Ouvrir le menu principal

Culture des champs d'urnes

(Redirigé depuis Champs d'Urnes)
Culture des champs d'urnes
Description de cette image, également commentée ci-après
Urne d'une tombe à incinération (Allemagne)
Définition
Caractéristiques
Répartition géographique Europe centrale
Période Âge du bronze
Chronologie 1 350 - 950 av. J.-C.

Objets typiques

Urne funéraire en bronze

Diffusion de la culture des champs d'urnes

La culture des champs d'urnes rassemble les cultures archéologiques de la « Céramique à cannelures légères » (d'environ 1 350 à 1 150 av. J.-C.) et du « groupe Rhin-Suisse-France orientale » (d'environ 1 150 à 950 av. J.-C.), ce qui correspond à l'étape moyenne du bronze final (bronze final IIb et IIIa)[1],[2]. C'est l'époque où des cultures et techniques du bronze et céramiques nouvelles se diffusent en Europe, avant de se terminer au tout début de l'Âge du fer[3]. Cette culture se caractérise par des nécropoles d'urnes en bronze enterrées[4].

ChronologieModifier

La culture des champs d'urnes fait suite d'environ 1 350 à 950 av. J.-C.[5] à la culture des tumulus, quand l'incinération apparait comme rite funéraire[6]. Les sites dans l'ouest et le sud de l'Europe seraient plus récents qu'en Europe centrale (voir la section « Expansionnisme ou changement endogène ? » ci-dessous).

Dans la première période des champs d’urnes, ont été trouvées de rares céramiques cannelées (par exemple à Temse-Velle) datées du bronze D – Hallstatt A1. Ces cannelures indiquent une influence RSFO (Rhin-Suisse-France Orientale[7],[8]), influence qui a donc pu se faire sentir plus tôt que ce qu'on a cru jusqu'à présent[9].

Il est délicat de définir la date exacte de la fin d'utilisation des champs d'urnes. Les deux cimetières de Velzeke étaient encore en usage aux environs de -450. Aucune date n'est postérieure au Ve siècle av. J.-C., et il semble que ce Ve siècle av. J.-C. signe la cessation de ce genre de sépulture[10].

Les deux tables suivantes montrent les principales équivalences de périodes pour la fin de l'Âge du bronze et le début de l'Âge du fer, correspondant au développement de la culture des champs d'urnes[11].

Séquence chronologique de l'âge du bronze final
et de l'âge du fer en Europe Centrale et Europe de l'Ouest,
basée sur la typochronologie
Muller-Karpe (All.) (1959)[12] Hatt (Fr.) (1961)[13] Dates av. J.C.
Bronze final D Bronze final I -1300-1200
Hallstatt A1 Bronze final IIa -1200-1100
Hallstatt A2 Bronze final IIb -1100-1000
Hallstatt B1 Bronze final IIIa -1000-900
Hallstatt B2/3 Bronze final IIIb -900-750
Hallstatt C Hallstatt ancien -750-600
Hallstatt D Hallstatt moyen/final -600-450
Séquence chronologique de l'âge du bronze final et de l'âge du fer en Allemagne du Sud et régions voisines, basée sur la datation absolue
Lanting & van der Plicht (2001/02)[14] Années av. J.C. C14 années BP
Bronze final D -1325-1200 3100–3000
Hallstatt A1 -1200-1125 3000–2950
Hallstatt A2 -1125-1025 2950–2875
Hallstatt B1 -1025-925 2875–2800
Hallstatt B2 - -
Hallstatt B3 -925800 2800–2650
Hallstatt C -800625 2650–2450
Hallstatt D -625480 2500–2400

CaractéristiquesModifier

 
Reconstruction d'une colonie de maisons sur pilotis à Unteruhldingen sur le lac de Constance dans le sud de l'Allemagne
 
Modèle d'une fortification de type Pfostenschlitzmauer (de)

HabitatModifier

Les bâtiments sont plus petits (moins de 10 m de long) que ceux de l'Âge du bronze moyen. C'est la conséquence de l'abandon de la maison-étable[9], sans que l'on sache pourquoi ce type d'habitation fut abandonné. Une hypothèse en cours suggère un passage possible de l'élevage bovin à l'élevage ovin (Roymans, 1991[15]), mais le matériel archéologique ne montre guère de réduction des bovins en parallèle avec cette diminution des habitations ; l'autre hypothèse suggérée est donc une réduction de la population due à un mouvement de colonisation d'autres terres (Fokkens, 1997[16],[17]). Cette réduction de taille se présente dans toute l'Europe de l'Ouest, étant plus ou moins datée aux environs de -900[18]. Un aspect mystérieux de ce changement de taille d'habitations, est la soudaineté avec laquelle il est arrivé — aussi bien dans le passage à des habitations plus grandes entre -1800 et -1500, que dans le retour à plus petit entre -1000 et -900. Le retour à plus petit, extraordinairement rapide, s'est fait en trois générations. Il est possible que le changement précédent, allant vers une augmentation de la taille d'habitation, ait eu lieu en un temps très court aussi car les sites connus de cette période sont étonnamment rares comparé au nombre de sites des périodes précédentes et suivantes. Par ailleurs, ces deux changements étant apparus en même temps dans toute l'Europe de l'Ouest et donc dans des paysages divers, il est probable que leur cause ne soit pas d'ordre uniquement économique[17].

Les maisons étaient à une ou deux allées. Certaines étaient assez petites, 4,5 m sur 5 m sur le Runder Berg (Urach, Allemagne), 5 à 8 m de long à Künzig (Bavière, Allemagne), d’autres jusqu’à 20 m. Elles ont été construites avec des poteaux en bois et des murs de torchis. Dans le village Velatice de Lovčičky (Moravie, République tchèque), 44 maisons ont été fouillées. De grandes fosses de stockage en forme de cloche sont connues dans la culture de Knovíz. La colonie de Radonice (Louny) contenait plus de 100 fosses. Elles ont très probablement été utilisées pour stocker des céréales et démontrent une production excédentaire considérable.

Sur les lacs du sud de l'Allemagne et de la Suisse, de nombreuses habitations sur pilotis ont été construites. Elles consistent soit en de simples maisons d’une seule pièce faites de torchis, soit en rondins. La colonie de Zoug, en Suisse, a été détruite par un incendie et fournit des informations importantes sur la culture matérielle et l'organisation de cet établissement en cette période.

Les colonies fortifiées deviennent courantes dans la période d'Urnfield. On utilise souvent un éperon escarpé, où seule une partie de la circonférence devait être fortifiée. Selon les matériaux disponibles localement, des murs en pierre sèche, des charpentes remplies de pierres ou de terre ou des palissades de type Pfostenschlitzmauer (de) étaient utilisés. D'autres établissements fortifiés utilisaient des courbes de rivières et des zones marécageuses. Sur la colline fortifiée de Hořovice près de Beroun (Tchéquie), 50 ha étaient entourés d'un mur de pierre. La plupart des colonies étaient beaucoup plus petites. Le travail des métaux est concentré dans les établissements fortifiés. Sur le Runder Berg près d'Urach, en Allemagne, 25 moules en pierre ont été découverts.

ArmesModifier

 
Cuirasses en bronze de Marmesse

Le début de la période d'Urnfield (1300 av. J.-C.) est une époque où les guerriers d'Europe centrale pouvaient être lourdement armés avec des armures, des casques et des boucliers en bronze.

 
Casque de bronze du champ d'urnes de Thonberg en Haute-Franconie (Allemagne), l'un des plus vieux casques connus au nord des Alpes

L'épée en forme de feuille pouvait être utilisée pour trancher, contrairement aux épées poignards de la culture des tumulus précédente. Elle possédait couramment un ricasso. La poignée était normalement en bronze. Elle était coulée séparément et consistait en un alliage différent. Ces épées à poignée solide sont connues depuis le bronze D (épées de Rixheim). Les autres épées ont des lames à dents et avaient probablement une garde en bois, en os ou en ramure. Certaines épées avaient des incrustations organiques sur la garde.

Les équipements de protection tels que les boucliers, les cuirasses, les jambières et les casques sont extrêmement rares et ne sont presque jamais retrouvés dans les sépultures. L'exemple le plus connu de bouclier en bronze provient de Plzeň en Bohême et a une prise rivetée. Des pièces comparables ont été trouvées en Allemagne, en Pologne occidentale, au Danemark, en Grande-Bretagne et en Irlande. Elles sont supposés avoir été fabriquées en Haute-Italie ou dans les Alpes orientales et imiter des boucliers en bois. Les tourbières irlandaises ont donné des exemples de boucliers en cuir (Clonbrinn, Co. Wexford). Les cuirasses de bronze sont connues depuis le bronze D (Čaka, tombe II, Slovaquie). Des cuirasses de bronze complètes ont été découvertes à Saint-Germain-du-Plain, neuf exemplaires, l'un à l'intérieur de l'autre, à Marmesse, Haute Marne (France), des fragments à Pfeffingen près d'Albstadt (Allemagne). Des jambières de feuilles de bronze richement décorées sont connues à Kloštar Ivanić (Croatie) et dans la grotte Paulus près de Beuron (Allemagne).

SépulturesModifier

 
Urnes funéraires de Lahnberge (Marbourg-Biedenkopf, Hesse, Allemagne)
 
Champ d'urnes de Lahnberge (Marbourg-Biedenkopf, Hesse, Allemagne) présenté au jardin botanique de Marbourg tel qu'il a été trouvé

Les champs d'urnes sont souvent localisés près de points d'eau (rivière, source…). C'est par exemple le cas pour tous les sites des Flandres, sauf vers Aalter, Velzeke et le pays de Waes[19].

Ce mode de sépulture ne remplace pas toujours les tumulus : les deux modes peuvent se juxtaposer sur le même site[20]. On peut par exemple trouver des urnes enterrées à côté de tranchées mortuaires[19] Un exemple en est la nécropole récemment découverte à Cesson (Seine-et-Marne)[21]. Il semble que les tombes à urnes dominent au début, puis on voit une augmentation des tombes à paquets d'os et des puits à incinération[9]. La nécropole de Destelbergen en Flandre est organisée autour d'une tombelle : la partie la plus ancienne, datant du bronze final, est située à l'est de cette tombelle, et la partie datant du premier âge du fer, plus récente, se trouve à l'ouest de celle-ci[22]. Les urnes contiennent essentiellement les cendres des morts : les objets sont rares. La plupart du temps, s'il y en a ils se résument à un ou deux petits bols et des répliques de l'urne principale assez petites pour passer par le col de celle-ci, parfois quelques objets significatifs pour les défunts (bijoux, armes, outils)[5],[9]. La photo ci-contre montre des urnes caractéristiques et les urnes miniatures et bols qu'elles peuvent contenir.

ÉconomieModifier

Le défrichement des forêts a été intense pendant la période Urnfield. Des prairies ouvertes ont probablement été créées pour la première fois, comme le montre l'analyse du pollen. Cela a entraîné une augmentation de l'érosion et de la charge sédimentaire des rivières.

Le blé et l'orge étaient cultivés, ainsi que les légumineuses et le haricot. Les graines de pavot étaient utilisées comme huile ou comme drogue. Le mil et l'avoine sont cultivés pour la première fois en Hongrie et en Bohême, le seigle était déjà cultivé. Plus à l'ouest, il ne s'agissait que d'une mauvaise herbe nuisible. Le lin semble avoir eu une importance moindre, peut-être parce que la laine était principalement utilisée pour les vêtements. Les noisettes, les pommes, les poires, les prunelles et des glands étaient cueillis.

Dans la colonie lacustre de Zoug, des restes d'un bouillon d'épeautre et de mil ont été découverts. Dans les champs d'urnes du Bas-Rhin, du pain levé était souvent placé sur le bûcher et les fragments brûlés ont ainsi été préservés.

Expansionnisme ou changement endogène ?Modifier

Selon la théorie diffusionniste dite « expansionniste », qui prédominait au XIXe siècle et jusque dans les années 1980[1], ces champs d'urnes correspondaient à un peuple probablement originaire de Hongrie et de Lusace[5] - sont également citées la Saxe et la Silésie. Entre 800 et 1 000 av. J.-C. ce peuple se serait étendu en Allemagne du sud et dans la Haute vallée du Rhin, puis en Bavière, Suisse, Autriche (Styrie et la Carinthie) et Italie du nord. Les urnes globuleuses à haut col remplacent alors celles bicôniques à col court et évasé. Selon Pere Bosch Gimpera et d'autres, un groupe de ce peuple, serait parti de Bavière, Wurtemberg et Bâle et passé par la trouée de Belfort pour arriver au centre de la France (champs d'urnes de Pougues-les-Eaux dans la Nièvre, de Saint-Père-sous-Vézelay dans l'Yonne — deux stations thermales —, de Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier) ; aurait ensuite contourné les Cévennes par l'ouest pour arriver dans le Tarn (nombreuses nécropoles vers Saint-Sulpice-la-Pointe), la plaine de Toulouse et les Pyrénées, et de là passer en Catalogne. Un autre groupe du même peuple, passant par le plateau suisse et la vallée du Rhône où il aurait remplacé la civilisation palafitte, aurait suivi le bord de la Méditerranée pour peupler le Roussillon et le Narbonnais. Un groupe est allé en Italie[5] dans la région de Villanova, un autre en Belgique (27 sites connus en 2007[10], principalement autour des vallées de la Lys et de l’Escaut à partir du XIe siècle av. J.-C.[9]) et en Hollande.

Depuis le congrès de Nemours en 1986 (Brun et al.), il était présumé que les nouveaux rites funéraires correspondent plus à un changement endogène aux populations locales, sans grand mouvement de populations extérieures[9] .

A contrario, une étude génétique portant sur les populations préhistoriques de la péninsule Ibérique menée en 2019 par Iñigo Olalde et ses collègues montre une tendance constante durant l'âge du fer de l'augmentation de l'ascendance liée aux populations d'Europe du Nord et d'Europe centrale par rapport à l'âge du bronze précédent. Ce flux de gènes dans la péninsule ibérique à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer, est, selon les auteurs, possiblement associé à l'introduction de la culture des champs d'urnes. Selon Olalde, contrairement à l'Europe centrale ou du nord, où l'ascendance steppique a probablement marqué l'introduction des langues indo-européennes, dans la péninsule ibérique, cette augmentation de l'ascendance steppique n'a pas toujours été accompagnée d'un passage aux langues indo-européennes[23].

LanguesModifier

De ce fait, la culture des champs d'urnes est considérée comme le vecteur le plus probable des langues celtiques. La langue proto-celtique aurait émergé en Europe de l'Est vers 2 000 av. J.-C.[24]. Les peuples parlant le proto-celtique, venant de l'Est, se seraient installés au plus tard vers 1 500 av. J.-C. dans la région ouest de l'Europe centrale, où ils furent en contact avec des peuples parlant le proto-germanique et le proto-italique[25].

Le Lépontique est le plus vieil exemple écrit (VIe siècle av. J.-C.) d'une langue celtique. Présent d'abord au nord des Alpes, il serait lié à la culture de Golasecca, elle-même issue de la culture des champs d'urnes. Attesté au VIe siècle av. J.-C., il aurait donc divergé avant cette date des autres langues celtiques comme le celtibère, dont certains traits paraissent plus archaïques, et le gaulois, qui contient des signes d'évolution linguistique[26]. La séparation entre le lépontique et les autres langues celtiques pourrait avoir eu lieu vers 1 200 av. J.-C.[27].

Les langues indo-européennes seraient également arrivées en Espagne avec les peuples de la culture des champs d'urnes, qui auraient commencé à traverser les Pyrénées un peu avant l'an 1 000 av. J.-C.[10]. Cette culture aurait notablement influencé le nord-est de la péninsule ibérique, où les Celtibères auraient adapté leurs fabrications pour leurs cimetières[28]. Javier de Hoz considère que ceci n'implique pas que tous les groupes de la culture des champs d'urnes parlaient des langues celtiques. Mais le celtibère, qui aurait divergé aux alentours de 1 200 av. J.-C., et les Celtibères partageaient des liens culturels avec la culture des champs d'urnes[29].

Historique des découvertes archéologiquesModifier

  • Wolfgang Kimmig, 1940 : publie ses travaux sur les champs d'urnes de Baden (Allemagne)[30].
  • Sigfried J. De Laet, 1958 : publie le premier schéma chronologique pour les champs d'urnes belges[31].
  • Marcel Desittere, 1968 : précise le cadre typochronologique des cimetières entre la mer du Nord et le Bas-Rhin[32].
  • années 1980 : révision de la chronologie.
  • Jean Bourgeois, 1989 : introduit la notion de « groupe Rhin-Suisse-France orientale », connu sous le sigle RSFO, pour les influences culturelles d'Europe centrale à l'âge du bronze final ; ce qui amène la réévaluation de la chronologie des sites connus, basée principalement sur l'évolution des formes de poteries dans les champs d'urnes et sur l'étude des céramiques des sites moins bien connus. La typochronologie locale est affinée par la comparaison avec les sites des régions voisines et d'Europe centrale[33].

GalerieModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Quelques signes décoratifs typiques de l'art des champs d'urnesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Thibault Lachenal, Thomas Perrin, Eric Thirault, Sandrine Bonnardin, dir. Ingrid Sénépart, « En marge du R.S.F.O. : styles céramiques de l’étape moyenne du bronze final en Provence », Archives d'Ecologie Préhistorique,‎ , pp. 157-176 (lire en ligne)
  2. José GOMEZ de SOTO, « En France de l'Ouest, de la Loire à l’Aquitaine septentrionale, de la céramique cannelée au style RSFO. Diffusion ou polygénie ? », Etudes d'archéologie, no 6,‎ (lire en ligne)
  3. Le groupe Rhin-Suisse-France orientale et la notion de civilisation des Champs d'Urnes, P. Brun, C. Mordant, 1988
  4. Les nécropoles de la civilisation des champs d'urnes dans la région des Marais de Saint-Gond, Bernard Chertier, CNRS (ISBN 2-222-01776-9), 1976
  5. a b c et d H. Jacquinot et P. Usquin, La Nécropole de Pougues-les-eaux (Nièvre). Derniers Temps de L'âge Du Bronze. Bulletin de la Société Nivernaise Des Lettres, Sciences Et Arts. 1879.
  6. La civilisation des Champs d'urnes, Patrice Brun, FMSH éditions, (ISBN 2-7351-0158-4), 1986.
  7. La période de développement du R.S.F.O. correspond aux phases IIb et IIIa de l’âge du bronze final dans la chronologie de J.-J. Hatt, au Hallstatt A2 et B1 de la chronologie de H. Müller-Karpe et, en chronologie réelle, aux XIe et Xe siècles avant notre ère. Voir Thibault Lachenal, « En marge du R.S.F.O. : styles céramiques de l’étape moyenne du Bronze final en Provence », Actes des Rencontres Méridionales de Préhistoire Récente,‎ 7 & 8 nov. 2008 (lire en ligne)
  8. Datations absolues sur les stations littorales et l’âge du bronze final dans les Alpes du Nord. Aimé Bocquet, André Marguet, Alain Orcel, Christian Orcel. Dans Le groupe Rhin-Suisse-France orientale et la notion de civilisation des Champs d’Urnes, Patrice Brun, Claude Mordant (dir.), 1986. Éd. A.P.R.A.I.F., Nemours, p. 435-444.
  9. a b c d e et f Jean Bourgeois, « La fin de l’âge du Bronze dans l’ouest de la Flandre et le « Rhin–Suisse–France orientale », dans Marcel Otte et J. Kozlowski, Préhistoire de la Grande Plaine du Nord de l’Europe, Actes du Colloque Chaire Francqui interuniversitaire au titre étranger (Université de Liège, 26 juin 2001)., vol. 99, Liège, coll. « ERAUL (Etudes et Recherches archéologiques de l Université de Liège) », 209-223 p. (lire en ligne [PDF]).
  10. a b et c Re-evaluation of the late Bronze age and early Iron age chronology of the western belgian urnfields based on 14c dating of cremated bones. Guy De Mulder, Mark Van Strydonck, Mathieu Boudin, Walter Leclercq, Nicolas Paridaens, Eugène Warmenbol. Radiocarbon, Vol 49, n° 2, 2007, p 499–514. Revue publiée par l'Université d'Arizona.
  11. Pour une nouvelle chronologie de la Protohistoire française, par Hatt, donne deux tableaux fort utiles de correspondances entre lesdifférentes variations selon les auteurs et les régions. Écrit en 1954, les données qu'il résume sont toujours en bonne partie utilisées.
  12. Herman Müller-Karpe, Beiträge zur Chronologie der Urnenfelderzeit nördlich und südlich der Alpen. Römisch-Germanische Forschungen XXII. Berlin, 1959.
  13. Chronique de Protohistoire V: une nouvelle chronologie de l’âge du Bronze final. Exposé critique du système chronologique de H. Müller-Karpe. Dans Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1961, vol. 58, pp. 184–95.
  14. De 14C-chronologie van de Nederlandse pre- en protohistorie IV: bronstijd en vroege ijzertijd. J.N. Lanting & J. van der Plicht. Palaeohistoria, 2001/2002, vol. 43–44, pp. 117–262.
  15. N. Roymans, Late Urnfield Societies in the Northwest European Plain and the Exanding Networks of Central European Hallstatt Groups, 1991. Dans Images of the Past – Studies on Ancient Societies in Northwestern Europe, eds. N. Roymans et F. Thieuws, Amsterdam, pp. 9-89. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns, p. 21 ((en)).
  16. Harry Fokkens, The genesis of urnfields: economic crisis or ideological change?. Dans Antiquity n° 71, 1997, pp. 360-373. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns, p. 21 ((en)).
  17. a et b (en) Harry Fokkens et Stijn Arnoldussen, chap. 1 « Towards new models », dans S. Arnoldussen et H. Fokkens (eds.), Bronze Age settlement sites in the Low Countries, Oxford, , 1-16 p. (lire en ligne [PDF]).
  18. N. Roymans et Harry Fokkens, Een overzicht van veertig jaar nederzettingsonderzoerk in de Lage landen. Dans Nederzettingen uit de brnstijd en de vroege ijzertijd in de Lage Landen, Nederlandse Archeologische Rapporten 13 (connu comme la conférence "NAR 13", qui fit autorité pendant plusieurs années), Amsterfoort, pp. 1-19, Harry Fokkens et N. Roymans éds. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns ((en)).
  19. a et b The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns. Jean Bourgeois, K. Verlaeckt. Dans Belgian archaeology in a European setting, éd. Marc Lodewijckx, Vol. 2, 2001. pp. 14-25.
  20. La civilisation des champs d’urnes, Jacques Bloeme.
  21. Nécropole de Cesson.
  22. Sigfried J. De Laet, H. Thoen, J. Bourgeois, Les fouilles du Séminaire d'Archéologie de la Rijkuniversiteit de Gent à Destelbergen-Eenbeekeinde et l'histoire la plus ancienne de la région de Gent (Gand). 1 - La période préhistorique. Dissertationes Archaeologicae Gandenses, XXIII, Brugge.
  23. (en) Iñigo Olalde, Swapan Mallick1, Nick Patterson, [...],The genomic history of the Iberian Peninsula over the past 8000 years, Science, 15 mars 2019, Vol. 363, Issue 6432, pp. 1230-1234
  24. Philip Ross, « L'histoire du langage », Pour la Science,‎
  25. (es) Javier de Hoz, Las lenguas célticas de la antigüedad en su contexto etnohistórico. Celtas y Celtíberos : Realidad y Leyenda. Unión Cultural Arqueológica, Universidad Complutense, Madrid. pp. 52-63
  26. (es) Javier de Hoz, Lepontic, « Celtiberian, Gaulish and the archaeological evidence ». Études Celtiques, 29, 1992, pp. 223-240
  27. Pierre-Yves Lambert, Georges-Jean Pinault, Gaulois et Celtique continental, coll. Hautes études du monde gréco-romain, Librairie Droz, 2007
  28. (en) Aedeen Cremin, The Celts in Europe, Sydney, Australia, Sydney Series in Celtic Studies 2, Centre for Celtic Studies, University of Sydney, (ISBN 978-0-86758-624-4), p. 59-60
  29. (en) Francisco Burillo Mozota, Celtiberians: Problems and Debates; Centro de Estudios Celtibéricos de Segeda, Seminario de Arqueología y Etnología Turolense, Facultad de Humanidades y Ciencias Sociales, Teruel. Journal of interdisciplinary Celtic studies, vol. 6 : The celts in the Iberian peninsula. 2005.
  30. Die Urnenfelderkultur in Baden untersucht aufgrund der Gräberfunde. Wolfgang Kimmig. Römisch-Germanische Forschungen, 14. Berlin 1940. (Dissertation à Fribourg, 1935).
  31. Ancient Peoples and Places: the Low Countries. Sigfried J. De Laet, Hudson, Londres, 1958.
  32. De urnenveldenkultuur in het gebied tussen Neder-Rijn en Noordzee - Periodes Ha A. en B.. Marcel Desittere. Dissertationes Archaeologicae Gandenses, Bruges, XI.
  33. De ontdekking van nieuwe grondstoffen en de eerste metaalbewerkers in Temse en in het Waasland. Dans Temse en de Schelde. Van Ijstijd tot Romeinen, éd. H. Thoen. Brussels: Gemeentekrediet. p 44–68.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier