Coupe de France de rugby à XIII 1937-1938

Coupe de France de rugby à XIII 1938
Description de l'image Roanne-Villeneuve XIII 1938-05 1.png.
Généralités
Sport rugby à XIII
Organisateur(s) Ligue Française de rugby à XIII
Éditions 4e
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date ?-
Nations 16 participants
Participants Professionnelles et amateurs
Site web officiel Site de la fédération française

Palmarès
Vainqueur Roanne
Finaliste Villeneuve-sur-Lot

Navigation

La Coupe de France de rugby à XIII 1937-1938 est la quatrième édition de la Coupe de France, compétition à élimination directe. Organisée par Ligue Française de rugby à XIII, elle met aux prises seize clubs et voit la victoire du club de Roanne au stade des Minimes à Toulouse, qui bat en finale Villeneuve-sur-Lot.

L'édition 1938 met aux prises les onze clubs de Championnat de France de première division auxquels se sont joints les clubs de Bègles, Burdigala, Quartier Etudiant Club (sur Paris), Tonneins et Arcachon Littoral. Ces seize clubs s'affrontent à partir de huitièmes de finale.


Tableau finalModifier

  Huitièmes de finale Quarts de finale Demi-finales Finale
 
 
      à Villeurbanne     à Narbonne     au stade Arnauné, Toulouse
 
  Roanne 43
 
  Bègles 6  
  Roanne 12
 
    Toulouse 7  
  Toulouse 19
  à Narbonne
  Paris 7  
  Roanne 17
 
    XIII Catalan 10  
  XIII Catalan 18
  à Bordeaux
  Dax 3  
  XIII Catalan 7
 
    Bordeaux 5  
  Bordeaux 52
  à Bordeaux
  Burdigala 3  
  Roanne 36
 
    Villeneuve-sur-Lot 12
  Villeneuve-sur-Lot 57
   
  Tonneins 6  
  Villeneuve-sur-Lot 11
  à Lyon
    Lyon-Villeurbanne 7  
  Lyon-Villeurbanne ?
  à Dax
  Quartier Étudiants Club ?  
  Villeneuve-sur-Lot 15
  à Arcachon
    Côte Basque 0  
  Côte Basque 33
   
  Arcachon Littoral 14  
  Côte Basque 7
  à Bordeaux
    Pau 0  
  Pau 3
   
  Albi 2  
 

Quarts de finaleModifier

Les quarts de finale de la Coupe ont lieu le dimanche .


Quart-de-finale
Dimanche
Roanne 12 - 7
(5 - 2)
Toulouse olympique XIII Lyon

Quart-de-finale
Dimanche
XIII Catalan 7 - 5
(0 - 5)
Bordeaux Narbonne
Essai(s) : 1 Azais (?)
Pénalité(s) : 2 Noguères (? et ?)
Essai(s) : 1 Estoueigt (?)
Transformation(s) : 1 Laroche (?)

Quart-de-finale
Dimanche
Villeneuve-sur-Lot 11 - 7
(5 - 2)
Lyon-Villeurbanne Bordeaux
Essai(s) : 3 Cougnenc (?), Brinsolles (?), Guiral (?)
Transformation(s) : 1 Guiral (?)
Essai(s) : 1 Lambert (?)
Pénalité(s) : 2 Marty (? et ?)

Quart-de-finale
Dimanche
Côte basque 7 - 0
(2 - 0)
Pau Dax
Essai(s) : 1 Portet (?)
Pénalité(s) : 1 Bizauta (?)
Drop(s) : 1 Hiriart (?)

Demi-finalesModifier

Les demi-finales de la Coupe ont lieu les 23 et 24 avril 1938.


Demi-finale
Dimanche
Roanne 17 - 10
(5 - 5)
XIII Catalan Narbonne
Arbitre : M. Frank Peel
Essai(s) : 3 Dauger (?), Rousié (?), Bellan (?)
Transformation(s) : 1 Servole (?)
Pénalité(s) : 2 Servole (?), Rousié (?)
Drop(s) : 1 Rousié (?)
Essai(s) : 2 Bigorre (?), Bosc (?)
Transformation(s) : 1 Noguères (?)
Pénalité(s) : 1 Bosc (?)

Demi finale
Dimanche
Villeneuve-sur-Lot 15 - 0
(7 - 0)
Côte basque Bordeaux
Essai(s) : 1 Cougnenc (?), Brunetaud (? et ?)
Transformation(s) : 2 Guiral (? et ?)
Pénalité(s) : 1 Guiral (?)

Finale - 8 mai 1938Modifier

Feuille de match
Roanne 36 – 12 Villeneuve-sur-Lot

(mt : 13 - 2)

au stade des Minimes à Toulouse

Points marqués :

Évolution du score : 5-0, 8-0, 13-0, 13-2 (mi-temps), 16-2, 21-2, 26-2, 26-7, 31-7, 31-12, 36-12.

Arbitre : M. Dobson

Spectateurs :

Composition des équipes :

 
Devant la farouche détermination du Roannais Max Rousié, le Villeneuvois Étienne Cougnenc, porteur du ballon n'hésite pas, il dégage son camp d'un long coup de pied. De gauche à droite : Brinsolles, Cougnenc, Calmel, Rousié, Delhommeau, Gibert I, Piany, Gibert II.

