Esquéhéries

commune française du département de l'Aisne

Esquéhéries
Esquéhéries
Église d'Esquéhéries.
Blason de Esquéhéries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Alain Compère
2020-2026
Code postal 02170
Code commune 02286
Démographie
Gentilé Esquérisien(ne)s
Population
municipale
861 hab. (2018 en augmentation de 2,14 % par rapport à 2013)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 05″ nord, 3° 44′ 50″ est
Altitude 182 m
Min. 144 m
Max. 199 m
Superficie 16,21 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Le Nouvion-en-Thiérache
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guise
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Esquéhéries

Esquéhéries est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophesModifier

 
Entrée du village.

LocalisationModifier

Lille est à environ 110 km, Paris à 210 km, Saint-Quentin à 45 km, la Belgique à environ 40 km.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

Le village est traversé, en tronçons parfois aériens ou souterrains, par Le Calvaire, ruisseau d'une dizaine de kilomètres qui prend sa source à l'est pour aller se jeter dans le Noirieu à la sortie du village.

 
Le ruisseau Le Calvaire.

Voies de communication et transportsModifier

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental ou des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat semi-continental » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les étés sont chauds et les hivers rudes, avec un grand nombre de jours de neige ou de gel. La pluviométrie annuelle est relativement élevée[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 9,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 834 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Étreux », sur la commune d'Étreux, mise en service en 1956[7] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,2 °C et la hauteur de précipitations de 839,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 42 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[13].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Esquéhéries est une commune rurale[Note 5],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (80,9 %), terres arables (15,6 %), forêts (1,9 %), zones urbanisées (1,6 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Toponymie
Le village est cité pour la première fois sous l'appellation latine de Scherüs en 1157 dans un cartulaire de l'abbaye de Liessies. Le nom variera encore ensuite de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs: Escheheries, Esqueheri, Escherie, Esqueheryes, Queheri-en-Thierasse, Esqueherry, Esquere, Esquehery , Esqueheries sans accents au XVIIè siècle sur la carte de Cassini et enfin l'orthographe actuelle Esquéhéries au XIXè siècle [21].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Esquéhéeries est une paroisse située sur le ruisseau le Noirrieu sur lequel figurent trois moulins à eau symbolisés par une roue dentée.
Comme la plupart des villages de Thiérache, la paroisse possédait de nombreux hameaux encore présents actuellement:

  • Le Grand Houé (aujourd'hui Le Grand-Wé) qui était un grenier à sel en 1758[22].
  • Le Chénot, La Petite-Rue, La Planchette, La Voierie
  • Le Prez Caillot (Pré-Cailloux)
  • le hameau Les 40 Jallois (un jalois est une ancienne unité agraire équivalant approximativement à 30 ares)

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune d'Esquéhéries est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Capelle. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[23].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[24]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Guise pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[24], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[25].

Administration municipaleModifier

 
La mairie.
 
Le monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Paul Derbecq    
mars 2001 mars 2008 Pierre Lion    
mars 2008 En cours
(au 12 juillet 2020)
Alain Compère DVD Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[26]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2018, la commune comptait 861 habitants[Note 7], en augmentation de 2,14 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0302 0652 0132 0602 4482 4382 5402 5242 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2932 2762 1491 8081 8541 8311 7251 6061 561
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5361 4641 4501 2591 2211 2161 2081 1781 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1831 1641 0611 0101 0051 219862848858
2018 - - - - - - - -
861--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) : industriel et philanthrope né à Esquéhéries.
  • Ernest Lavisse, Historien, membre de l'Académie française (1842-1922), ses ancêtres Lavisse sont originaires d'Esquéhéries depuis 1687.
  • Georges Hardy (1884-1972) : professeur d'histoire, directeur de l'École Coloniale puis recteur d'académie né à Esquéhéries.
  • Ephrem Coppeaux né le 15/02/1870 à Esquéhéries, maire de Fourmies et député du Nord de 1924 à 1928.

HéraldiqueModifier

  Blason
La façade de l’église fortifiée du lieu[31].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
  Une couleur n'est pas précisée dans le blasonnement ci-dessus.
Veuillez faire apparaître la couleur inconnue en blanc (table d'attente) et l'argent en gris
.

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Étreux - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Esquéhéries et Étreux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Étreux - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Esquéhéries et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f145.item
  22. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f174.item
  23. « communauté de communes de la Thiérache du Centre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  24. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Esquéhéries », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  25. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  26. « L'installation des conseils municipaux », La Thiérache, no 2575,‎ , p. 46 (ISSN 0183-8415)
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. « 02286 Esquéhéries (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).