Gondo
Gondo
La tour Stockalper
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Brigue
Commune Zwischbergen
Démographie
Population
permanente
80 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 45″ nord, 8° 08′ 26″ est
Divers
Langue allemand
Localisation
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Gondo
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Gondo est une localité suisse de la commune de Zwischbergen dans le canton du Valais .

LocalisationModifier

Le village est situé à l'extrémité du Val Divedro, sud du Haut-Valais, sur la route du col du Simplon. La frontière avec l'Italie se trouve à un kilomètre en aval de Gondo, mais le poste de douane est dans la localité.

Gondo, Gabi et Simplon-Village en amont, sont les seuls localités valaisannes au-delà de la crête sud des Alpes et sont par conséquent situées dans le bassin versant du Pô.

HistoireModifier

 
Gondo entre 1914 et 1918

Mines d'orModifier

Durant plusieurs siècles, des mines d'or furent exploitées à Gondo. Le métal était extrait depuis le granite enfermant de la pyrite avec des inclusions d'or [3]. On pense que les premières exploitations datent du milieu du XVIe siècle [4]. À la fin du XVIIe siècle, le domaine était géré par Jodok von Stockalper qui profita de la proximité du col du Simplon pour faire fructifier ses affaires. L'exploitation du gisement continua jusqu'en 1897, date à laquelle la Confédération cessa les activités aurifères en Suisse.

L'or de Gondo a été utilisé pour la frappe de quelques dizaines de Vreneli, des pièces d'or suisses. Ces pièces, un peu plus claires que le reste de la production, sont très recherchées.

Patrimoine bâtiModifier

Église paroissiale catholique Saint-Marc, fondée en 1495. Nef reconstruite en 1967-1968 par Charles Zimmermann, mais le chœur polygonal médiéval est conservé[5].

Cure, relief en céramique de saint Martin (1968) par Werner Zurbriggen[5].

Tour Stockalper, bâtiment de cinq étages construit vers 1666-1685 comme auberge et dépôt de marchandises. Les deux tiers ont été détruits lors de la catastrophe de 2000. Restauration et rétablissement du volume initial en 2002-2007 par Durrer, Linggi et Schmid architectes[5].

Défense de la frontièreModifier

Des fortifications ont été construites dans la région aux XIXe et XXe siècles pour défendre la route du col du Simplon.

Catastrophe d'octobre 2000Modifier

 
Le village de Gondo. Au centre de l'image, on peut voir la tour Stockalper en cours de reconstruction

Gondo a toujours été considérée comme une zone à risques à cause de la paroi rocheuse et la rivière Doveria au fond de la vallée. Des mesures avaient été prises en 1988 pour limiter les chutes de pierres.

Le , suite aux inondations massives touchant le Valais, un glissement de terrain de 10 000 m³ engendré par la solifluxion du terrain emporta une partie des bâtiments du village. Quatorze personnes périrent et la « Tour Stockalper » vieille de 400 ans fut très endommagée. Les travaux de restauration durèrent quatre ans et furent financés grâce un élan de solidarité sans précédent en Suisse[6]. Le « nouveau village » fut inauguré le [7]. Le , le village de Gondo tire un trait sur cette catastrophe en inaugurant la reconstruction de la tour Stockalper en présence de l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi[8].

RéférencesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (de) Page officielle
  • (fr) Mais que s'est-il passé à Gondo ?
  • (fr) Marie-Laure Baggiolini, « Gondo sinistré », Mise au point, Radio télévision suisse « Catastrophe »,‎ (lire en ligne [[vidéo] durée : 8 min])
    « A la mi-octobre 2000, des pluies torrentielles s'abattent sur le Valais. Ces précipitations d'une ampleur peu commune provoquent une crue du Rhône et des rivières secondaires des Alpes. Le village de Gondo est à moitié détruit par un glissement de terrain. Le bilan humain est sévère : treize victimes ensevelies sous les gravats et les dégâts matériels sont énormes. »
  • Gilles Clémençon, Chantal Pannatier, Georg Humbel, Charles Reinmann, Ehud Goren, Marc Burri, « Facteur de stress », RTS Un, Radio télévision suisse « MAP [mise au point] »,‎ (lire en ligne [[vidéo] présentation : Sébastien Faure])