Hubert Aquin

écrivain canadien
Hubert Aquin
Description de cette image, également commentée ci-après
Hubert Aquin en entrevue, en octobre 1976.
Nom de naissance Joseph Paul Hubert Raphaël Aquin[1]
Naissance
Montréal (Québec), Canada
Décès (à 47 ans)
Montréal (Québec), Canada
Pays de résidence Canada
France
Suisse
Activité principale
Formation
Distinctions
Conjoint
Thérèse Larouche (1955-1975)[2]
Andrée Yanacopoulo (1963-1977)
Famille
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Adjectifs dérivés Aquinien

Œuvres principales

Hubert Aquin, né à Montréal le et mort à Montréal le , est un écrivain, un cinéaste et un intellectuel québécois. Il est particulièrement reconnu pour son roman Prochain Épisode. Il est aussi une figure importante de l'histoire du mouvement indépendantiste québécois, auquel il a contribué tant comme militant qu'essayiste. Habité par la tentation du suicide pendant une grande partie de sa vie, il met fin à ses jours en 1977 dans les jardins du Collège Villa Maria.

BiographieModifier

GénéalogieModifier

Hubert Aquin naît le , au 4037 rue St-André, à Montréal. Sa famille est d'origine canadienne française, mais aussi irlandaise de par son arrière-grand-mère, Helen McCardon[1]. Il est le fils d'un commerçant montréalais d'articles de sport[3]. Il a eu trois fils : Philippe et Stéphane, avec son épouse Thérèse Larouche, et Emmanuel Aquin avec sa deuxième conjointe, Andrée Yanacopoulo. François Aquin, son cousin, est élu député libéral en 1966, avant de quitter le parti en 1967 et de s'afficher député indépendant, car en désaccord avec la désapprobation de son chef Jean Lesage face au Vive le Québec libre ! de De Gaulle. Hubert Aquin est aussi le frère de l'ingénieur Richard Aquin avec qui il a tenté d'organiser un Grand Prix automobile à Montréal dans les années 60[4].

ÉtudesModifier

Aquin entre au Collège Sainte-Marie, chez les Jésuites, en septembre 1946 et le quitte en juin 1948[5]. Il y obtient des résultats remarquables, selon Guylaine Massoutre. C'est là qu'il rencontre Louis-Georges Carrier, qui sera un grand ami d'Aquin toute sa vie. Il y joue également au théâtre, ce qui l'aide à combattre sa grande timidité d'enfance[6]. Il s'inscrit à la faculté de philosophie de l'Université de Montréal en septembre 1948, et en reçoit un diplôme en 1951, à 21 ans. Pendant son passage à cette université, il y dirige le journal étudiant Le Quartier latin. On lui offre alors un emploi d'enseignant à l'université, mais il le refuse, préférant alors se préparer à une carrière en journalisme[7]. Il part ensuite étudier à l'Institut d'études politiques de Paris de 1951 à 1954. Selon Aquin, chaque voyage en Europe est le moment d'un « choc émotif »[8], thème qui se retrouvera plus tard dans son œuvre.

Vie professionnelleModifier

 
Dans le cadre de ses activités professionnelles, Aquin tisse un lien d'amitié avec Albert Memmi, penseur tunisien de la décolonisation.

À son retour à Montréal en 1954, il est embauché comme réalisateur et scénariste pour Radio-Canada (de 1954 à 1959). Puis, de 1959 à 1963, il est réalisateur, producteur et scénariste à l'Office national du film (ONF)[3],[9]. Pour l'ONF, il travaille notamment sur le film À l'heure de la décolonisation, réalisé par Monique Fortier, qui amène Aquin à interviewer en 1962 des figures de la décolonisation telles qu'Albert Memmi (avec qui il tisse une amitié)[10], Messali Hadj, Octave Mannoni et Olympe Bhêly-Quenum[8]. La décolonisation constituera une influence majeure de ses écrits politiques. Ensuite, pendant le même séjour en Europe, il est reçu pendant trois jours par Georges Simenon[11], dont il était un grand lecteur[12]. Aquin tourne alors un film sur Simenon, qui ne verra jamais le jour.

Aquin travaille à la Bourse de Montréal de 1960 à 1964[13]. En 1966, d'après un scénario déjà écrit, Aquin rédige le script du film Faux bond, dans lequel il joue finalement le rôle principal, après une certaine hésitation. Les images du film serviront à illustrer plusieurs passages du documentaire de l'ONF Deux épisodes dans la vie d'Hubert Aquin de Jacques Godbout [14]. En 1967, il commence à enseigner la littérature au Collège Sainte-Marie[15]. En 1969, c'est l'Université du Québec à Montréal (UQAM) qui l'embauche[16], mais il démissionne en 1970, se disant en désaccord avec la politique du recteur Léo A. Dorais[17]. L'Université Carleton d'Ottawa l'engage en 1974 comme professeur invité[18], mais ne renouvelle pas son contrat[19].

Aquin est nommé, en 1975, directeur littéraire des Éditions La Presse[20]. Il perd son poste en  : il est congédié à la suite de la parution d'une lettre ouverte dénonçant les politiques culturelles des Éditions La Presse envers les œuvres québécoises[21],[22]. Il accuse alors son supérieur, Roger Lemelin, de « coloniser le Québec de l'intérieur »[13]. En 1976, Aquin retourne à l'UQAM pour une charge d'enseignement, mais n'y enseigne que pour un mois, car interrompu par une grève[23]. Après la victoire du Parti Québécois en 1976, Aquin espère obtenir un poste au sein du gouvernement, tel que sous-ministre des Affaires culturelles, ce qui ne se concrétisera pas[24].

Vie personnelleModifier

En 1958[25], Aquin découvre la course automobile, une passion qui le portera, tel que mentionné, à œuvrer pour la tenue d'un Grand Prix automobile, sur l'Île Sainte-Hélène[26]. Pour ce faire, il fonde en 1960 sa propre compagnie de courses automobiles, « Le Grand Prix de Montréal Inc. »[27]. Il inclut également la course automobile dans le film qu'il réalise en 1961, Le sport et les hommes[28] (auquel Roland Barthes collabore), et le roman Prochain Épisode. Il rêve de devenir pilote, mais se considère alors trop vieux pour y penser sérieusement[25].

C'est à Radio-Canada qu'il rencontre sa future épouse, Thérèse Larouche, scripte de son ami Louis-Georges Carrier[29]. Il se marie avec elle en 1955. En 1963, il rencontre Andrée Yanacopoulo. Née à Tunis d'un père mi-sicilien, mi-grec, et d'une mère française, Yanacopoulo est diplômée de médecine et de sociologie. Elle prépare alors une thèse sur le suicide et dirige une recherche sur « La dépression chez les Canadiens français de Montréal », supervisée par Guy Rocher, sociologue, et Camille Laurin, psychiatre et futur ministre indépendantiste sous René Lévesque. Yanacopoulo sera la compagne d'Aquin jusqu'à sa mort[30]. Quant au couple de Thérèse Larouche et d'Hubert Aquin, il entame les procédures de divorce en 1966[31]. Les saisies sur les revenus d'Aquin qui suivent contribuent à ses ennuis financiers[32].

 
Aquin milite au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale, longtemps dirigé par Pierre Bourgault.

Engagement politiqueModifier

La Gendarmerie royale du Canada visite son bureau en 1958. Elle y confisque des ouvrages d'auteurs tels que Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Karl Marx et Friedrich Engels. S'en suit un procès secret à Ottawa, durant trois ou quatre jours. On l'interroge sur ses amitiés pendant ses années universitaires, vraisemblablement parce que l'on cherche à traquer les militants communistes. Selon Guylaine Massoutre, ces événements « précipitent sa conscientisation politique et font naître en lui l'adhésion à l'idéologie séparatiste »[33]. Devenu militant pour l'indépendance du Québec, il est membre exécutif du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) de 1960 à 1968[13]. En 1962, dans la revue Liberté, il publie son plus célèbre texte politique, La fatigue culturelle du Canada français, répondant à un article de Pierre Elliott Trudeau au sujet de l'indépendance.

Le , il annonce publiquement dans une lettre aux journaux Le Devoir et Montréal-Matin qu'il prend « le maquis » et se fait « commandant de l'Organisation spéciale » dans le but de joindre ses forces à celles du Front de libération du Québec[3],[34],[35]. Il se réfugie alors chez Louis-Georges Carrier, puis chez Andrée Yanacopoulo[3]. Il rencontre le Dr Pierre Lefebvre, psychiatre et collaborateur à Parti pris[3], qui, le 26 juin, conclut à la nécessité d'un traitement immédiat pour cause de « dépression nerveuse ». Le 29 juin, un communiqué de presse annonce que l'Organisation spéciale passera à l'action le 1er juillet suivant[36]. Le 5 juillet, Aquin est arrêté par un policier en civil à bord d'une voiture volée, en possession d'un revolver, dans un stationnement derrière l'oratoire Saint-Joseph.

Lors de son incarcération, il déclare comme profession: « révolutionnaire ». Deux chefs d'accusation sont retenus contre lui: « vol et recel » et « possession d'arme offensive dans un dessein dangereux »[37]. Il est alors interné deux mois dans un hôpital psychiatrique, l'Institut Albert-Prévost, à l'aile à sécurité maximum. C'est lors de ce séjour qu'il commence l'écriture de son roman, Prochain Épisode[3], qui raconte l'histoire d'un révolutionnaire emprisonné. Le verdict de jugement, différé, arrive seulement en 1966. Aquin est alors acquitté à cause des témoignages contradictoires livrés sur sa santé mentale. Son pistolet est toutefois confisqué[38].

Autour de mai 1966, Aquin quitte le Québec pour vivre en Suisse. Il s'y intéresse à la « question jurassienne », et cherche à entrer en contact avec des autonomistes du Jura bernois[39]. Le 29 août, il est interrogé par la police du canton de Vaud quant à son appartenance au RIN, et son emprisonnement. On le soupçonne alors de collusion avec le Front de libération jurassien[32]. Le 19 novembre, au nom de la Police fédérale des étrangers, le canton de Vaud lui refuse un permis de séjour qui lui est nécessaire pour demeurer à Nyon. On lui signifie qu'il doit quitter la Suisse avant le 15 janvier 1967, sous le prétexte de « surpopulation étrangère »[40]. Aquin se déplace alors vers Paris, et y reste jusqu'au 21 mars 1967[39]. Il retourne ensuite à Montréal[41]. Au cours de l'année 1969, il dénonce la décision de dissoudre le RIN au profit du Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque, et quitte le parti[13].

Production littéraireModifier

 
Le roman Prochain Épisode se déroule en partie près du Lac Léman, en Suisse.

En 1952, Aquin écrit Les Rédempteurs, œuvre qui demeurera inédite jusqu'en 1959[42]. Ses textes paraissent dans diverses revues, dès 1959, entre autres dans Parti pris, Le Magazine Maclean, Voix et images du pays, Écrits du Canada français et la revue littéraire Liberté, dont il est directeur à partir de 1961[43]. Prochain Épisode[3], son roman le plus connu, est publié en 1965 à Montréal, puis en 1966 à Paris et traduit en anglais en 1967 à Toronto. Au Québec, il remporte un succès quant aux ventes et aux critiques. La première édition est épuisée en deux mois et demi, et, dans Le Devoir, le critique littéraire Jean Éthier-Blais termine son article au sujet du livre en s'exclamant: « Nous n'avons plus à chercher. Nous le tenons, notre grand écrivain. Mon Dieu, merci. »[44] À Paris, l'accueil critique est toutefois plus mitigé[45].

