Everest (film, 2015)

film sorti en 2015
Everest
Titre original Everest
Réalisation Baltasar Kormákur
Scénario Justin Isbell
William Nicholson
Acteurs principaux
Sociétés de production Cross Creek Pictures
Universal Pictures
Walden Media
Working Title Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Islande Islande
Genre Drame
Durée 121 minutes
Sortie 2015


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Everest est un film d'aventure américano-islando-britannique réalisé par Baltasar Kormákur, sorti en 2015.

Il raconte la tragédie survenue sur l'Everest les 10 et 11 mai 1996, causant la mort de huit personnes dans deux expéditions menées par Rob Hall et Scott Fischer, qui disparaissent également. Il ne s'agit pas de l'adaptation du récit Tragédie à l'Everest (Into Thin Air: A Personal Account of the Mt. Everest Disaster) du témoin de ce drame Jon Krakauer, publié en 1997, mais de celle des mémoires du docteur Beck Weathers, un des survivants de l'équipée de Rob Hall.

SynopsisModifier

En 1996, deux expéditions sur l'Everest sont confrontées à l'une des plus violentes tempêtes de neige de l'histoire survenue lors de leur descente depuis le sommet. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

  Italie : (Mostra de Venise)
  États-Unis :
  Belgique,   France,   Suisse romande :

DistributionModifier

  Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[3] , AlloDoublage[4] et selon le carton du doublage français ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[5].

ProductionModifier

« Everest est une métaphore de l’ambition : quiconque a de l’ambition a besoin de l’équilibrer avec sa vie de famille. Il y a la montagne d’un côté et il y a le foyer de l’autre, et la distance entre les deux est immense, car chacun des deux pôles vous attire dans deux directions diamétralement opposées[1]. »


Genèse et développementModifier

Le scénario s'inspire du livre autobiographique Laissé pour mort à l’Everest (Left for Dead: My Journey Home from Everest) écrit par Beck Weathers et publié en 2000. Il revient sur une catastrophe survenue en sur l'Everest.

Distribution des rôlesModifier

Le rôle de Rob Hall devait être initialement tenu par Christian Bale, mais ce dernier quitte le projet pour tourner dans Exodus: Gods and Kings de Ridley Scott. Il sera remplacé par l'Australien Jason Clarke[1].

La plupart des acteurs ont subi un entraînement spécifique. Jake Gyllenhaal raconte qu'il a fait un test d'altitude simulée à 9 000 mètres avec Josh Brolin : « On a fait un test d’altitude à 9 000 mètres pendant dix minutes dans un caisson et Josh et moi avons décidé de rester plus longtemps. On pensait qu’on pouvait le supporter, car on se sentait bien. On était en train de plaisanter sur le fait que ce n’était finalement pas si terrible quand tout à coup on en est sorti et on a immédiatement eu la nausée. Au cours des dix minutes qui ont suivi, on est passé d’un état assez joyeux à une profonde tristesse : cela nous a fait comprendre les effets puissants de l’altitude sur l’esprit »[1].

TournageModifier

« Pour tourner au pied de l’Everest, à haute altitude, il a fallu y grimper nous-mêmes. Et le tournage dans les Dolomites a eu lieu par - 30°, 12 à 14 heures par jour pendant 6 semaines. Nous avons aussi créé une sorte de congélo géant sur le plateau de façon à pouvoir souffler de la vraie neige sur les acteurs[1]. »


Le tournage a débuté le [6] au val Senales, en Italie, au Népal et au studio de Buckinghamshire, en Angleterre, au Royaume-Uni[7].

L'alpiniste Guy Cotter, incarné par Sam Worthington dans le film, a été consultant durant le tournage. Au moment des évènements de 1996, il était coordinateur des secours. Il explique : « Pour nous, au sein de la communauté des guides de haute-montagne, ces événements nous ont beaucoup appris. On s’est énormément interrogé après coup, pour que cette tragédie ne puisse jamais se reproduire. D’une certaine manière, cela nous a permis d’évoluer en tant que profession. Rob était au sommet de sa carrière. Mais nous étions alors au début du métier de guide de haute-montagne en Himalaya et parfois les pionniers ne survivent pas à la découverte des paramètres de leur environnement »[1].

AccueilModifier

Accueil critiqueModifier

Everest
Score cumulé
SiteNote
Metacritic64/100[8]
Rotten Tomatoes73 %[9]
Allociné [10]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film récolte 73 % d'opinions favorables pour 225 critiques[9]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 64100 pour 39 critiques[8].

En France, le site Allociné propose une note moyenne de 2,95 à partir de l'interprétation de critiques provenant de 24 titres de presse[10].

Box-officeModifier

Everest est un succès commercial, rapportant 221 297 061 $ de recettes mondiales[11], dont 43 482 270 $ aux États-Unis, pour un budget de 55 000 000 $[12]. En France, le film frôle le million d'entrées (930 837 entrées[13]), où il est resté deux semaines en tête du box-office[14].

DistinctionsModifier

Le film fait l'ouverture du 72e festival de Venise le . Deux jours plus tard il fait également l'ouverture du 41e Festival de Deauville[15].

NominationsModifier

Autour du filmModifier

Les mésaventures de Jon Krakauer avaient déjà été racontées dans le téléfilm Mort sur le toit du monde de Robert Markowitz diffusé en 1997[1].

La version 3D du film est dédicacée à Natasha Richardson.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier