 83. Toronto. 1983.
  • LE PARC DES BRAVES; prix Gémeaux: meilleur texte pour une émission ou série dramatique. Montréal. 1987
  • LES FILLES DE CALEB: Meilleure série dramatique. Festival international de télévision de Banff. 1991 Prix Gémeaux: meilleur texte pour une émission ou série dramatique. Montréal. 1992.
  • LA BRUNANTE. Prix du meilleur film canadien au FICFA (Moncton). 2007
  • LES PORTEURS D'ESPOIR. Prix spécial du jury, festival du film éducatif (Evreux).2010

Fernand Dansereau a reçu par ailleurs une reconnaissance personnelle dans le cas du prix GRIERSON 77, qui lui fut accordé pour l'ensemble de son œuvre et l'influence de celle-ci sur son milieu d'origine.

En 2003 l’ARRQ lui décernait le prix LUMIÈRE pour sa contribution à la défense de la profession de cinéaste.

En 2005, le gouvernement du Québec lui décernait le prix Albert Tessier.

En 2007, le Festival des films du Monde lui décernait son prix Hommage.

En 2009, Il recevait le prix Jutra-hommage.

En 2018, il était nommé Compagnon de l'ordre des arts et des lettres du Québec.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Thérèse Laforest et Guy Robillard, « Le festin des morts (analyse) », Séquences, numéro 52,‎ , p. 30 à 36 (ISSN 0037-2412, lire en ligne)
  2. Jean, Marcel, 1963- et Coulombe, Michel, 1957-, Le dictionnaire du cinéma québécois, Montréal (Québec), Boréal, (ISBN 2-7646-0427-0 et 9782764604274, OCLC 1006893527, lire en ligne)
  3. Marc St-Pierre, « Fernand Dansereau, pionnier de la production française - ONF », sur www.onf.ca (consulté le 8 janvier 2018)
  4. Jean, Marcel, 1963-, Dictionnaire des films québécois (ISBN 978-2-924283-67-7 et 2-924283-67-1, OCLC 898455043, lire en ligne)
  5. Fonds Fernand Dansereau (MSS205) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

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