En 1969, il est le premier écrivain québécois à refuser le Prix littéraire du Gouverneur général qui lui est octroyé pour son roman Trou de mémoire, de 1968[13]. Aussi en 1969, il publie L'Antiphonaire qui, comme ses romans subséquents (et contrairement aux deux précédents), ne contient pas de référence politique explicite. En 1971, il publie Point de fuite. Cette année-là, il démissionne du comité de rédaction de Liberté parce que, dit-il, la revue aurait passé sous silence les événements de la crise d'Octobre 1970 pour ne pas perdre les subventions du Conseil des arts du Canada[13]. En 1974, Aquin publie Neige noire, une version moderne de Hamlet. À la fin de sa vie, il projette d'écrire Obombre, une œuvre qui demeurera inachevée. Son roman L'Invention de la mort, écrit en 1959, est finalement publié à titre posthume en 1991.

SuicideModifier

Le suicide est une idée qui habite Aquin de longues années durant, et qu'il évoque souvent avec ses amis sous forme de plaisanteries[46]. Le 29 mars 1971, il fait une tentative de suicide manquée dans une chambre de l'hôtel Reine-Élizabeth en avalant des barbituriques. Il est hospitalisé au Sacré-Cœur jusqu'au 4 avril[47]. À l'hôtel, il s'était inscrit sous le nom de son personnage de L'Antiphonaire, J. W. Forrestier[48]. Le , il fait une nouvelle tentative de suicide, réussie cette fois, avec une arme à feu dans les jardins du collège Villa Maria à Montréal, en laissant à sa compagne Andrée Yanacopoulo une dernière note :

« Aujourd’hui, le 15 mars 1977, je n’ai plus aucune réserve en moi. Je me sens détruit. Je n’arrive pas à me reconstruire et je ne veux pas me reconstruire. C’est un choix. Je me sens paisible, mon acte est positif, c’est l’acte d’un vivant. N’oublie pas en plus que j’ai toujours su que c’est moi qui choisirais le moment, ma vie a atteint son terme. J’ai vécu intensément, c’en est fini. »

— Hubert Aquin[3]

Hommages et conservationModifier

 
Le pavillon Hubert Aquin de l'Université du Québec à Montréal.

Le pavillon Hubert-Aquin de l'Université du Québec à Montréal (construit de 1975 à 1979) est nommé en son honneur (posthume).

Le fonds d'archives d'Hubert Aquin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[43].

L'écrivain et cinéaste québécois Jacques Godbout a réalisé en 1979 un documentaire sous le titre Deux épisodes dans la vie d'Hubert Aquin[3].

HonneursModifier

ŒuvreModifier

RomansModifier

  • Prochain Épisode, Montréal : le Cercle du livre de France, 1965, 174 p. 20 cm;
    Prochain Épisode, Paris : Laffont, Préférences, 1966, 228 p.;
    (en) Next Episode (translated from the French by Penny Williams), Toronto, Montréal : McClelland and Stewart Limited, 1967, 125 p. 21 cm;
    Prochain Épisode (présentation et annotation [de] Gilles Beaudet), Montréal : Éditions du Renouveau pédagogique, Lecture Québec, 1969, 151 p. ill. 19 cm;
    (en) Next Episode, (translated by Sheila Fischman ; with an afterword by Jean-Louis Major), Toronto : McClelland & Stewart, The new Canadian library, 2001, 129 p. 18 cm (ISBN 0-7710-3471-7);
    Prochain Épisode (présentation : Jacques Godbout), Saint-Laurent : Fides, Collection du nénuphar ; 71e, 2002 (ISBN 2-7621-2427-1)
    (it) Prossimo episodio (traduzione di Maria Antonietta Fontana), collana Fuori, il Sirente, Fagnano Alto, 2010 (ISBN 978-8-8878-4728-4)
  • Trou de mémoire, Montréal : Cercle du livre de France, 1968, 204 p. 20 cm;
    (en) Blackout (translated by Alan Brown), Toronto : Anansi, 1974, 169 p. 22 cm (ISBN 0-8878-4332-8 et 0-8878-4434-0)
  • L'Antiphonaire, Montréal : Cercle du livre de France, 1969, 250 p. 20 cm;
    (en) The antiphonary (translated by Alan Brown), Toronto : Anansi, AF ; 26, 1973, 196 p. 23 cm (ISBN 0-8878-4426-X);
    (en) The antiphonary (translated by Alan Brown), Toronto : New Press Canadian classics, 1983, 196 p. 18 cm (ISBN 0-7736-7053-X);
    (it) L'Antiphonaire di Hubert Aquin - o La proliferazione del doppio, [Roma] : Bulzoni, 1986;
    L'Antiphonaire, [Saint-Laurent] : Bibliothèque québécoise, Littérature, 1993, 2005 lxxvi, 396 p. 18 cm, 1993 : (ISBN 2-8940-6088-2), 2005 : (ISBN 2-8940-6247-8)
Note : Tome III, vol. V de l'édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin
  • Neige noire, roman, Montréal : La Presse, Collection « Écrivains des deux mondes », 1974, 254 p. 21 cm (ISBN 0-7777-0102-2);
    Neige noire, Montréal : Cercle du livre de France, 1978, 263 p. 22 cm;
    (en) Hamlet's twin (translated by Sheila Fischman), Toronto : McClelland and Stewart, 1979, 208 p. 22 cm (ISBN 0-7710-0800-7);
    Neige noire, Montréal : Leméac, 1994, 263 p. 22 cm (ISBN 2-7609-3164-1);
    Neige noire, [Saint-Laurent] : Bibliothèque québécoise, 1997, cxxviii, 619 p. 18 cm (ISBN 2-8940-6133-1)
Note : Édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin, Tome III, vol. VI et VII
  • L'Invention de la mort, roman posthume (écrit en 1959), Montréal : Leméac, 1991, 152 p. 22 cm (ISBN 2-7609-3143-9)
    L'Invention de la mort, Saint-Laurent : Bibliothèque québécoise, Édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin, tome 3, vol. 2, 2001 (ISBN 2-8940-6162-5)
    (it) L'invenzione della morte (traduzione di Maria Antonietta Fontana), collana Fuori, il Sirente, Fagnano Alto, 2010, 192 p. (ISBN 978-8-8878-4724-6)

Récits et nouvellesModifier

  • Les Rédempteurs, récit : Écrits du Canada français, vol. V, Montréal, 1959, p. 45-114.
  • Récits et nouvelles : Tout est miroir, édition critique établie par François Poisson, avec la collaboration d'Alain Carbonneau et Claudine Potvin pour Les Rédempteurs, Saint-Laurent, Bibliothèque québécoise, 1998, 314 p. (ISBN 2-8940-6141-2)
Note : Édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin, t. 3, vol. I.

EssaisModifier

  • Point de fuite, essais, Montréal : Cercle du livre de France, 1971, 159 p. 20 cm;
    Point de fuite, [Montréal] : Bibliothèque québécoise, 1995, lxxxvi, 316 p. 18 cm (ISBN 2-8940-6102-1)
Note : Tome IV, vol. I de l'édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin (comprend un index)
  • Blocs erratiques, textes divers, 1948-1977 (publication posthume; rassemblés et présentés par René Lapierre), Montréal : Quinze, 1977, 332 p. 18 cm;
    Blocs erratiques, Montréal : Typo no 133, 1998 (ISBN 2-8929-5148-8)

Autres publicationsModifier

  • Journal, 1948-1971 (posthume, avec index), [Saint-Laurent] : Bibliothèque québécoise, Littérature, 1992, 407 p. 18 cm (ISBN 2-8940-6067-X);
    Journal, 1948-1971, Saint-Laurent : Bibliothèque québécoise, 1999 (ISBN 2-8940-6163-3)
  • Mélanges littéraires, [Montréal] : Bibliothèque québécoise, Littérature, 1995, 2 vol. 18 cm (ISBN 2-8940-6103-X) et (ISBN 2-8940-6104-8)
Note : Tome IV, vol. 2 et vol. 3, édition critique de l'œuvre d'Hubert Aquin — 1 : Profession, écrivain ; 2 : Comprendre dangereusement
  • Confession d'un héros : Le choix des armes, La toile d'araignée (présentation de Jean Cléo Godin), [Montréal]: Leméac, Théâtre, 1997, 156 p. 20 cm (ISBN 2-7609-0355-9)
Note : Pièces de théâtre écrites pour la radio et la télévision
  • Roland Barthes, Le Sport et les Hommes (texte du film Le Sport et les Hommes, 1959, d'Hubert Aquin), Montréal : Presses de l'Université de Montréal, 2004, 79 p. 16 x 18 cm (ISBN 2-7606-1964-8)

FilmographieModifier

comme producteurModifier

  • 1960 : L'Exil en banlieue
  • 1960 : Les Grandes Religions
  • 1960 : Quatre enfants du monde
  • 1961 : Quatre instituteurs
  • 1961 : Le Temps des amours
  • 1962 : Jour après jour
  • 1963 : Trois pays, trois grand-mères
  • 1963 : Trois pays, trois apprentis
  • 1963 : Jour de mariage
  • 1963 : L'Homme vite

comme réalisateurModifier

comme scénaristeModifier

  • 1964 : La Fin des étés

comme acteurModifier

RadioModifier

Monographies sur Hubert AquinModifier

  • Jacques Beaudry, Hubert Aquin : la course contre la vie, Montréal, Hurtubise HMH, , 124 p.
  • Jacques Cardinal, Le roman de l’histoire. Politique et transmission du nom dans Prochain Épisode et Trou de Mémoire de Hubert Aquin, Montréal, Éditions Balzac, coll. « L'Univers des discours », , 185 p.
  • Anne Élaine Cliche, Le désir du roman : Hubert Aquin, Réjean Ducharme, Montréal, XYZ, , 216 p.
  • Richard Dubois, Hubert Aquin blues, Montréal, Boréal, , 176 p.
  • Candy Hoffmann, Le “sacré noir” chez Georges Bataille et Hubert Aquin, Paris, Éditions Édilivre, 2017, 410 p.
  • Martin Jalbert, Le sursis littéraire : Politique de Gauvreau, Miron, Aquin, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Nouvelles études québécoises », , 201 p.
  • Krzysztof Jarosz, La fonction poétique dans l’œuvre romanesque de Hubert Aquin, Katowice, Université Slaski, .
  • Gilles La Fontaine, Hubert Aquin et le Québec, Montréal, Parti pris, coll. « Frères Chasseurs » (no 2), , 156 p.
  • André Lamontagne, Les mots des autres : la poétique intertextuelle des œuvres romanesques de Hubert Aquin, Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Vie des lettres québécoises », , 311 p.
  • René Lapierre, L’imaginaire captif. Hubert Aquin, Montréal, Quinze, coll. « Prose exacte », , 183 p.
  • Renée Legris, Hubert Aquin et la radio : une quête d'écriture (1954-1977), Montréal, Médiaspaul, , 399 p.
  • Françoise Maccabée-Iqbal, Hubert Aquin : romancier, Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Vie des lettres québécoises », , 288 p.
  • Françoise Maccabée-Iqbal, Desafinado : otobiographie de Hubert Aquin, Montréal, VLB, , 461 p.
  • Jacinthe Martel (dir.) et Jean-Christian Pleau (dir.), Hubert Aquin en revue, Québec, Presses de l'Université du Québec, en collaboration avec Voix et Images, coll. « De vives voix », , 190 p.
  • Jacinthe Martel, "Une fenêtre éclairée d'une chandelle" : archives et carnets d'écrivains, Québec, Éditions Nota Bene, , 131 p.
  • Guylaine Massoutre, Itinéraires d’Hubert Aquin : Chronologie, Montréal, Bibliothèque québécoise, , 359 p.
  • Pierre-Yves Mocquais, Hubert Aquin ou la Quête interrompue, Montréal, Cercle du Livre de France, , 234 p.
  • Filippo Palumbo, Saga gnostica. Hubert Aquin et le Patriote errant, Montréal, VLB, coll. « Le soi et l'autre », , 368 p.
  • Jean-Christian Pleau, La Révolution québécoise : Hubert Aquin et Gaston Miron au tournant des années soixante, Montréal, Fides, coll. « Nouvelles études québécoises », , 270 p.
  • Marylin Randall, Le contexte littéraire : lecture pragmatique de Hubert Aquin et Réjean Ducharme : lecture pragmatique de Hubert Aquin et Réjean Ducharme, Longueuil, Le Préambule, coll. « L'Univers des discours », , 272 p.
  • Robert Richard, Le corps logique de la fiction : le code romanesque chez Hubert Aquin, Montréal, L'Hexagone, coll. « Essais littéraires », , 131 p.
  • Robert Richard (préf. Wajdi Mouawad, postface Fulvio Caccia), L’Émotion européenne : Dante, Sade, Aquin, Montréal, Éditions Varia, coll. « Philosophie », , 239 p.
  • (en) Gordon Sheppard, Ha ! : a self-murder mystery, Montréal, Mc-Gill-Queen's University Press,
  • Patricia Smart, Hubert Aquin, agent double : la dialectique de l'art et du pays dans "Prochain épisode" et "Trou de mémoire", Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Lignes québécoises », , 138 p.
  • Anthony Soron, Hubert Aquin ou la révolte impossible, Paris/Montréal, L'Harmattan, coll. « Critiques Littéraires », , 316 p.
  • Anthony Soron, Une filiation bâtarde? : Confrontation des imaginaires et des écritures de Marcel Proust et d'Hubert Aquin, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Imaginaires et écritures », , 193 p.
  • Anthony Wall, Hubert Aquin entre référence et métaphore, Montréal, Éditions Balzac, coll. « L'Univers des discours », , 238 p.
  • Andrée Yanacopoulo et Gordon Sheppard, Signé Hubert Aquin : enquête sur le suicide d'un écrivain, Montréal, Bibliothèque québécoise, (1re éd. 1985), 486 p.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Massoutre 1992, p. 24
  2. Massoutre 1992, p. 261
  3. a b c d e f g h et i Godbout 1979
  4. Massoutre 1992, p. 138
  5. Massoutre 1992, p. 31, 37
  6. Massoutre 1992, p. 37
  7. Massoutre 1992, p. 58
  8. a et b Massoutre 1992, p. 133
  9. Massoutre 1992, p. 107
  10. Caccia 2004
  11. Massoutre 1992, p. 134
  12. Massoutre 1992, p. 328-329
  13. a b c d e et f Smart 2008
  14. Massoutre 1992, p. 166-167
  15. Massoutre 1992, p. 183
  16. Massoutre 1992, p. 203
  17. Massoutre 1992, p. 211
  18. Massoutre 1992, p. 249
  19. Massoutre 1992, p. 252
  20. Massoutre 1992, p. 256
  21. UQAM 2008.
  22. Allard 2007.
  23. Massoutre 1992, p. 288-289
  24. Massoutre 1992, p. 292, 298
  25. a et b Massoutre 1992, p. 101
  26. SRC 2017, p. 107
  27. Massoutre 1992, p. 113
  28. a et b ONF 1961
  29. Massoutre 1992, p. 86
  30. Massoutre 1992, p. 146
  31. Massoutre 1992, p. 170, 172
  32. a et b Massoutre 1992, p. 173
  33. Massoutre 1992, p. 100
  34. Le Devoir 1964, p. 3
  35. Massoutre 1992, p. 151
  36. Massoutre 1992, p. 152
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  39. a et b Massoutre 1992, p. 171
  40. Massoutre 1992, p. 175
  41. Massoutre 1992, p. 180
  42. Massoutre 1992, p. 105
  43. a et b BAnQ
  44. Blais 1965
  45. Massoutre 1992, p. 173-174
  46. Massoutre 1992, p. 122
  47. Massoutre 1992, p. 223
  48. Martel et Pleau 2006, p. 140

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externesModifier