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Claire Bazard
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Nom de naissance Claire Joubert
Naissance
Paris
Décès (à 89 ans)
Auteuil
Nationalité Française
Activité principale
Autres activités
Épistolière, journaliste, féministe
Ascendants
Conjoint
Famille
belle-sœur de Palmyre Bazard, sœur du carbonaro Nicolas Joubert

Claire Bazard (1794-1883), née Claire Joubert, est une figure féminine emblématique des saint-simoniens durant la période la plus controversée du mouvement, est devenue, de par ses écrits et actions, l'une des femmes représentatives de la naissance du féminisme.

BiographieModifier

Claire Joubert est née le à Paris[1]. Son père Pierre-Mathieu Joubert, ancien membre de l'Assemblée constituante de 1789, ancien évêque constitutionnel qui a démissionné en 1792[2], est membre du conseil de préfecture de la Seine[3]. Sa mère est née Marie Anne Geneviève Evrard. Ses parents se sont mariés le à Versailles[2]. Sa petite enfance est marquée par : la mauvaise entente entre son père, protestant, et sa mère, catholique qui la « délaisse »[4] ; à ces dix années, de l'âge de 7 ans à celui de 17 ans, passées dans un couvent, où elle était placée pour y être éduquée[5].

Lorsqu'elle sort du couvent, vers 1811[5], son père, qui a été préfet du Nord pendant l'Empire, du au , est revenu dans le département de la Seine où il est conseillé des préfectures de Paris[4].

Claire Joubert a 19 ans lorsqu'elle se marie avec Saint-Amand Bazard en 1814.

collègue, à l'octroi, et ami de son frère Nicolas. Ils ont quatre enfants : Claire née à Paris le 19 septembre 1813, mariée à Saint-Chéron le 25 octobre 1831, premier mariage célébré par les saint-simoniens[6], Albert né vers 1815, Laure, née le 22 avril 1821, et Zaire.

En novembre 1831 Claire quitte le mouvement avec son mari pour protester contre les positions d'Enfantin concernant les femmes et l'amour libre.

Claire Bazard meurt le 7 août 1883.

Journaliste et féministeModifier

Claire Bazard a su profiter de son passage dans le mouvement saint-simonien pour comprendre la puissance des femmes et leur capacité à changer le monde. Avec La femme nouvelle, elle entre dans l'histoire de la presse avec l'une des premières revues spécifiquement conçues pour les femmes. Ses écrits, articles et lettres permettent de la situer parmi les femmes précurseures du Féminisme[7] et du journalisme[8] féminin au XIXe siècle.

TravauxModifier

Texte publiéModifier

  • Claire Bazard fonde la revue Femme nouvelle

LettresModifier

  • Lettres de Claire Bazard, fonds Enfantin[9].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Régnier 2018, p. notice.
  2. a et b Bureau 2003, p. 184.
  3. SAHC 1920, p. xcviii.
  4. a et b Delvallez 2004, p. 128.
  5. a et b Raignier 2018, p. notice.
  6. Annales de philosophie chrétienne, tome XI, 1835. Le premier avait eu lieu le 11 octobre) entre la fille aînée des Bazard et Alexandre de Saint-Chéron, rédacteur du Globe, journal du mouvement.
  7. Jean-Marie Roulin, Corps, littérature, société, 1789-1900
  8. Laure Adler, A l'aube du féminisme: les premières journalistes : 1830-1850.
  9. Bibliothèque nationale de France, Direction des collections : Le fonds Enfantin ou fonds saint-simonien.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Bellet, « Dossier n°1 : une découverte relative à Bazard », La lettre des études saint-simoniennes, no 24,‎ , p. 2-5 (lire en ligne, consulté le 14 décembre 2018).

WebographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier