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Daniel Lindenberg

historien français
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Daniel Lindenberg, né le [1] à Clermont-Ferrand et mort le à Paris[2], est un essayiste, historien des idées et journaliste français.

Sommaire

BiographieModifier

Né de parents immigrés juifs polonais, Daniel Lindenberg fréquente dans sa jeunesse le mouvement sioniste socialiste Hachomer Hatzaïr. Il suit des études d'histoire et de sociologie à la Sorbonne et adhère à l'Union des étudiants communistes durant les années 1960. Il passe ensuite à l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCml), un groupe maoïste où milite également Blandine Kriegel. Celle-ci le fera rompre par la suite avec le marxisme.

Docteur en sociologie, avec une thèse de doctorat en co-tutelle université Paris-Descartes et École des hautes études en sciences sociales (1969)[3], il se consacre à l'histoire des idées à partir des années 1970 ; ses premiers essais publiés chez Maspero sont inspirés de Nikos Poulantzas.

Il est habilité à diriger des recherches en science politique en 1994[4].

En 2007, il appelle à voter pour Ségolène Royal, dans un texte publié dans Le Nouvel Observateur, « contre une droite d’arrogance », pour « une gauche d’espérance »[5].

Il est professeur de science politique à l'université Paris VIII.

Conseiller à la direction de la revue Esprit, il a animé les réunions hebdomadaires de lecteurs au siège parisien de ce mensuel. Il appartient aussi au comité de rédaction de la revue d'histoire Mil neuf cent.

Affaire des « nouveaux réactionnaires »Modifier

En 2002, Daniel Lindenberg publie son pamphlet intitulé Le Rappel à l'ordre : Enquête sur les nouveaux réactionnaires. Cet ouvrage très médiatisé visait des personnalités telles que Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Philippe Muray ou encore Pierre-André Taguieff. Il a suscité de nombreuses polémiques[6],[7], et plusieurs critiques de la part des personnalités critiquées par Lindenberg.

Pour le philosophe Jean-Claude Michéa, l'ouvrage est symbolique d'une nouvelle posture intellectuelle qui associe abusivement tout refus « d'acquiescer à l'économie de marché » à un retour aux idées de Charles Maurras[8]. Éric Zemmour décrit un texte « bref, superficiel, sans grand talent et profondeur ». Selon lui, l'important quelques mois après l'élection présidentielle française de 2002 était de désigner des coupables pour les proposer à la « guillotine médiatique »[9].

PublicationsModifier

  • L'Internationale communiste et l'école de classe (dir. d'ouvrage), Paris, Maspero, 1972
  • Le Marxisme introuvable, Paris, Calmann-Lévy, 1975
  • Avec Pierre-André Meyer, Lucien Herr, le socialisme et son destin, Paris, Calmann-Lévy, 1977
  • Les Années souterraines (1937-1947), Paris, La Découverte, 1990
  • Figures d’Israël, Paris, Hachette, 1997
  • Le Rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires, Paris, Le Seuil, 2002
  • Destins marranes, Paris, Hachette, 2004 (prix Alberto Benveniste, 2005)
  • Choses vues : une éducation politique autour de 68, Bartillat, 2008
  • Le Procès des Lumières : essai sur la mondialisation des idées, Paris, Le Seuil, 2009
  • Y a-t-il un parti intellectuel en France ? : essai sur les valeurs modernes, Armand Colin, 2013

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Mort de Daniel Lindenberg, pourfendeur des "nouveaux réactionnaires" », sur europe1.fr, 12 janvier 2018
  2. « L’historien des idées Daniel Lindenberg est mort », sur lemonde.fr, (consulté le 12 janvier 2018)
  3. SUDOC 006585922
  4. SUDOC 075062348
  5. « Avant qu'il ne soit trop tard », tempsreel.nouvelobs.com, 13 mars 2007.
  6. Serge Halimi, « Un débat intellectuel en trompe-l’œil », Le Monde diplomatique, (consulté le 29 avril 2012).
  7. « Imaginaires formatés », Politis, (consulté le 29 avril 2012).
  8. Jean-Claude Michéa, « Michéa face à la stratégie Godwin », marianne.net, 4 janvier 2014.
  9. Eric Zemmour, Le Suicide français, Albin Michel 2014, pp. 465-470.

Voir aussiModifier