Charmes-sur-Rhône

commune française du département de l'Ardèche

Charmes-sur-Rhône
Charmes-sur-Rhône
Vue de la commune.
Blason de Charmes-sur-Rhône
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes Rhône-Crussol
Maire
Mandat
Thierry Avouac
2020-2026
Code postal 07800
Code commune 07055
Démographie
Gentilé Charmésiens
Population
municipale
2 979 hab. (2019 en augmentation de 13,27 % par rapport à 2013)
Densité 501 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 52″ nord, 4° 50′ 10″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 223 m
Superficie 5,95 km2
Unité urbaine Charmes-sur-Rhône
(ville-centre)
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rhône-Eyrieux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Charmes-sur-Rhône
Liens
Site web charmessurrhone.fr

Charmes-sur-Rhône est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’hôtel de ville.

GéographieModifier

La commune de Charmes-sur-Rhône est située à environ 10 kilomètres au sud-ouest de Valence (Drôme). Charmes-sur-Rhône est longée par le Rhône qui reçoit l'Embroye rivière au dénivelé rapide dans un chaos granitique.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

ClimatModifier

Le climat de la commune est méridional avec 2 500 heures de soleil par an, on trouve des populations spontanées de chênes verts ainsi que du thym, l'essence dominante de la commune est le chêne pubescent, on y trouve aussi des populations de canne de Provence.

Le Rhône borde la commune de son côté est.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Charmes-sur-Rhône est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Elle appartient à l'unité urbaine de Charmes-sur-Rhône, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 9 150 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36,2 %), zones urbanisées (26,9 %), eaux continentales[Note 3] (10,7 %), terres arables (6,3 %), forêts (5,6 %), cultures permanentes (5,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

ToponymieModifier

Du latin charmis, camus : terre aride. Bâtie à même le roc, la partie la plus ancienne du village, au caractère médiéval, a donné son nom à la cité.

HistoireModifier

Le château féodal fut la résidence de la famille de Crussol jusqu'au XVIe siècle. Il fut démantelé sur ordre de Richelieu par les habitants en 1624, en une seule journée. Par la suite il servit de carrière pour la construction du village comme l'hôtel particulier de 1746, transformé en hôtel de ville en 2000.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Henri Roulle UDR Commerçant
    Jean-Yves Bois RPR  
En cours
(au )
Thierry Avouac[11],[12] DVD puis UDI Employé

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2019, la commune comptait 2 979 habitants[Note 4], en augmentation de 13,27 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625626628677793856892898990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0321 0251 010935995973874829834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
838806769659642674666592724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
9449371 1421 5501 8262 0702 3252 3312 411
2014 2019 - - - - - - -
2 7272 979-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

 
Campanile.
 
Porte de l'Aubéran.
 
Sarcophage d’Alethius.

Lieux et monumentsModifier

  • La porte d'Embroye : c'était la porte d'entrée principale du village. Située dans un virage, elle ne risquait pas d'être attaquée au moyen d'un bélier.
  • La pierre de la fontaine située sur la place Embroye est monolithique. C'est un vestige de l'ancien cimetière protestant installé à cet endroit.
  • Église Saint-Laurent de Charmes-sur-Rhône.
  • L'ancienne église et la cité médiévale : leurs emplacements sont marqués par le campanile caractérisant le village. Cette « tour communale » fut construite, au XIXe siècle, sur les bases de l'ancien clocher.
  • La croix de Laye : cette croix marque un ancien carrefour médiéval.
  • Les ruines du château féodal.
  • Le portal de l'Aubéran : porte d'entrée de la basse cour du château. Son accès était protégé : porte, échauguette, tour, rue étroite en entonnoir. Les tentatives de prises d'assaut ont pu ainsi être réduites.
  • Le trou du Loup : passage voûté qui servait autrefois à agrandir les habitations au-dessus de la rue.
  • La rue des Vingtins : pour payer la construction des remparts de la cité, un impôt fut créé par le seigneur qui prélevait un vingtième de la récolte de blé. Le nom de Vingtins perpétue le souvenir de cet impôt.
  • Le labyrinthe végétal : il est situé sur les hauteurs de Charmes depuis 2001 et ouvert en juillet, août et septembre.
  • Le sarcophage d'Alethius. Sarcophage d’un notable lyonnais (VIe siècle) caractérisé par une épitaphe formant acrostiche.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Charmes-sur-Rhône se blasonnent ainsi :
De sinople au chevron losangé d'or et de sable.


Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Charmes-sur-Rhône », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  12. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.