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La bataille de Kulm eut lieu le près de la ville de Kulm pendant la Sixième Coalition. Elle opposa 32 000 hommes, sous le commandement du général d'Empire Vandamme aux 54 000 hommes des forces coalisées d'Autriche, Prusse et Russie, sous les ordres du général Barclay de Tolly avec de lourdes pertes.

Le contexteModifier

 
Lithographie russe représentant l'engagement des Chevaliers-Gardes lors de la bataille de Kulm (la date est celle du calendrier Julien)

Après la victoire française à la bataille de Dresde les 26 et 27 août, Vandamme poursuit les troupes alliées en retraite. Napoléon ordonne à Gouvion-Saint-Cyr et Marmont de soutenir Vandamme. Celui-ci rencontre l'armée de A. I. Ostermann-Tolstoï près de la ville de Kulm (actuellement Chlumec, à 8 km d'Ústí nad Labem, en République tchèque).

La batailleModifier

Le 29 août, Vandamme, avec 32-34 000 hommes et 84 canons, attaque les forces d'Ostermann-Tolstoï, 13-14 000 soldats. L'enjeu est grand, une victoire française couperait la retraite des coalisés. Les troupes de Vandamme ne percent pas.

Le 30 août, Kleist et ses Prussiens attaquent la position de Vandamme sur ses arrières et des renforts austro-russes renforcent la position d'Ostermann-Tolstoï. Les troupes françaises inexpérimentées doivent battre en retraite.

Les pertesModifier

Pour les Français, il y eut 5 000 soldats tués ou blessés dont le général Henri LXI de Reuss-Schleiz, entre 7 et 13 000 capturés y compris Vandamme et 80 canons. Les coalisés eurent 11 000 soldats tués ou blessés.

Dans le corps de Vandamme, il y avait deux régiments de lanciers polonais dans la division de Jean Corbineau. L'un était commandé par le colonel Maximilien Fredro qui défendait un défilé et dut se rendre. Le second sous le commandement du comte Tomasz Lubienski put se retirer.

SouvenirModifier

 
Croix avec des anneaux de fixation sur l’uniforme dans les angles

Les participants Prussiens et Russes se virent décerner la croix de Kulm.

En 1817 un premier monument vient rendre hommage aux militaires Prussiens de la bataille, complété en 1825 par un monument autrichien et en 1835 par un monument russe. En 1913, un monument du centenaire de la bataille et un monument aux participants français sont érigés.

Petits motsModifier

Le tsar Alexandre Ier aurait reproché à Vandamme, prisonnier, sa conduite et ses saccages. Ce dernier aurait répondu au tsar : « Je ne suis ni un brigand ni un pilleur, mais ni l'histoire ni mes hommes ne peuvent me reprocher la mort de mon père »[1], rappelant ainsi la manière dont le tsar était arrivé sur le trône.

Notes et référencesModifier