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Dévotion des premiers samedis

dévotion réparatrice des 5 premiers samedis demandée par la Vierge de Fatima
Statue représentant le Cœur immaculé de Marie, telle que décrite par sœur Lucie, une des voyantes de Notre-Dame de Fátima.

La dévotion des premiers samedis, également appelée acte de réparation du cœur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie, est une dévotion catholique qui, selon sœur Lucie dos Santos, avait été sollicitée par la Vierge Marie lors d'une apparition à Pontevedra (en) (Espagne) en décembre 1925.

Cette dévotion, d'après sœur Lucie, a pour but de « réparer les outrages faits par les hommes au Cœur Immaculé de la Vierge », qui sont, d'après la voyante, « comme des épines plantées dans le cœur de Marie ».

En 1905, le pape Pie X avait déjà approuvé une dévotion similaire. Mais cette dévotion particulière (demandée par sœur Lucie) n'a pas encore fait l'objet d'une approbation (et diffusion) officielle par l'Église catholique.

Sommaire

HistoriqueModifier

La pieuse pratique d'honorer la Vierge Marie le samedi est une coutume ancienne largement attribuée au moine bénédictin Alcuin (735-804), proche conseiller de Charlemagne. Le moine avait composé un office votif pour chaque jour de la semaine, et deux offices tout spécialement pour le samedi, en l'honneur de la Vierge Marie. Cette pratique fut rapidement adoptée par le clergé et par les laïcs[1].

La « dévotion des premiers samedis » était déjà une coutume établie dans l'Église catholique avant la demande de sœur Lucie. Le , le pape Pie X avait approuvé et accordé des indulgences pour la pratique de dévotion lors des premiers samedis de douze mois consécutifs en l'honneur de l'Immaculée Conception[2],[3]. Cette dévotion (validée par le pape) ressemble beaucoup à la « demande de la Vierge Marie » lors des apparitions mariales de Pontevedra (en).

À ce jour, le pape n'a toujours pas « approuvé officiellement » cette dévotion particulière (demandée par sœur Lucie) et sa mise en pratique reste assez faible parmi les fidèles[4].

Les apparitions de PontevedraModifier

À l'âge de 14 ans, Lucie dos Santos, l'une des « voyantes » lors des apparitions mariales de Fátima , est admise comme pensionnaire à l'école des Sœurs de Sainte Dorothée de Vilar, près de la ville de Porto. Le , elle entre à l'Institut des Sœurs de Sainte Dorothée en tant que postulante au couvent de Tui, en Espagne, juste de l'autre côté de la frontière portugaise[5].

Sœur Lucie a raconté plus tard que le 10 décembre 1925, la Vierge Marie lui était apparue au couvent de Pontevedra, en Espagne, et à ses côtés, l'Enfant Jésus. Selon Lucie, Marie aurait demandé l'institution de la dévotion des cinq premiers samedis en réparation de son cœur immaculé[6],[7],[8]. « Regarde, ma fille, mon cœur entouré de ces épines avec lesquelles les hommes le percent à chaque instant de leurs blasphèmes et de leurs ingratitudes. Toi au moins, tu cherches à me consoler, et ainsi je t'annonce : je promet d'assister, à l'heure de leur mort, avec la grâce nécessaire à leur salut, tous ceux qui, avec l'intention de me faire réparation, iront se confesser le premier samedi de cinq mois consécutifs, et qui recevront la sainte communion, réciteront cinq dizaines du rosaire, et me tiendront compagnie durant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du rosaire »[9],[5].

Les fidèles de Fátima croient que la dévotion des premiers samedis aide à consoler les chagrins de Dieu, de Jésus et de la Vierge Marie, pour « les péchés commis contre son cœur immaculé »[10].

L'acte de réparationModifier

D'après sœur Lucie, la Vierge a promis d’accorder de grandes grâces, particulièrement à l’heure de la mort, pour le croyant qui pendant les cinq premiers samedis de cinq mois consécutifs recevrait la Sainte Communion, comme un « acte de réparation au cœur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie », Mère de Dieu et Reine du Ciel[11],[12],[13], et pratiquerait les exercices suivants :

La confession peut avoir lieu huit jours avant ou même après la réception de la sainte communion, mais celle-ci doit être reçue avec dignité et dans un état de grâce, en tenant compte du fait que Jésus est physiquement présent dans l'Eucharistie (transsubstantiation). L'intention de réparer le Cœur Immaculé de Marie peut être gardée à soi-même; il n'est pas nécessaire d'avertir le confesseur.

 
Prêtre donnant la communion.

La Sainte Communion doit être reçue dans les 24 heures du premier samedi du mois. La présence à la messe est facultative. Recevoir la Sainte Communion dans le cadre de cette dévotion doit être consciemment conçu comme un acte de réparation du cœur immaculé. Le dévot n'a pas besoin de le dire à quelqu'un d'autre, mais doit le garder cela à son esprit. Pour ne pas omettre l'intention chaque samedi, l'intention générale de dévotion de l'acte de réparation peut être énoncée mentalement ou ouvertement avant le début des premiers samedis (ou entre les deux).
Si la personne a une raison valable de ne pas assister à la messe (messes non disponibles le samedi, mobilisation difficile, autre événement majeur), le fidèle peut consulter un prêtre sur la possibilité de recevoir la communion en privé ou un autre jour avec l'intention de faire de cette communion une partie intégrante de la dévotion.

Le chapelet doit, lui-aussi, être récité avec l'intention de réparer.

Cette méditation doit également être faite dans un acte de réparation au cœur immaculé de Marie. Les méditations peuvent être récitées sur les 15 mystères (ou moins), mais elles doivent durer 15 minutes. Cette méditation est en plus (c'est-à-dire séparée) de la récitation du chapelet. Cette méditation peut être priée seul ou en groupe, avec ou sans l'aide des Saintes Écritures.

Les dévotions des « Cinq premiers samedis » diffèrent des dévotions similaires des autres jours, en ce sens que tout devrait être fait avec l'intention spécifique de « réparer les blasphèmes infligés à la Sainte Vierge, les blasphèmes contre l’Immaculée Conception, contre sa virginité, contre sa maternité divine (et la reconnaissance de la Vierge comme Mère des hommes), les blasphème de ceux qui cherchent à semer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris, ou même la haine de la Vierge Immaculée, les offenses et outrages qui sont faits en saccageant ou souillant les « Saintes images de la Vierge » »[12],[13].

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Jean Frisk, « Saturday Devotions in Honor of Our Lady », sur Université de Dayton, udayton.edu (consulté le 17 mai 2019).
  2. Yves de Lassus, « Liste & thèmes des lettres de liaison », sur Centenaire des apparitions de Fatima, fatima100.fr (consulté le 17 mai 2019).
  3. « la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis » [PDF], sur Groupe paroissial de Gazeran, paroisse-gazeran.fr (consulté le 17 mai 2019), p. 3.
  4. Yves de Lassus, « Lettre de liaison n° 37 (13 octobre 2016) », sur Centenaire des apparitions de Fatima, fatima100.fr, (consulté le 17 mai 2019).
  5. a et b « La dévotion réparatrice des premiers samedis », sur Notre-Dame de Fatima, fatima.be (consulté le 17 mai 2019).
  6. Yves de Lassus, « Liste & thèmes des lettres de liaison », sur Centenaire des apparitions de Fatima, fatima100.fr, (consulté le 17 mai 2019).
  7. (en) « Biographies of new blesseds - 2000 », sur Global Catholic Network, ewtn.com (consulté le 17 mai 2019).
  8. (en) JD Flynn, « Anniversary of apparition of child Jesus to Sister Lucia to be commemorated in Spain », Catholic News Agency,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2019).
  9. (en) Fr. Donald Calloway, « Five First Saturdays In Reparation to the Immaculate Heart of Mary », sur Marian of the Immaculate Conception, marian.org, (consulté le 17 mai 2019).
  10. La dévotion réparatrice, p. 5-6.
  11. (en) « First Saturday Devotion », sur University of Notre Dame, nd.edu (consulté le 17 mai 2019).
  12. a et b « La communion réparatrice des premiers samedis du mois », sur Centenaire des apparitions de Fatima, fatima100.fr, (consulté le 17 mai 2019).
  13. a et b JClaudePrieto, « La dévotion réparatrice des cinq premiers samedis », sur Spiritualité Chrétienne, spiritualite-chretienne.com, (consulté le 17 mai 2019).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Isabel Greck, La force des premiers samedis, Pierre Téqui, , 144 p. (ISBN 978-2740319055).