La finale se déroule une semaine après la demi-finale du Championnat dans laquelle Villeneuve-sur-Lot élimine Roanne et ses stars 3-2. Elle se déroule au Stade des Minimes de Toulouse et comptait dans son public le maire de Toulouse Antoine Ellen-Prévot[1]. Roanne dispute sa première finale de Coupe de France et s'est imposé contre Bégles, le Toulouse olympique XIII et le XIII Catalan pour s'y hisser. Villeneuve-sur-Lot, quant à lui, tenant du titre de la Coupe remportée en 1937 s'est imposé contre Tonneins, Lyon-Villeurbanne et Côte basque. Les deux équipes s'affrontent donc pour une revanche de la demi-finale du Championnat.

Les équipes présentent leurs meilleurs éléments, Roanne comptant sur le retour de leur capitaine Robert Samatan et choisit d'aligner Robert Dauger à la place de Gabriel Clément[2] et Léopold Servole à la place d'Eugène Chaud[3]. Villeneuve aligne Maurice Brunetaud en troisième ligne bien qu'il soit blessé, ce choix de le faire jouer amène un avantage à Roanne qui saura en profiter[1].

Après des minutes d'observations entre les deux équipes avec une ample distribution de coups de pied et de nombreuses interventions de l'arbitre anglais M. Dobson, Roanne décide d’accélérer le jeu au quart d'heure sur une sortie de mêlée par Joseph Griffard lançant idéalement Joseph Carrère à l'essai transformé ensuite par Léopold Servole. Quelques instants plus tard, Robert Dauger fait une percée et laisse Charles Lamarque scorer l'essai[4]. Villeneuve-sur-Lot est dépassé à ce moment-là du match et ne peut éviter dans l'enchaînement des évènements l'ailier roannais Maurice Bellan se jouait de la défense adverse pour remettre au puissant Henri Gibert qui va de son essai transformé par Servolle. Le score est alors de 13-0 pour Roanne avant que l'arrière villeneuvois Marius Guiral ouvre le score de son côté par une pénalité et conclure cette première mi-temps à 13-2 à l'avantage de Roanne[4].

Pas de sursaut des Villeneuvois fatigués par l'effort fournis en première période puisqu'en seconde période, le score s'envole en faveur de Roanne avec deux essais rapidement inscrits par Robert Samatan et Griffard, puis un troisième par Max Rousié. Roanne mène alors 21-2 dans cette finale à sens unique[4]. C'est alors le premier moment du match où Villeneuve-sur-Lot parvient à pénétrer dans le camp adverse. Le champion de lutte Antoine Puyuelo récupère un ballon à suivre de Lhespitaou pour marquer le premier essai de Villeneuve transformé par Guiral. La fin de match voit les deux équipes se rendre coup pour coup puis Roanne réplique par un essai de Lamarque auquel répond le Villeneuvois Calmel et une pénalité de Jean Daffis, avant que Lamarque y aille de son triplé pour clore le score final à 36-12 pour le premier titre de Coupe de France remporté par Roanne[4].

Parmi les réactions, ce résultat permet au président de Roanne, Claude Devernois, d'exulter en déclarant « Cette victoire me comble de joie. Je ne l'espérais pas aussi complète. Notre équipe a très bien joué. La parie a été très belle »[4]. Le vice-président de Villeneuve, M. de Perricot, reconnaît la supériorité de Roanne sur cette rencontre, félicitant son adversaire et pense aussitôt à la finale du Championnat à préparer pour Villeneuve contre Albi le dimanche suivant[4]. L'arrière de Villeneuve, Guiral, fait le même constat concernant la fatigue de son équipe qui enchaîne de gros matchs en cette fin de saison et espère un dénouement plus heureux en Championnat. Enfin, Rousié, l'ancien joueur de Villeneuve, est heureux d'ajouter ce titre à son palmarès avec cette victoire nette et souhaite « la victoire de [ses] compatriotes en finale de Championnat »[4], tout comme Samatan qui gagner chez lui à Toulouse « revêt une importance que les mots ne traduiront pas »[1]. Le Maire de Toulouse, M. Ellen-Prévot, déclare quant à lui « C'est vraiment magnifique et j'avoue, à ma grande honte, que je ne concevais pas le jeu de rugby de cette manière [...], le crois comprendre par les acclamations que la foule toulousaine a été conquise par leur maîtrise [des Roannais] »[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Roanne est vainqueur de la Coupe, Midi olympique, le 12 mai 1938.
  2. Le souffle à Villeneuve ...l'"esprit" à Roanne, l'Auto, le 7 mai 1938.
  3. A qui la Coupe de France des Treize ? Roanne ou Villeneuve ?, Midi olympique, le 5 mai 1938.
  4. a b c d e f et g La supériorité de Roanne fut écrasante sur les Villeneuvois fatigués ..., Pierre Pernet, l'Auto, le 9 mai 1938.

BibliographieModifier

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence. Ceux utilisés pour la rédaction de cet article sont suivis du symbole  .

Ouvrages généraux
  • André Passamar, L'encyclopédie de Treize Magazine, Toulouse, Treize Magazine,  
  • Denis Arcas, Rugby à XIII : Il était une fois ... Le rugby de Liberté, Les Editions du Net, (ISBN 9782312065854)