Championnat de France de rugby à XIII 1980-1981

Championnat de France de première division
1980-1981
Généralités
Sport rugby à XIII
Organisateur(s) Fédération française de jeu à XIII
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date de 1980 au
Participants 14 équipes

Palmarès
Vainqueur Titre non attribué [1]
Finaliste Villeneuve XIII
XIII Catalan

Navigation

Le Championnat de France de rugby à XIII 1980-1981 oppose pour la saison 1980-1981 les meilleures équipes françaises de rugby à XIII au nombre de quatorze.

Ce championnat ne voit pas son terme, ou plutôt a une issue dramatique puisque la finale entre Villeneuve-sur-Lot et le XIII Catalan est interrompue après quelques minutes seulement , en raison de mauvais gestes entre les joueurs, des « incidents aussi stupides que déplorables »[2].

Celle-ci aura une conséquence importante en matière de médiatisation en France du rugby à XIII ; la première chaine française TF1, suite probablement à un fort lobbying de la FFR (de rugby à XV) en concurrence alors avec la FFR XIII, ne diffusera plus de matchs de rugby à XIII[3].

Et cela marque un net cout d'arrêt dans la médiatisation de ce sport, un auteur qualifiant l'année 1981 d'« année terrible »[2] et qualifiant l'évènement de « cassure » précédant une « difficile relance »[2].

Liste des équipes en compétitionModifier

Déroulé de la compétitionModifier

Classement de la première phaseModifier

Groupe AModifier

Classement Club Points Matchs
1er Pia 64 26
2e XIII Catalan 62 26
3e Lézignan 61 26
4e Villeneuve-sur-Lot 60 26
5e Carcassonne 59 26
6e Albi 53 26
7e Roanne 52 26
8e Tonneins 48 26
- Saint-Estève 48 26
10e Avignon 46 26
11e Carpentras 46 26
12e Pamiers 44 26
13e Toulouse 42 26
14e La Réole 39 26
Qualifié pour les quarts-de-finale
Affronte les barrages de maintien en groupe A

Toulouse et la Réole descendent en groupe B.

Groupe BModifier

Classement Club Points
1er Le Pontet 53
2e Saint-Gaudens 53
3e Limoux 49
4e Cavaillon 46
5e Salon-de-Provence 46
6e Cahors 36
7e Montpellier 33
8e Villefranche 32
9e Entraigues 31
10e Châtillon 24
11e Paris 21
Qualifié pour les quarts-de-finale de Poule A et montée en groupe A
Qualifiés pour les barrages d'accès à la groupe A

Le Pontet et Saint-Gaudens montent en groupe A.

Phase finaleModifier

Quarts de finale Demi-finales Finale
 le à Albi             
 Villeneuve-sur-Lot  22
 Carcassonne  13  
 Villeneuve-sur-Lot  12
 le à Pamiers
   Pia  3  
 Pia  39
 Saint-Gaudens  9  
 Villeneuve-sur-Lot  -
 le à Limoux
   XIII Catalan  -
 XIII Catalan  43
  
 Le Pontet  7  
 XIII Catalan  21
 le à Perpignan
   Lézignan  3  
 Lézignan  23
 Albi  11  

FinaleModifier

Feuille de match[2]
Villeneuve-sur-Lot interrompu XIII Catalan

(mt : -)

Le à 15h30 au Stadium à Toulouse

Homme du match :

Points marqués :

  • Villeneuve:
  • Saint Estève:

Évolution du score : 2-0 (arrêt du match)

Arbitre : M. Guy Cattaneo (Provence)

Spectateurs :

Composition des équipes :

Cette finale marque un épisode noir dans l'histoire du rugby à XIII en France. Pour la première fois de son histoire, la finale proposait la confrontation entre deux clubs historiques, Villeneuve-sur-Lot et le XIII Catalan. Ce dernier était la semaine précédente dans l'attente d'une décision de la commission de discipline de la fédération suite à la demi-finale de la Coupe de France opposant le XIII Catalan à Tonneins. Durant cette demi-finale que le XIII Catalan remporte 21-3, deux joueurs, Bernard Guasch et Jean-Jacques Cologni, agressent l'un des arbitres de touche de la rencontre, M. Pascaletto qui est ensuite emmené à l'hôpital. Dans l'attente de la décision de la commission, le XIII Catalan décide de menacer qu'en cas de suspension d'un de leurs joueurs, le club boycotterait la finale du Championnat de France. Ainsi la Fédération se trouve cette même semaine en guerre intestine autour de son équipe de France avec la démission dans la semaine précédant la finale de ses cinq sélectionneurs. Ces derniers préparent la tournée en Australie et décident de ne pas convoquer le joueur catalan Alain Touchagues, celui-ci ne joue pas alors avec son club qui l'a mis au ban sur fond de désaccords. La fédération décide alors par son comité directeur d'imposer la sélection du botteur catalan. Par la voix du Président de la Fédération René Mauries, celui-ci dénonce la main mise de sélectionneurs, issus de la même zone géographique, et explique les absences de joueurs de premier plan non issus de cette même zone. En réponse, les sélectionneurs décident de démissionner.

