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Centrale nucléaire de Belleville
Image illustrative de l’article Centrale nucléaire de Belleville
Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Commune Belleville-sur-Loire, Sury-près-Léré
Coordonnées 47° 30′ 35″ nord, 2° 52′ 30″ est
Opérateur Électricité de France
Année de construction 1980
Date de mise en service 1987 et 1988
Direction Jean-Marie Boursier
Réacteurs
Fournisseurs Areva NP, Alstom
Type REP
Réacteurs actifs 2 × 1 310 MW
Puissance nominale 2 620 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 16,9 TWh (2017)[1]
Production totale 400 TWh (2012)[2]
Divers
Source froide Loire
Site web Site de Belleville

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Centrale nucléaire de Belleville

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Centrale nucléaire de Belleville

Le centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Belleville-sur-Loire est situé au nord-est du département du Cher, sur la rive gauche de la Loire, au carrefour de quatre départements (le Cher, la Nièvre, l'Yonne et le Loiret) et de deux régions administratives (la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire).

La centrale de Belleville-sur-Loire est l'une des quatre centrales (sur la Loire) de la région Centre-Val de Loire, les trois autres sont Dampierre, Saint-Laurent-des-Eaux et Chinon.

SituationModifier

Le site de la centrale, qui s'étend sur 170 hectares, est implanté sur le territoire des communes de Belleville-sur-Loire et de Sury-près-Léré. Neuvy-sur-Loire est en face sur la rive droite, Cosne-Cours-sur-Loire à dix kilomètres en amont et Bonny-sur-Loire à six kilomètres en aval.

PrésentationModifier

La centrale comporte deux unités de type « réacteur à eau pressurisée » (REP)[3] de 1 300 mégawatts (MW) chacune.

À fin 2016, la centrale emploie 781 salariés EDF et 265 salariés permanents d'entreprises prestataires[2]. La centrale contribue à la fiscalité locale à hauteur d'environ cinquante millions d'euros par an, dont sept millions pour la taxe foncière.

HistoriqueModifier

  • Les travaux de construction de la centrale de Belleville ont lieu entre 1979[2] et 1988.
  • 1987 : mise en service de l'unité de production no 1.
  • 1988 : mise en service de l'unité de production no 2.
  • 1994 : la production atteint 100 TWh[2].
  • 2009 : l'unité de production no 1 reçoit une visite décennale.
  • 2010 : l'unité de production no 2 reçoit une visite décennale.
  • 2015 : record historique de production avec 19,7 TWh produits sur une année[2].
  • Dans le cadre du Grand carénage lancé par EDF en 2016, la centrale fait l'objet de différents travaux dont le but est d'augmenter le niveau de sûreté des deux unités centrales[4]. Un bâtiment « Compétences » est construit en juillet et accueille notamment un simulateur destiné à la maintenance des réacteurs. Des protections contre les vents violents sont également ajoutées sur la tuyauterie[4].

Caractéristiques des réacteursModifier

Les caractéristiques détaillées de chaque réacteur sont les suivantes[5] :

Nom du
réacteur
Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début de
construction
Raccordement
au réseau
Mise en service
commerciale
Thermique
(MWt)
Brute
(MWe)
Nette
(MWe)
Belleville-1 P'4 REP 1300 3 817 1 363 1 310 EDF Framatome mai 1980 juin 1988
Belleville-2 P'4 REP 1300 3 817 1 363 1 310 EDF Framatome août 1980 janvier 1989

SurveillanceModifier

Le , l'ASN place « sous surveillance renforcée » la centrale de Belleville-sur-Loire, notamment « en raison de la dégradation du niveau de sûreté qu'elle constate depuis 2016 sur ce site […] »[6].

Unité d'interventionModifier

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dispose d'une équipe chargée de la sûreté composée de huit ingénieurs et quatre auditeurs. Organisés en astreinte, ils peuvent être sollicités en dehors des heures ouvrables, 24 heures sur 24. Chaque année, les 781 salariés de la centrale de Belleville consacrent plus de 95 000 heures (122 heures par personne soit environ quinze jours de travail par personne par an) à leur formation dont une grande partie est faite sur simulateur, réplique exacte de la salle des commandes[2].

Contrôles de l'environnementModifier

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire est certifiée ISO 14001 en 2003.

Le Laboratoire « environnement » de la centrale de Belleville procède à une surveillance permanente et systématique. Les eaux souterraines et les eaux de pluie ainsi que les végétaux (herbe) et le lait de vache sont contrôlés dans un périmètre de cinq kilomètres autour de la centrale. En 2016, 18 000 analyses ont été réalisées pour contrôler les rejets et leur impact sur l'environnement[2].

Ces mesures quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles sont complétées par des contrôles indépendants réalisés par l'IRSN.

Projet de construction d'une piscine de stockageModifier

Selon Reporterre, afin de soulager le site de la Hague qui croule sous les déchets, EDF envisage de construire une piscine de stockage du MOX à Belleville-sur-Loire[7]. Hervé Kempf, de Reporterre, pense qu'il faut remettre à plat le retraitement, qui conduit à la création de cinq types de déchets (les actinides mineurs, le plutonium, le MOX usé, l’uranium de retraitement ainsi que le combustible uranium usé), rediscuter les conditions de stockage des déchets à la Hague, et le projet de piscine de combustible MOX à Belleville, ainsi que Cigéo, en Lorraine[8].

OppositionModifier

Des militants de Greenpeace ont pénétré par effraction le dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire afin d'inscrire sur l'une des tours de refroidissement des slogans d'opposition à la construction de l'EPR (réacteur pressurisé européen) à la centrale nucléaire de Flamanville[9]. Ces militants ont été condamnés à quinze jours de prison avec sursis et 53 229,38 euros de dommages et intérêts.

Le 17 février 2015, le collectif Sortir du nucléaire Berry-Puisaye a déposé une plainte pour trente-quatre infractions constatées en 2014 à la centrale de Belleville[10].

PhotosModifier

Notes et référencesModifier

  1. « DOSSIER DE PRESSE La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire » [PDF]
  2. a b c d e f et g Mission communication du CNPE de Belleville-sur-Loire, « Rapport développement durable 2016 » [PDF].
  3. ASN, « Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire » (consulté le 24 juillet 2014).
  4. a et b « Chantiers - Que s'est-il passé en 2016, dans le cadre du grand carénage, à la centrale de Belleville ? », Le Journal du Centre,‎ (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2016).
  5. (en) « Reactors in operations, 31 dec. 2009 », sur www-pub.iaea.org/ (consulté le 27 avril 2011).
  6. ASN, « Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher). L'ASN met le site sous surveillance renforcée », (consulté le 27 septembre 2017).
  7. Émilie Massemin, « EDF veut construire une piscine géante de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire », sur reporterre.net, (consulté le 27 février 2018).
  8. Hervé Kempf, « Déchets nucléaires : il faut que l’État cesse de mentir », sur reporterre.net, (consulté le 27 février 2018).
  9. [vidéo] Reportage vidéo sur l'action du 27 mars 2007 sur YouTube.
  10. « Le Réseau Sortir du nucléaire porte plainte contre la centrale de Belleville », sur http://www.lejdc.fr, (consulté le 22 avril 2015).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier