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Bois-Sainte-Marie

commune française du département de Saône-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bois (homonymie) et Bois (communes).

Bois-Sainte-Marie
Bois-Sainte-Marie
Vue générale de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Charolles
Canton Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais
Maire
Mandat
Nicolas Geoffray
2017-2020
Code postal 71800
Code commune 71041
Démographie
Gentilé Les boscomariens et les boscomariennes
Population
municipale
200 hab. (2016 en augmentation de 0,5 % par rapport à 2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 48″ nord, 4° 21′ 21″ est
Altitude Min. 390 m
Max. 462 m
Superficie 2,69 km2
Localisation

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Bois-Sainte-Marie

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Bois-Sainte-Marie

Bois-Sainte-Marie est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Bois-Sainte-Marie, situé aux confins du Charolais, fait partie du Brionnais.

L'ancien nom de Bois-Sainte-Marie " Sancta Maria de Bosco " rappelle que ce bourg se trouvait autrefois dans une zone fortement boisée[1]. La commune est située à 7,5 km de la Clayette (gare SNCF la plus proche), à 20 km de Chauffailles et à 28 km de Paray-le-Monial.

 
Vue de l'église et du village

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Le nom de Bois Sainte Marie (Sancta Maria de Bosco) apparait pour la première fois en 998, dans une charte de Cluny.
La population de Bois-Sainte-Marie est considérablement accrue lorsque les habitants de la citadelle de Dun (sur le Mont Dun, maintenant sur la commune de Saint-Racho) viennent s'y installer à la suite de la destruction totale de leur habitat par Philippe-Auguste en 1181. À cette époque, la ville est munie d'un rempart, avec trois portes. C'est une châtellenie royale et le siège d'un archiprêtré de 32 paroisses. On y trouve un hôtel de la Monnaie, un grenier à sel et une prévôté (justice royale, premier degré)[2]. Sous Saint Louis, en 1239 Bois-Sainte-Marie entrera dans les possessions royales[3]. La prospérité de la commune vient partie de ses foires et manifestations paysannes.

La ville est ravagée par les Armagnacs au XVe siècle, puis par les Calvinistes. À partir de cette époque, Bois Sainte Marie perd son importance au profit du bourg voisin La Clayette. Le prieuré de moines bénédictins est détruit au XVIe siècle lors des guerres de religions[2].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bois-Marie[4]. Le déclin de Bois-Sainte-Marie est important, les maisons abandonnées sont nombreuses[5]. Cependant les foires persistent.ainsi, en 1858 il y an a six : le 10 janvier, le 10 février, le 1er avril, le 31 mai, le 3 août et le 8 septembre.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 Michel Marie Sapaly   notaire
1815 1823 Jean-Martin Courtois    
1823 1840 Claude Lapraye    
1840 1855 Thomas Garnier   notaire
1856 1872 Jean-Marie Rizard    
1873 1874 Simon Mathelin   notaire
1874 1896 Joseph Arnoux Léouffre   médecin
1896   Jean-Marie Mathieu    
1906   Jean-Marie Chandeigne   comptable de l'Asile Rambuteau
    Jean Chanrion    
1945 1953 Amélie de Mac-Mahon de Magenta
(Amélie de Rambuteau)
(1900-1987)
RPF Résistante, déportée à Ravensbrück
Veuve de guerre
Conseillère générale du Canton de La Clayette (1949-1955)
Vice-Présidente du Conseil Général (1950-1954)
mars 2001 avril 2017 Serge Gallon   Conducteur de travaux
avril 2017[6] en cours Nicolas Geoffray    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 200 habitants[Note 1], en augmentation de 0,5 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271270249213223307315351410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
446319295345446437418409377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372405405299350336294244309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
268267276233228215197197199
2016 - - - - - - - -
200--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉcolesModifier

Il n'y a pas d'école dans la commune. Les plus proches sont dans les communes voisines de Gibbes (2 km) ːécole élémentaire publique et école primaire privée ; et à Colombier-en-Brionnais ː école élémentaire publique.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie, de style roman et classée Monument historique, fait partie du circuit des églises romanes du Brionnais et des chemins du Roman[11]. L'une de ses particularités est d'avoir conservé une cloche antérieure à la Révolution française, fondue en 1715[12]. Elle fut restaurée par Millet en 1848 grâce à la générosité de la bienfaitrice de la localité : Marie-Louise de Roca-Rambuteau, fondatrice des hospices en 1843[13].

ÉconomieModifier

Il y a deux exploitations agricoles d'élevage bovin.

L'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Rambuteau et de Rocca, installé à la sortie de Bois-Sainte-Marie vers le nord, accueille 120 résidents et emploie près de 90 personnes. C'est un établissement public. Ses beaux jardins hébergent un vide-grenier très animé chaque deuxième dimanche de septembre[2]

ÉvénementsModifier

Chaque été, le Festival Musique en Brionnais organise dans l'église de Bois-Sainte-Marie plusieurs événements musicaux, dont son concert d'ouverture et de clôture.

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Raymond Oursel, Pochades : Bois-Sainte-Marie, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 48 (hiver 1981), pp. 9-10.

Galerie photosModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Bois-Sainte-Marie », sur pays.clayettois.fr
  2. a b et c Bois Sainte Marie sur le site du Pays Clayettois.
  3. « Histoire de Bois-Sainte-Marie », sur association-egliseboisstemarie.org
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Bois-Sainte-Marie », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 août 2012)
  5. Cédric Guyon, « L'histoire de Bois-Sainte-Marie », Mémoire brionnaise,‎ , p. 50-56
  6. « Nicolas Geoffray, nouveau maire », sur lejsl.com, (consulté le 22 avril 2017).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Charolais-Brionnais : Le circuit des églises Romanes sur le site du Centre d'Études des Patrimoines Clturels de Charolais-Brionnais.
  12. Père Christophe Lagrange, Histoire de cloches : l'art campanaire à partir de cloches en Saône-et-Loire, fascicule de 46 pages paru en novembre 2016.
  13. Marcel Dazy, Portrait d'un terroir, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 (décembre 1972), pp. 3-7.


Liens externesModifier

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