Communauté de communes du Grand Roye

intercommunalité française

Communauté de communes du Grand Roye
Communauté de communes du Grand Roye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Forme Communauté de communes
Siège Montdidier
Communes 62
Président Bénédicte Thiébaut
Date de création 1er janvier 2017
Code SIREN 200070977
Démographie
Population 25 873 hab. (2016)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Superficie 396,70 km2
Localisation
Localisation de
Localisation de l'EPCI dans le département de la Somme
Liens
Site web http://www.grandroye.fr
Fiche Banatic Données en ligne
Fiche INSEE Dossier complet en ligne

La communauté de communes du Grand Roye (CCGR) est une communauté de communes française, située dans le département de la Somme et la région administrative Hauts-de-France.

HistoireModifier

Une première communauté de communes du Grand Roye est créée le 1er janvier 2012, regroupant les communes d'Armancourt, Balatre, Beuvraignes, Biarre, Carrépuis, Champien, Crémery, Cressy-Omencourt, Damery, Dancourt-Popincourt, l’Echelle-Saint-Aurin, Ercheu, Étalon, Fonches-fonchettes, Fresnoy-les-Roye, Goyencourt, Gruny, Hattencourt, Herly, Laucourt, Liancourt-Fosse, Marché-Allouarde, Rethonvillers, Roiglise, Roye, Saint-Mard, Tilloloy, Verpillères et Villers-les-Roye[1].

Cette communauté résulte de la transformation du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Roye, créé le 24 octobre 1972, qui était devenu le 22 octobre 1999 un SIVOM à la carte. Il était composé de 29 des 33 communes de l'ancien canton de Roye (Billancourt, Breuil, Curchy et Moyencourt n'avaient pas adhéré au SIVOM)[1].

Le 1er janvier 2014, la commune de Rethonvillers s'en est retirée pour adhérer à la communauté de communes du Pays Neslois[2].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[3], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Grand Roye et du canton de Montdidier », le nouvel ensemble de 24 805 habitants regroupant 62 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités concernées[6] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[7], la préfecture a sollicité l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [8].

La nouvelle intercommunalité, qui conserve la dénomination de communauté de communes du Grand Roye, est créée par un arrêté préfectoral du [9],[1].

Le , Hargicourt fusionne avec Contoire et Pierrepont-sur-Avre pour constituer la commune nouvelle de Trois-Rivières[10]. Celle-ci choisit l'appartenance à CC du Grand Roye[11]. Le nombre de communes est inchangé mais le territoire communautaire s'agrandit de 1 094 habitants et de 11,44 km2.

Territoire communautaireModifier

DescriptionModifier

La communauté de communes du Grand Roye, située dans la région picarde du Santerre, à l’est du département de la Somme et à la limite de l’Oise, est constituée depuis 2017 de 62 communes.

Son territoire est desservi par les sorties 11 et 12 de l'autoroute A1, l'ex-route nationale 334 (actuelle RD 934), reliant Amiens à Noyon.

Elle est traversée par

L'intercommunalité est irriguée par :

  • l'Avre (Verpillières, Roiglise, Roye, Saint-Mard, l'Échelle-Saint-Aurin, Villers-lès-Roye)
  • l’Ingon (Fonches-Fonchette , Étalon et Herly)

ainsi que leurs affluents[12].