La Fédération décide alors tardivement de suspendre jusqu'à nouvel ordre Bernard Guasch, Jean-Jacques Cologni ainsi que le directeur sportif du XIII Catalan José Guasch. Les deux joueurs ne pouvant disputer alors la finale. Le président du XIII Catalan, M. Finck, décide alors de menacer le retrait de ses équipes junior et senior des finales qui doivent se disputer. De ce fait, la fédération, par sa commission de discipline, finit par céder la samedi soir la veille de la finale, et après de nouvelles auditions des dirigeants et des joueurs catalans concernés décide de requalifier les joueurs pour la finale et de sursoir à statuer la décision de suspension.

Avant la rencontre, l'arbitre de cette finale, Guy Cattaneo, désire de son côté se porter solidaire de ses homologues trop souvent [Quoi ?]donne le coup d'envoi avec cinq minutes de retard. Après cinq minutes de jeu, les joueurs de Villeneuve, Hermet et Roosebrouck, se retrouvent eu seul[Quoi ?] et sont blessés. Par solidarité et sans attendre les décisions du médecin, de l'arbitre et du délégué, le club de Villeneuve, par l'intermédiaire de son entraîneur Raymond Gruppi, décide alors d'interrompre le match et de se retirer sous le regard médusé des spectateurs présents. La finale ne va pas à son terme.

A l'issue de ce match, le président de la Fédération française de jeu à XIII, René Mauries, en poste depuis 1972, remet sa démission à effet immédiat. Le , la commission de discipline décide d'interdire aux deux clubs leur participation à la prochaine édition de la Coupe de France, d'interdire au XIII Catalan de prendre part à la finale de la Coupe de France 1981 qui se déroule le week-end suivant et de donner match perdu aux équipes.

Malgré cette tempête au sein du mouvement treiziste français, les joueurs de Villeneuve et du XIII Catalan, à savoir Grésèque, Hermet, Roosebrouck, Laforgue, Maccali, Chantal, Fourquet, Delaunay et Zalduendo, convoqués en équipe de France dans le cadre de la préparation à la tournée en Australie répondent tous présents le jeudi , tous réunis à Toulouse.

Barrages de maintien dans le groupe AModifier


Pamiers 15 - 5 Limoux Carcassonne


Carpentras 31 - 8 Cavaillon Le Pontet

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Louis Bonnery, Le rugby à XIII le plus français du monde, Palmarès du Championnat de France, Limoux, Cano&Franck, , 489 p. (ASIN B000X3Z932), p. 390
  2. a b c et d André Passamar, L'encyclopédie de Treize Magazine, Championnat, Toulouse, Sud-Ouest Presse impression, 2ème trimestre 1984, 169 p. (ASIN B0014I5GK6), p. 34
  3. Aimé Mouret, Le Who's who du rugby à XIII, Télévision, Toulouse, Éditions de L'Ixcéa, , 291 p. (ISBN 978-2-84918-118-8), p. 252

    « Ce n'est qu'à partir d'une certaine finale de 1981, que le rugby à XIII a quasiment été exclu de la petite lucarne. Pourtant lors de cette finale [...] il n'y pas eu de blessés et encore moins mort d'homme ? Ce qui ne fut pas le cas en 1931 où lors de la finale qui opposait à XV Agen à Quillan, un joueur d'Agen, un certain Mourrut, y laissa la vie »


BibliographieModifier

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence. Ceux utilisés pour la rédaction de cet article sont suivis du symbole  .

Ouvrages généraux
  • (fr) Louis Bonnery, Le rugby à XIII, le plus français du monde, Cano et Franck,  

Lien externeModifier