Battos Ier

roi de Cyrène

Battos Ier
Fonction
Roi mythologique de Libye
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Polymnestos (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Phronima (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Battos est le fondateur et premier roi de Cyrène (actuelle Libye), vers

Fils de Polymnestos, il passait pour le dix-septième descendant de l'Argonaute Euphémos, qui avait colonisé Théra avec des habitants de Sparte[1]. Parti de Théra après avoir consulté l'oracle de Delphes, il va alors fonder la colonie de Cyrène.

Battos aurait eu une très bonne réputation et aurait régné près de 40 ans sur la cité. Il est souvent considéré comme un bon roi, par opposition à ses successeurs les « mauvais » rois.

En fait, le fondateur de Cyrène s'appelait sans doute Aristotélès, fils de Polymnaste. Battos devait être un titre royal en Libye et n'est devenu qu'ensuite un nom propre[2]. Le nom de Battos est à l'origine de celui de la dynastie des Battiades qui a régné sur Cyrène jusqu'au milieu du Ve siècle av. J.-C.

Selon Pindare, dans la cinquième Pythique, Aristotélès Battos agrandit les sanctuaires des dieux et « pour les pompes en l'honneur d'Apollon, secourable aux mortels, il traça, droit à travers la plaine, une route dallée, où retentit le pas des chevaux[3] ». Il reposait dans un tombeau à l'extrémité de l'agora de Cyrène.

Ovide dans ses Fastes met en scène Battos qu'il présente comme le roi de l'île de Mélité, c'est-à-dire Malte. Il accueille Didon en fuite pendant deux ans mais doit l'abandonner à son sort quand son frère Pygmalion vient menacer le petit royaume[4]. C'est la seule allusion connue à un « roi de Malte ». Cette probable invention littéraire d'Ovide n'a pas de base historique connue[5].

Notes et référencesModifier

  1. La légende des origines de Battos, descendant d'Euphémos, est longuement racontée par Pindare dans la quatrième Pythique en l'honneur du dernier des Battiades, Arcésilas IV.
  2. Voir François Chamoux 1953, op.cit., et Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 150 et suiv.
  3. Trad. Aimé Puech pour les Belles Lettres, « Collection des universités de France ».
  4. Ovide, Fastes [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 567–578)
  5. (en) Anthony Bonanno et Daniel Cilia, Malta, Phoenician, Punic and Roman, Malte, Midsea Books ltd, coll. « Malta's Living Heritage », , 360 p. (ISBN 99932-7-035-0), p. 19

BibliographieModifier