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Château de la Porte du Scex
Image illustrative de l’article Château de la Porte du Scex
Le château vu depuis le nord et la route entre les Évouettes et Vouvry. En arrière-plan, le Grand Muveran
Coordonnées 46° 20′ 56″ nord, 6° 53′ 13″ est
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
Commune Vouvry

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Château de la Porte du Scex
Le château vu depuis le pont sur le Rhône

Le château de la Porte du Scex se trouve à la Porte-du-Scex au nord de Vouvry dans le canton du Valais en Suisse. Actuellement établi à la croisée entre la route menant de Vouvry au Bouveret, la route en provenance de Chessel et la ligne du Tonkin, le château abrite désormais un musée et des expositions.

HistoireModifier

Construit pour la première fois à une date incertaine entre la paroi rocheuse (le Scex) au pied d'un versant abrupt et le Rhône, le château permettait de protéger les territoires de Vouvry et d'assurer un péage entre la partie nord et sud du Bas-Valais. Initialement en main des comtes de Savoie, la fortification fut la propriété de la famille Tavelli de la Tour dès le milieu du XIVe siècle. Plus tard, les Savoyards associèrent le château de la Porte du Scex au château de Chillon pour établir un forfait de péage. Mais dès l'arrivée des Bernois dans le pays de Vaud, avec la prise de Chillon en 1536, l'autorité savoyarde s'effaça au profit de la principauté épiscopale de Sion.

Des travaux se succédèrent entre 1591 et 1609. Après une courte période entre 1598 et 1600 où une garnison espagnole y logea, le château retourna aux Valaisans. Des fossés entouraient les bâtiments et un pont-levis protégeait l'entrée du château. Le marché du sel étant en plein essor en Valais, notamment sous l'impulsion de Kaspar Jodok von Stockalper, le château continua à s'avérer important pour le contrôle des marchandises. Après son acquisition par l'Abbaye de Saint-Maurice en 1671, il fut reconstruit jusqu'en 1678. Le château actuel correspond plus ou moins aux travaux de cette époque, à l'exception d'une partie des fortifications qui ont été détruites depuis.

Au XVIIIe siècle, la vérification des marchandises continua d'occuper les préposés logés dans le château. Le commandement et la gestion du site étaient du ressort du gouverneur du dizain de Monthey. Mais la bâtisse se détériorait peu à peu. En 1805, on ne comptait que deux occupants dans la forteresse. Durant le XIXe siècle, des travaux eurent lieu mais les inondations et les infiltrations continuèrent leurs ravages. Une partie des fortifications, murs et pont-levis furent supprimés en 1815. Le château servit ensuite de poste de gendarmerie. En 1902, le Rhône déborda et la moitié du château s'écroula, nécessitant une reconstruction.

Lors du premier conflit mondial, l'armée installa des défenses dans la zone, avec une garde militaire pour éviter les intrusions. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'armée construisit un barrage antichar en avant du château, un fortin dans la paroi rocheuse et mina le pont sur le Rhône. Le château servait alors de cantonnement. Ce n'est qu'en 1967 qu'une véritable restauration fut envisagée pour un total d'un million de francs suisses de l'époque. L'exploitation et la gestion du château furent remises en 1976 à la commune de Vouvry.

Dans les années 1930, une voûte fortifiée avec des créneaux surplombait encore la route passant entre le versant et le château mais elle fut démolie.

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RéférencesModifier

Article connexeModifier