CompositionModifier

En 2020, cette communauté de communes est composée des 62 communes suivantes[9] :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Montdidier
(siège)
80561 12,58 6 255 (2017) 497
Andechy 80023 Andechois 7,77 269 (2017) 35
Armancourt 80027 Armancourtois 2,16 33 (2017) 15
Assainvillers 80032 Assainvilleriens 7,3 108 (2017) 15
Ayencourt 80049 Monchellois 4,67 192 (2017) 41
Balâtre 80053 Balatrais 3,3 72 (2017) 22
Becquigny 80074 6,04 131 (2017) 22
Beuvraignes 80101 Beuvraignois 14,45 860 (2017) 60
Biarre 80103 2,4 67 (2017) 28
Bouillancourt-la-Bataille 80121 3,59 155 (2017) 43
Boussicourt 80125 Boussicourtois 3,32 87 (2017) 26
Bus-la-Mésière 80152 Busiens 6,85 167 (2017) 24
Cantigny 80170 Cantignois 4,03 114 (2017) 28
Carrépuis 80176 Carrépuisiens 5,5 272 (2017) 49
Champien 80185 Champiennois 8,77 276 (2017) 31
Courtemanche 80220 Courtemanchois 4,15 102 (2017) 25
Crémery 80223 2,58 121 (2017) 47
Cressy-Omencourt 80224 Omencourtois 7,67 123 (2017) 16
Damery 80232 4,83 235 (2017) 49
Dancourt-Popincourt 80233 5,9 155 (2017) 26
Davenescourt 80236 11,73 563 (2017) 48
Erches 80278 Erchois 8,21 187 (2017) 23
Ercheu 80279 14,15 785 (2017) 55
Étalon 80292 4,56 136 (2017) 30
Ételfay 80293 Ételfayens 8,12 378 (2017) 47
Faverolles 80302 6,7 161 (2017) 24
Fescamps 80306 Fescampois 5,08 138 (2017) 27
Fignières 80311 Fignièrois 6,6 154 (2017) 23
Fonches-Fonchette 80322 Fonchois 5,02 164 (2017) 33
Fontaine-sous-Montdidier 80326 Fontainois 9,03 108 (2017) 12
Fresnoy-lès-Roye 80359 7,65 293 (2017) 38
Goyencourt 80383 5,38 94 (2017) 17
Gratibus 80386 Gratibusiens 5,33 182 (2017) 34
Grivillers 80391 3,39 86 (2017) 25
Gruny 80393 Gruniens 7,01 324 (2017) 46
Guerbigny 80395 Guerlotins 8,27 293 (2017) 35
Hattencourt 80421 3,61 291 (2017) 81
Herly 80433 3,75 45 (2017) 12
Laboissière-en-Santerre 80453 Bossériens 7,15 150 (2017) 21
Laucourt 80467 6,37 203 (2017) 32
Le Cardonnois 80174 Cardonnoisiens 2,37 83 (2017) 35
L'Échelle-Saint-Aurin 80263 5,1 53 (2017) 10
Liancourt-Fosse 80473 6,44 301 (2017) 47
Lignières 80478 6,33 137 (2017) 22
Malpart 80504 Malpartois 4,25 78 (2017) 18
Marché-Allouarde 80508 2,07 53 (2017) 26
Marestmontiers 80511 Maresmontois 2,48 113 (2017) 46
Marquivillers 80517 Marguilliers 5,78 188 (2017) 33
Mesnil-Saint-Georges 80541 Mesnilois 6,04 188 (2017) 31
Piennes-Onvillers 80623 12,29 363 (2017) 30
Remaugies 80667 Remaugeois 4,14 132 (2017) 32
Roiglise 80676 Roiglisiens 5,67 155 (2017) 27
Rollot 80678 Rollotois 12 751 (2017) 63
Roye 80685 15,55 5 786 (2017) 372
Rubescourt 80687 Rubescourtois 3,97 134 (2017) 34
Saint-Mard 80708 4,15 165 (2017) 40
Tilloloy 80759 6,37 353 (2017) 55
Trois-Rivières 80625 16,63 1 504 (2017) 90
Verpillières 80790 4,87 165 (2017) 34
Villers-lès-Roye 80803 6,31 274 (2017) 43
Villers-Tournelle 80805 5,93 155 (2017) 26
Warsy 80822 Warsysiens 2,98 143 (2017) 48

DémographieModifier

Évolution démographique du territoire communautaire
tel qu'existant au
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
22 19022 87123 24423 62324 65725 02625 78725 873
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
Les données mentionnées ci-dessus sont établies à périmètre géographique constant, dans la géographie en vigueur au .
(Source : INSEE RGP 2016[13])



Politique et administrationModifier

SiègeModifier

Le siège de la communauté est à Montdidier, 1136 Rue Pasteur Prolongée[9].

ÉlusModifier

La communauté de communes est administrée par son Conseil communautaire, composé à compter des élections municipales de 2020 dans la Somme et pour tenir compte de l'évolution démographique des communes, le conseil communautaire est réduit à 93 membres répartis comme suit[14] :
- 15 sièges pour Montdidier ;
- 14 sièges pour Roye ;
- 3 sièges pour Trois-Rivières ;
- 2 sièges pour Beuvraignes et Ercheu ;
- 1 siège pour les autres communes.

Au terme des élections municipales de 2020, le conseil communautaire restructuré a réélu sa présidente, Bénédicte Thiébaut, maire de Roiglise, et désigné ses 15 vice-présidents, qui sont[15],[16] :

  1. Joël Suin, maire de Trois-Rivières ;
  2. Frédérick Boquet, maire de Liancourt-Fosse ;
  3. Michel Choisy, maire de Rollot ;
  4. Éric Guibon, maire-adjoint de Roye ;
  5. Hervé Defrance, conseiller municipal de Montdidier ;
  6. Marjorie Delaporte, maire d’Armancourt ;
  7. Xavier Balzot, maire de Erches ;
  8. Josiane Hérouart, maire-adjoint de Roye ;
  9. Valérie Lejeune, conseillère municipale de Montdidier ;
  10. Valérie Bauduin, maire de Goyencourt ;
  11. Brigitte Demarcy, maire d’Ayencourt-Le-Monchel ;
  12. Jean-Pierre Ramu, conseiller délégué de Roye ;
  13. Tony Lheureux, conseiller municipal de Montdidier ;
  14. Anne Leroyer, maire de Saint-Mard ;
  15. Pascal Lefèvre, maire de Fescamps.

La présidente, les 15 vice-présidents et 10 autres membres — et notamment les maires des bourgs-centres — constituent le bureau de l'intercommunalité pour la mandature 2020-2026[16].

Liste des présidentsModifier

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2012 (?) En cours
(au 10 juillet 2020)
Bénédicte Thiébaut UDI[17] maire de Roiglise (2008 → )
Réélue pour le mandat 2017-2020[18],[19],[20],[21] ,[15]

CompétencesModifier

L'intercommunalité exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres, dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales.

Ces compétences ont été déterminées par le conseil communautaire de décembre 2018 et sont[22] :

  • Compétences obligatoires :
  • Compétences optionnelles :
    • Protection et mise en valeur de l'environnement ;
    • Politique du logement et du cadre de vie ;
    • Voirie ;
    • Action Sociale ;
    • Sentiers de randonnées ;
    • Transport ;
    • Gestion de l'immeuble loué à la gendarmerie ;
    • Gestion des animaux errants ;
    • SDIS.
  • Compétences facultatives :
    • Assainissement non collectif
    • Aménagement numérique du territoire
    • Equipements culturels, sportifs d'intérêt communautaire
    • Déneigement
    • Aérodrome intercommunal
    • Politiques contractuelles
    • Fonds de concours

Régime fiscalModifier

La Communauté de communes est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Afin d'assurer ses compétences, la communauté de communes perçoit une fiscalité additionnelle aux impôts locaux des communes, sans fiscalité professionnelle de zone et sans fiscalité professionnelle sur les éoliennes[9].

Projets et réalisationsModifier

Conformément aux dispositions légales, une communauté de communes a pour objet d'associer des « communes au sein d'un espace de solidarité, envue de l'élaboration d'un projet commun de développement et d'aménagement de l'espace[23] ».

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Statuts », L'institution, sur http://grandroye.fr (consulté le 14 mars 2017).
  2. « Arrêté préfectoral du 28 octobre 2013 portant retrait de la commune de Rethonvillers de la communauté de communes du Grand Roye et adhésion à la communauté de communes du Pays Neslois, et portant modifications statutaires de la Communauté de communes du Pays Neslois » [PDF], Préfecture de région de Picardie (consulté le 3 août 2014).
  3. Cécile Latinovic, « Haute-Somme : Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux ? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Aude Collina, « haute-somme - Fusion des intercommunalités: une dette en guise de dot : Des intercommunalités doivent se marier, charriant leurs dettes, qui varient de quelques dizaines d’euros par habitant à 700€, avec une mention hors catégorie pour Moreuil », Le Courrier picard, édition Albert et environs,‎ (lire en ligne).
  6. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « haute-somme - La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard, édition Péronne et sa région,‎ (lire en ligne).
  7. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  8. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du Grand Roye et de la communauté de communes du canton de Montdidier », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 88-90 (lire en ligne [PDF]).
  9. a b c et d « CC du Grand Roye (N° SIREN : 200070977) », Fiche signamétique BANATIC, Ministère de l'intérieur - DGCL, (consulté le 29 mars 2020).
  10. « Arrêté préfectoral du 12 novembre 2018 prononçant la création de la commune nouvelle de Trois-Rivières au 1er janvier 2019 », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2018-079,‎ , p. 16-20 (lire en ligne [PDF], consulté le 6 janvier 2019).
  11. « Arrêté préfectoral du 29 novembre 2018 portantextension du périmètre de la communauté de communes du Grand Roye à compter du  » [PDF], EPCI à fiscalité propre de la Somme, Préfecture de la Somme (consulté le 29 mars 2020).
  12. « Situation géographique », L'institution, sur http://grandroye.fr (consulté le 15 mars 2017).
  13. INSEE, Recensement général de la population 2016, Document mentionné en liens externes.
  14. « Arrêté préfectoral du 3 octobre 2019 déterminant la représentativité du conseil communautaire de la communauté de communes du Grand Roye à compter du prochain renouvellement général des conseils municipaux de mars 2020 » [PDF], EPCI à fiscalité propre de la Somme, Préfecture de la Somme (consulté le 29 mars 2020).
  15. a et b Aude Collina, « Bénédicte Thiébaut reste présidente du Grand Roye : L’édile de Roiglise a fait une belle place à celui qu’on voyait plutôt comme son challenger, Joël Suin. Le maire de Trois-Rivières, troisième commune du Grand Roye, devient son premier vice président », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2020) « Contre toute attente, celle qui tient déjà les rênes de la communauté de communes depuis le 10 janvier 2017 et la fusion de celle de Roye et de Montdidier, était la seule candidate. (...) Et elle a obtenu une voix de plus (seulement) qu’en 2017, alors qu’Émile Foirest était aussi candidat : 65 voix, et 26 blancs ».
  16. a et b « Élection à la présidence de la CCGR », Les actualités, sur https://www.grandroye.fr, (consulté le 22 juillet 2020).
  17. « Départementales (80) – Après l’agriculture, place à la politique », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  18. Réélue pour le mandat 2014-2016 : Cécile Latinovic, « Les maires se rebiffent au conseil communautaire du Grand Roye : Le premier conseil communautaire du Grand Roye a été animé, vendredi 18 avril. La majorité de la Ville de Roye a failli en payer les frais. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2014).
  19. Réélue pour le mandat 2017-2020 : Cécile Latinovic, « Fusion Grand Roye et Canton de Montdidier : Bénédicte Thiébaut écrase Émile Foirest », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  20. Réélue pour le mandat 2017-2020« Compte-rendu du conseil communautaire - Séance du 10 janvier 2017 à Faverolles, 18h » [PDF], Les publications, sur http://grandroye.fr (consulté le 14 mars 2017).
  21. Aude Collina, « Bénédicte Thiébaut sera-t-elle la seule candidate à la présidence du Grand Roye? : Jeudi 9 juillet à 18 heures à Faverolles, l’équipe qui prendra les commandes de la Communauté de communes de Montdidier et Roye sera installée. En votant aux municipales, les citoyens ont aussi choisi leurs élus communautaires. À eux maintenant d’élire le président et les vice-présidents », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2020).
  22. « Nos compétences », Présentation, sur https://www.grandroye.fr (consulté le 22 juillet 2020).
  23. Article L. 5214-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier