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Châteauneuf-de-Bordette

commune française du département de la Drôme
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Châteauneuf-de-Bordette
Châteauneuf-de-Bordette
vue sur le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Nyons (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Philippe Cahn
2014-2020
Code postal 26110
Code commune 26082
Démographie
Gentilé Castelbordetains, Castelbordetaines
Population
municipale
95 hab. (2016 en diminution de 4,04 % par rapport à 2011)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 10″ nord, 5° 10′ 44″ est
Altitude Min. 346 m
Max. 940 m
Superficie 15,33 km2
Localisation

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Châteauneuf-de-Bordette

Châteauneuf-de-Bordette est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Châteauneuf-de-Bordette est situé à 12 km de Nyons. L'accès au village se fait par la route départementale RD 185 depuis Mirabel-aux-Baronnies, au sud-ouest, via le col de la Croix Rouge, ou depuis Les Pilles, au nord-est.

DescriptionModifier

La commune est formée par deux vallées, celle de la Bordette et celle du Rieu Sec. Elle est bordée par deux chaînes de moyennes montagnes, dominées par Garde Grosse à l'ouest (944 m) et par la montagne d'Autuche à l'est (965 m).

GéologieModifier

La géologie de cette commune est particulièrement complexe : on y a repéré au XIXe siècle des filons de lignite qui n'ont jamais été exploités.

HydrographieModifier

  • La Bordette est un ruisseau ayant sa source sur la commune de Châteauneuf-de-Bordette. Il se jette dans l'Eygues (commune d'Aubres / un quartier d'Aubres porte le nom de « Bordette ») après un cours de 4 km. En 1891, sa largeur moyenne était de 9.20 m, sa pente de 29 m, son débit ordinaire de 1.20 m3, extraordinaire de 20 m3[1].
  • Le Rieu Sec, affluent de l'Eygues.
    • Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :
      • 1406 : Rivosec (inventaire de la chambre des comptes).
      • 1496 : Rivus Setum / Rivum Siccum (terr. De Pierre).
      • 1504 : Le rif de Riosset (terr. De Pierre).
      • XVIIIe siècle : Rieu Sec (carte de Cassini).
      • 1891 : Rieusset ou Riousset, ruisseau qui a sa source sur la commune de Châteauneuf-de-Bordette, la sépare de celle de Piégon, traverse la commune de Mirabel et se jette dans l'Eygues après 8,75 kilomètres. Sa largeur moyenne est de neuf mètres, sa pente de 148 m, son débit ordinaire de un mètre-cube, extraordinaire de vingt mètres-cube.
    • Non daté : Le Rieu Sec[réf. nécessaire]. Retour au nom de la carte de Cassini.
    • 1992 : Le Rieux-sec[3].

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[4] :

  • 1284 : Castrum de Castro Novo de Bordeta (Valbonnais, II, 118).
  • 1332 : Chasteauneuf de Bourdette (Valbonnais, II, 284).
  • 1527 : Chastel Nou de Bourdeta (archives hosp. de Crest, B 11)
  • 1793 [révolutionnaire] : Bordette
  • 1891 : Châteauneuf-de-Bordette, commune du canton de Nyons, dont le chef lieu est au hameau des Bayles.

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Les CeltesModifier

La plus ancienne trace d'occupation humaine trouvée sur le territoire de la commune est une épée, découverte à la fin du XIXe siècle et datée de l'âge du fer (vers 750 avant notre ère). Elle est aujourd'hui conservée au musée Calvet d'Avignon[réf. nécessaire].

Les Gallo-romainsModifier

La période gallo-romaine a laissé peu de traces sur le territoire de la commune, mais des tombes à tuiles plates ont été retrouvées dans le quartier de Ratier. Une villa, citée en 1023, au nord de la commune et qui s'appelait Pupianne (aujourd'hui Les Perdigons), était peut-être de fondation gallo-romaine[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

En 1023, à l'occasion d'une donation du castrum d'Altonum à l'abbaye de Cluny (Bourgogne), plusieurs sites (villa ou castrum de la région de Nyons sont cités, dont la villa de Pupianne et le castrum de Pictavis (aujourd'hui Peytieu, vraisemblablement à l'origine du nom de la Famille de Poitiers-Valentinois). Ce dernier est situé sur le territoire de Châteauneuf-de-Bordette en limite avec le territoire de Benivay-Ollon[5],[6],[7]). Les fossés de ce castrum ont été repérés dans les années 1990, par Michèle Bois, archéologue. Cette charte de donation montre surtout que le territoire de Châteauneuf-de-Bordette était intégré, au début du XIe siècle, dans un ensemble plus important, appartenant à une même famille appelée Mirabel, et qui comprenait une bonne partie des terres situées au sud et à l'est du cours de l'Eygues, depuis Les Pilles jusqu'à Mirabel[réf. nécessaire].

La commune de Châteauneuf de Bordette a été formée à partir d'une seigneurie qui a regroupé à partir du XIe siècle les versants orientaux des montagnes d'Essaillon et de Garde Grosse, les versants occidentaux des montagnes d'Autuche et de Peytieu, ainsi que les deux vallées qui les séparent, celle du Rieu Sec au sud et celle de Bordette au nord. Au centre de la vallée, un château, situé au pied de Garde Grosse, protégeait un village installé en contrebas et contrôlait le passage entre Mirabel-aux-Baronnies et Les Pilles[réf. nécessaire].

La seigneurie[4] :

  • Terre des barons de Montauban.
  • 1207 : appartient aux Valréas / (hommagée aux Montauban[réf. nécessaire]).
  • 1262 : les barons de Montauban hommagent la terre aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
  • Acquise par les Dauphins (Châteauneuf-de-Bordette passe sous la suzeraineté des dauphins de Viennois en 1315).
  • 1307 : donnée aux Constant de Alba.
  • Passe aux Toscan.
  • 1349 : (Châteauneuf-de-Bordette passe sous la suzeraineté du roi de France[réf. nécessaire]).
  • 1349 : passe aux Rémuzat.
  • 1365 : une partie est vendue aux Morges.
    • 1388 : cette partie est vendue aux Gillin.
    • Les Barrier (par héritage).
    • 1419 : passe aux Thollon de Saint-Jalle qui acquièrent vers le même temps la portion des Rémuzat.
  • 1549 : le tout est vendu aux Soyans.
  • 1610 : recouvré par les Thollon de Saint-Jalle.
  • 1667 : passe (par mariage) aux Fortia des Pilles.
  • 1685 : passe (par mariage) aux Blégiers de Taulignan.
  • 1714 : les Blégiers sont condamnés à laisser la terre aux Labeau de Bérard mais, dans les faits, ils la gardent jusqu'à la Révolution.

Châteauneuf-de-Bordette a connu au cours des XIe, XIIe et XIIIe siècles une période de prospérité sans précédent. C'est pendant cette période que quatre églises ont été construites[réf. nécessaire] :

  • Saint-Pierre de Pupianne (disparue).
  • Saint-Michel et Saint-Quenin (qui subsistent, même si elles ont été reconstruites au moins une fois depuis).
  • La chapelle dédiée à Notre-Dame (disparue) était peut-être celle du château.

Les XIVe et XVe siècles sont des périodes de crise économique et démographique qui entraînent l'abandon d'une grande partie du territoire de la seigneurie, à l'exception peut-être du quartier de Pupianne au nord. Il faut attendre la fin du XVe siècle pour que le territoire de la commune se repeuple, probablement à l'initiative du seigneur d'alors, un Thollon de Sainte-Jalle, qui cède les terres abandonnées contre la promesse d'une redevance annuelle. Les familles qui s'installent alors à Châteauneuf-de-Bordette vont finir par donner leurs noms à la plupart des hameaux de la commune (Lattard, Mayet, Chamoux, Gleyse, Roustan, Liotard, etc.). Les maisons de l'ancien village, situé au pied de la colline dominée par le château, sont abandonnées[réf. nécessaire].

Au moment de la Réforme, les familles situées au nord du col de la Croix Rouge adoptent majoritairement le protestantisme, alors que celles qui résident au sud restent catholiques. La césure géographique se double d'une rupture religieuse[réf. nécessaire].

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les habitants cherchent à obtenir une certaine autonomie à l'égard d'un seigneur qui reste assez lointain. Il leur faut exploiter un terroir très pentu, assez pauvre. Leurs enfants sont souvent contraints de s'exiler pour s'installer dans des contrées plus prospères. La population de Châteauneuf-de-Bordette, qui avait connu un maximum au milieu du XVIe siècle, régresse au cours de la seconde moitié du XVIe siècle. Elle se maintiendra au cours des deux siècles suivants à une centaine d'habitants environ[réf. nécessaire].

Avant 1790, Châteauneuf-de-Bordette était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation et bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Vaison. Son église, dédiée à saint Michel, était celle d'un prieuré séculier dont le titulaire prenait la dîme et présentait à la cure[4].

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, Châteauneuf-de-Bordette fut compris dans le canton de Mirabel, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Nyons[4].

XIXe siècle (démographie) : la population augmente à nouveau et de nouvelles terres sont exploitées, parfois au prix d'efforts importants, comme le montrent les terrasses du quartier des Perdigons. Cette croissance est de courte durée puisque, à partir des années 1870, la population régresse progressivement pour atteindre un minimum de vingt habitants en 1962[réf. nécessaire].

Milieu des années 1980 (démographie) : la commune voit sa population augmenter.

HéraldiqueModifier

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Chateauneuf de Bordette
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1989 Paul Gréco DVG  
mars 1989 En cours Philippe Cahn[8] DVG Retraité

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 95 habitants[Note 1], en diminution de 4,04 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
221197217247250238224247255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263256250238242230212221187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15616414311010694866467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
644236667777989993
2016 - - - - - - - -
95--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Grenoble.

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : lavande, vergers, vignes, oliviers, ovins[3].

 
Oliviers sur la commune de Chateauneuf de Bordette

Les sept exploitations agricoles situées sur la commune de Châteauneuf-de-Bordette font de la polyculture. Elles produisent notamment des olives de Nyons AOC et de l'huile d'olive de Nyons, des abricots (orangés de Provence), du picodon (AOC), du vin de pays (AOC Coteaux-des-Baronnies) et des productions maraîchères. Trois d'entre elles se sont spécialisées en productions biologiques (maraîchage, olives noires de Nyons et huile d'olive de Nyons, abricots)[réf. nécessaire].

Loisirs et tourismeModifier

  • Vieux village dispersé[3].
  • Torrents de la Bordette et du Rieux-sec[3].
  • Montagnes boisées de Peitieu et d'Autuche[3].
  • Randonnées (sentiers pédestres)[3].
  • Le site des Perdigons est classé en ZNIEFF avec l'ensemble du massif montagneux de Garde Grosse et d'Essaillon. Une colonie de vautours fauves niche depuis plusieurs années dans la paroi rocheuse qui domine ce quartier à l'ouest[réf. nécessaire].
  • Sentier de découverte, au départ des fermes des Perdigons qui permet de découvrir notamment de nombreuses terrasses en pierres sèches[réf. nécessaire].

Lieux et monumentsModifier

 
église romane Saint Michel à Châteauneuf de Bordette
  • Ruines du château[3].
  • Église Saint-Michel[3], de fondation médiévale, est l'église paroissiale. Il s'agit d'un édifice modifié à de nombreuses reprises au cours des siècles suivants. Elle comprend une nef, un transept formé par deux chapelles latérales et un chœur semi-circulaire mais à chevet plat. Depuis le XIXe siècle, l'église n'est plus orientée et l'accès se fait désormais par l'est (ancien chœur)[réf. nécessaire].
  • Chapelle Saint-Quentin[3]. C'est un édifice de fondation médiévale. Elle était entourée d'un cimetière qui a désormais disparu. Elle est orientée et composée d'une nef voûtée et d'un chœur semi circulaire, voûté en cul de four. L'originalité de cette chapelle tient aux marques lapidaires des pierres de la porte et d'une des fenêtres occidentales. Certaines marques, très profondément creusées, ne semblent pas être des marques de tâcheron. Sur une pierre de la fenêtre, un homme a été représenté. Certains ont voulu y voir un orant, d'autres un guerrier bogomile[réf. nécessaire].
  • À la Ferme du Moulin (privé), des pierres rondes semblent sortir du lit d'un petit cours d'eau. Cette formation géologique n'est pas clairement expliquée. Ces pierres ont servi de boulets au Moyen Âge et jusqu'au XVIe siècle[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 43
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 303 (Rieusset)
  3. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drome, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Châteauneuf-de-Bordette
  4. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 76-77
  5. Jules Chevalier, Mémoires pour servir à l'histoire des comtés de Valentinois et de Diois, 1807, tome 1
  6. Ripert-Monclar, Cartulaire de la Commanderie de Richerenches, 1907
  7. site internet racineshistoire.free.fr sur la famille de Poitiers-Valentinois
  8. Châteauneuf-de-Bordette sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier