Ouvrir le menu principal

Bière (Vaud)

commune du canton de Vaud
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bière (homonymie).

Bière
Bière (Vaud)
La place d'arme de Bière
Blason de Bière
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Morges
Communes limitrophes Le Chenit, Berolle, Ballens, Yens, Saint-Livres, Montherod, Saubraz, Gimel
Syndic Jacques-Henri Burnier
NPA 1145
N° OFS 5425
Démographie
Gentilé Birolans
Population
permanente
1 595 hab. (31 décembre 2018)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 17″ nord, 6° 19′ 59″ est
Altitude 699 m
Superficie 25,01 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Bière
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

Voir sur la carte administrative du Canton de Vaud
City locator 14.svg
Bière

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Bière

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Bière
Liens
Site web www.biere-vd.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bière est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Morges.

HistoireModifier

L'origine du nom est peu sûre : il peut venir de Beria qui signifie plaine, ou selon la légende, de l'endroit où l'évêque de Lausanne saint Protais aurait été mis en bière[3].

Le village se développe au XIIe siècle. Un incendie détruit partiellement le village le .

L'armée fédérale suisse utilise des terrains de la commune à partir de 1822, depuis le 2e camp fédéral de tactique organisé en août 1822. L'artillerie s'installe en 1864. Les casernes sont construites en 1874. Aujourd'hui la place d'arme accueille les écoles de recrues d'infanterie et d'artillerie, ainsi que le Centre d'Instruction de l'Artillerie Ouest[3].

Patrimoine bâtiModifier

Château, vers 1700, transformé en ferme au début du XIXe siècle[4].

Temple réformé, ancienne église Saint-Benoît. Certaines parties, notamment le chœur couvert d'une voûte en arc brisé remontent à la fin du Moyen Âge[4]. Rénovation après incendie, le linteau de la porte d'entrée est daté 1900. Restauré par Frédéric Gilliard en 1942-1943[5]. Cloches. Deux d'entre elles sont dues au fondeur François Livremont (1764 et 1772), de Pontarlier, et l'autre est l’œuvre de Pierre-Isaac-Henri Meuron, de Saint-Sulpice (1740). Vitraux (vers 1950-1960) par le peintre peintre verrier François Ribas (1903-1979). L’orgue en tribune (Kuhn) date de 1965[6].

Cure. La cure médiévale se trouvait dans l'ancien prieuré de la Vierge-Marie, dépendant de l'hospice du Grand-Saint-Bernard, et était contiguë au chœur de l'église. Cet édifice a été démoli vers 1770 au profit du domaine du château, et le seigneur de Bière fournit en échange la cure actuelle. Elle est dite alors « nouvellement réparée », mais sa conception, similaire à celle du château voisin, doit remonter aux alentours de 1700[7].

Ancienne maison de ville, construite vers 1784, réparée après incendie en 1869[4].

École (1842-1844) par l'architecte lausannois Henri Perregaux. Le clocher, en façade, n'est pas sans rappeler le temple de Mont-sur-Rolle, dû au même constructeur[8].

Casernes (1868-1874) par l'architecte David Braillard[4].

Église catholique (1929)[4].

GéographieModifier

 
Vue des flancs du Jura.

Bière est un village situé sur un plateau au pied du Jura. La commune s'étage d'une altitude de 569 mètres à la confluence du Toleure et de l'Aubonne à 1 606 mètres au Grand Cunay[3]. Le Veyron et l'Aubonne prennent leur source sur la commune de Bière.

TransportsModifier

 
Gare de Bière.

Bière accueille le terminus du chemin de fer Bière-Apples-Morges, qui rejoint le réseau ferroviaire des Chemins de fer fédéraux suisses à Morges depuis 1895.

Bière est à une dizaine de kilomètres des sorties 15 (Morges ouest) et 14 (Allaman) de l'autoroute A1. L'embranchement sud-est de la route du col du Marchairuz part de Bière. Il existe des liaisons par bus avec Gimel, Saubraz, Berolle, Mollens, Montricher et L'Isle.

ÉconomieModifier

 
Vaches dans un pré de Bière.

En 2008, Bière conserve une activité rurale significative avec 17 producteurs de lait[3], mais également une grande diversité de commerces (laiterie-fromagerie, boucherie-charcuterie, boulangerie, supermarché, magasins de sports, fleuriste, pharmacie, restaurants, brasserie artisanale). À Bière se trouve une des principales places d'arme de Suisse romande. Enfin, à Bière habitent des travailleurs pendulaires de Morges et Lausanne.

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a b c et d Feuille des avis officiels du canton de Vaud, no 45, , in « Alphabet des communes vaudoises », par Jacques-Henri Burnier, p. 26-29
  4. a b c d et e Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 315
  5. Guillaume Curchod, « L’architecte Frédéric Gilliard et le temple de Bière. Enjeux d’une restauration des années 1940 », Monuments vaudois, vol. 7,‎ , p. 21-28 (ISSN 1664-3011).
  6. Site web Quasimodo, sonneur de cloches (Paysages campanaires de Suisse et d'ailleurs) [1].
  7. Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 400
  8. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 337 et suiv.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :