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La famille de Caffarelli, originaire du Languedoc, fait partie des familles subsistantes de la noblesse française[1].

Son nom initial est Caffarel, famille protestante originaire de Vars, dans le Dauphiné, venue s'établir à Montpellier en 1589, plus tard à Revel. En 1739, quatre Caffarel, Jean Caffarel, sieur de Merville, Philippe Caffarel, sieur du Bourg, et leurs neveux fils de François Caffarel, sieur du Falga, Martial-Philippe Caffarel, sieur du Falga, et Pierre-François-Maximilien Caffarel, ont obtenu des conservateurs du peuple romain un diplôme établissant qu'ils descendaient des Caffarelli romains[2].

Elle est anoblie le 15 janvier 1809 par lettres patentes conférant le titre de Comte d'Empire. La famille de Caffarelli est inscrite à l'ANF en 1953. Le titre de comte héréditaire attribué à la famille de Caffarelli est confirmé par l'arrêté ministériel du 14 mars 1879[3].

HistoriqueModifier

 
Le Château familial au Falga

Philippe Caffarel (1646-1726) , docteur-ès-droit, avocat au Parlement de Toulouse, contrôleur des Chantiers du Canal du Midi, achète le 31 décembre 1681 à la famille protestante de Soubiran, la seigneurie et le château du Falga , dans l' actuel département de la Haute-Garonne. Il en rend hommage au roi Louis XIV. Depuis cette époque, le château du Falga est resté la propriété de ses descendants. Une branche de la famille de Roquemaurel, descendante de la famille de Caffarelli en droite ligne maternelle, l'a hérité au XXème siècle[4].

Parmi les descendants de Philippe Caffarel, figure messire Pierre-François-Maximilien Caffarel, seigneur du Falga, devenu en 1739 de Caffarelli. Il épouse le 22 mai 1755 Marguerite-Louise-Félicité d'Anceau ,qui lui donne 10 enfants, dont les six garçons mentionnés ci-dessous[5], au chapitre des personnalités. Ce père de famille nombreuse a l'opportunité d'envoyer ses fils à l'Abbaye de Sorèze, distante de vingt kilomètres de Falga. Le roi Louis XVI en a fait une école militaire renommée où sont admis les jeunes nobles[6] . Ils ont traversé la Révolution Française dans des camps parfois opposés. L' un d'entre eux a émigré et servi dans l'Armée de Condé en suivant le frère de sa mère, le comte d'Anceau,[7], commandant du Corps de Béon. Il est mort à Quiberon en 1795. Trois autres ont conservé leur poste dans leur unité d'origine : l'un, général de brigade, est mort lors de la Campagne d'Égypte. Un autre , officier de marine, a participé à la Guerre d'indépendance des États-Unis. Un autre , général de division, a traversé tous les Régimes et il est devenu ministre de la guerre du royaume d'Italie créé par Napoléon Ier et Pair de France sous le Régime de la Restauration. Et enfin, deux autres frères sont entrés dans les ordres pour devenir, l'un chanoine et préfet, l'autre, évêque de Saint-Brieuc.

PersonnalitésModifier

Les 6 suivants sont tous frères:

Auguste de Caffarelli a épousé le 26 avril 1799, Julienne Le Cat d'Hervilly. Elle est la fille du comte Louis Charles d'Hervilly, marquis de Leschelle. Ce dernier était le commandant militaire de :l'Expédition de Quiberon en 1795. Il fut mortellement blessé au cours de la Bataille de Plouharnel. Par son mariage, Auguste de Caffarelli avait hérité le château :de Leschelle , dans le département de l'Aisne, où ses descendants continuent de demeurer au XXIe siècle[13].

PortraitsModifier

ArmoiriesModifier

  • Écartelé : au 1, d'azur à une épée haute d'argent garnie d'or (comte militaire); au 2, taillé d'argent et de gueules; au 3, d'argent au lion de sable; au 4, tranché d'argent et de gueules[14].

AlliancesModifier

Familles : d'Anceau, Becquet de Mégille, Bégouen, de Colnet, de Coutilloles d'Angerville, de Hauteclocque, de La Fons de La Plesnoye, de La Ruelle, Le Cat d'Hervilly, Le Clerc de Juigné, Le François des Courtis, Le Roux de Bretagne, Le Sergeant d'Hendrecourt, du Merle, de Mieulle, Régnouf de Vains, de Rocquemaurel, Rolland de Chambaudoin d'Erceville, de Saint-Angel, de Villiers de La Noue,

Notes et référencesModifier

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, Paris, 2007 - p.55
  2. Paul Romane-Musculus, « Généalogie des Caffarel devenus Caffarelli », dans Annales du Midi, 1971
  3. Annuaire de l'ANF, Albédia, Aurillac - 2017 - p.31
  4. Bottin Mondain, 2016, p.1264
  5. Un septième fils, prénommé Étienne, né en 1759, était mort en bas âge
  6. Collectif d'auteurs, L'Abbaye de Sorèze- 12 siècles d'Histoire et d'Enseignement - AMAMP éditions. 1993
  7. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye, Etrennes à la noblesse, vol. 11, 1780
  8. Les troupes de la division de Sombreuil, venues en renfort de l'armée des émigrés royalistes, avaient en effet reçu une mission de sacrifice: Favoriser le rembarquement des émigrés dans les bateaux de la flotte anglaise, par des combats défensifs d'arrière garde. Le comte de Sombreuil avait réussi à obtenir que les vaisseaux anglais cessent leur canonnade vers les troupes révolutionnaires, en échange d'une promesse de la vie sauve pour les combattants de sa division. C'est ainsi qu'un armistice avait été conclu: Il n'a pas été respecté par les révolutionnaires/ Élie DANIEL, Les Martyrs de Quiberon-1795, éditions Pierre Tequi, 1928
  9. Bernard de Corbehem, Dix ans de ma vie, ou Histoire de mon émigration; Paris, Pihan Delaforest, 1827; p.188 (CITATION: "Je vis défiler devant moi le corps des officiers de Béon, allant à la mort. Un tambour marchait en tête, battant l'air de route. Une troupe de paysans , la bêche sur l'épaule, fermait cette marche funèbre. Combien , dans ce moment fatal, ces officiers montraient de grandeur d'âme! Le major de Caffarelli , commandant la Légion de Béon, marchait en tête, suivi d'autres officiers. Le calme et la résignation se peignait sur leurs traits. La mort qu'ils avaient tant de fois bravée dans les combats, allait enfin couronner leur glorieuse carrière")
  10. Louis-Gabriel Michaud, Biographie Universelle ancienne et moderne, Paris, 1843-1865- Vol. 6- p.337
  11. Jules Geslin de Bourgogne et Anatole de Barthélémy, Anciens évêchés de Bretagne- Diocèse de Saint-Brieuc, Dumoulin- Paris, 1861- tome II, p.72-73
  12. Napoléon Bonaparte avait envoyé le général de Caffarelli en ambassade au Vatican, en 1803, afin d'inviter le pape Pie VII à se rendre à Paris pour présider la cérémonie du sacre à Notre-Dame de Paris(Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire, Vol.1- P.752-753- éd. Walhen, Bruxelles. 1845)
  13. Bottin Mondain, Levallois-Perret, 2017
  14. Armorial de l'ANF, éditions du GUI, Lathuile, 2004, p.429 - N°971

AnnexesModifier

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Bibliographie et sourcesModifier

  • Dictionnaire de la vraie noblesse Tallandier, 2008, p. 55 (ISBN 978 2 84734 498 1)
  • Catalogue de la noblesse française, Régis Valette, Robert Laffont, 1989, p. 54.
  • Paul Romane-Musculus, « Généalogie des Caffarel devenus Caffarelli », dans Annales du Midi, 1971, tome 83, no 102, p. 215-224 (lire en ligne)

Articles connexesModifier