Ballon (jouet)

Un ballon, ballon gonflable ou ballon de baudruche (parfois appelé « balloune » au Québec, une dérivation de l'anglais « balloon ») est un contenant léger et étanche destiné à être rempli de gaz, en général de l'air, parfois de l'hélium, afin qu'il vole. Aujourd'hui les ballons de baudruche sont considérés comme une source de pollution[1].

HistoriqueModifier

Le ballon de baudruche moderne a été inventé par le scientifique Michael Faraday en 1824[2] mais sa production de masse n'a commencé que dans les années 1930.

Types de ballonsModifier

Les ballons peuvent être gonflés à l'air ou à l’hélium. Les ballons gonflés à l’hélium se dégonflent plus rapidement que ceux gonflés à l'air parce que les particules d'hélium sont plus petites que les particules d'air et donc elles s'échappent plus facilement des ballons[3].

Ballons de baudrucheModifier

 
Ballons de baudruche en décoration

Ces ballons sont utilisés comme jouet, comme élément décoratif. Ils sont généralement en latex ou en papier de soie, sauf certains modèles géants (de plus d'un mètre de diamètre) en chloroprène. Ce sont les ballons les plus répandus, ils sont généralement remplis d'air car ils sont poreux et, lorsqu'ils sont remplis avec de l'hélium, volent difficilement plus de 24 heures[réf. nécessaire]. Remplis d'eau, ils peuvent servir de bombes à eau.

Ballons de formeModifier

Les ballons de forme, qui permettent de faire des sculptures sont des ballons de latex en longueur, généralement gonflés avec une pompe à ballon ou un gonfleur électrique.

Ballons en nylon métalliséModifier

Ces ballons, beaucoup plus chers que les ballons en latex sont souvent appelés ballons en Mylar ou en aluminium mais aussi en plastique. Ils sont généralement remplis d'hélium et peuvent alors voler entre deux semaines et deux mois. Ces ballons ont une valve intégrée, ils n'ont pas besoin d'être fermés après avoir été gonflés. Les ballons métallisés sont faits de nylon recouvert d'une couche métallique d'aluminium[3]. Ils ne conviennent pas pour les lâchers de ballons.

ÉclatementModifier

La manière dont un ballon éclate a été étudiée par une équipe du CNRS car, l'explosion d'un ballon étant simple à filmer au ralenti, la fragmentation des ballons permet de comprendre les processus de fragmentation d'autres matériaux[4]. Ainsi, si un ballon en latex gonflé éclate au contact avec une aiguille, le ballon éclate en deux morceaux car la surface n'étant que « modérément tendue », une seule fissure va se propager à sa surface[4]. En revanche, si un ballon éclate parce qu'il est sur-gonflé, il va éclater en une multitude de morceaux : si une fissure s'y propage, elle atteint une vitesse limite et se divise en deux nouvelles fissures[4].

Il faut savoir que le ballon, alors qu'il est rempli d'hélium, éclate toujours lors de son ascension dans l'atmosphère. Plus l'altitude est élevée, moins il y a d'air. L'hélium a alors tendance à prendre du volume, ce qui provoque l'éclatement du ballon en une multitude de fragments.

Biodégradabilité du latexModifier

Une campagne de dénigrement effectuée par certains lobbies mal informés influence actuellement le public, les entreprises et les pouvoirs publics. Cette campagne tente de laisser penser que le latex n'est pas biodégradable. Les ballons de haute qualité sont en latex naturel. Celui-ci provient de l'arbre Hévéa (voir : Hévéa) est donc une matière naturelle et parfaitement biodégradable. L’oxydation constitue la première étape du processus de dégradation. Elle débute déjà une heure après avoir gonflé le ballon. Le temps de décomposition d’un ballon de ce type est comparable à celui d’une feuille de chêne.

Les ballons à petit prix (exemple 100 ballons pour 2 euros), sont à proscrire car ils ne sont pas fabriquées en 100 % latex.

Lire ici un intéressant article : https://tice.ac-montpellier.fr/ABCDORGA/Famille/CAOUTCHOUC.html#NATUREL

Source de pollution par les ballons latex de mauvaise qualitéModifier

Les ballons en latex peu onéreux contiennent, à l'inverse des ballons plus cher, des substances nocives telles que des phtalates. Ces produits sont utilisés pour économiser sur la matière principale de fabrication qui est le latex.

Des centaines de milliers de ces ballons pas chers, généralement produits en Chine, finissent perdus dans l'environnement où ils deviennent des déchets polluants. Ils sont souvent retrouvés en mer ou sur les littoraux où ils peuvent être ingérés par des poissons, tortues, oiseaux[1]...

Pour exemple de conscientisation, des enquêtes ont montré une diminution des lâchers traditionnels de ballons orange le jour des rois, et des comptages annuels de déchets marins faits sur le littoral par la Fondation de la mer du Nord à la demande du Rijkswaterstaat (RWS, ministère néerlandais des transports et l'Environnement), ont montré que moins de ballons y sont retrouvés, mais il en reste néanmoins. En 2004-2012, le nombre de ballons retrouvés comme déchets sur les plages avait fortement augmenté, avant de significativement diminuer jusqu'à 2016, ce qui semble montrer une certaine efficacité des efforts de sensibilisation et réglementation[1]. Pour les années 2010-2010 la moyenne des débris de ballons reste néanmoins élevée : 12 à 13 ballons/déchet par 100 m de plage[réf. nécessaire].

La problématique des lâchers de ballons est donc due aussi au fait que souvent la ficelle n'est pas biodégradable. En retombant sur le sol ou en mer la ficelle reste accrochée au bout du ballon. C'est cette ficelle qui présente le danger lors de l'ingestion. Il existe des ficelles hautement biodégradables (papier) [5] et celles-ci sont donc à privilégier.

Conclusion : il ne faut pas ajouter de ficelle au ballon ; ou n'employez que des ficelles biodégradables. Surtout ne pas utiliser les ballons (Mylar) en aluminium ou PCV ; il s'agit généralement le ballons en forme de personnage ou autre.

Culture populaireModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Trends in balloon litter on beaches in the Netherlands ; 5 Small facts about balloon debris, par le dr. JA (Jan Andries) van Franeker, 2018.
  2. Michael Faraday - Livre.inventeur.info (voir archive)
  3. a et b « Questions Fréquemment Posées », sur www.elisalazier.altervista.org (consulté le 6 juillet 2020)
  4. a b et c « En combien de morceaux un ballon éclate-t-il ? », CNRS,
  5. Emeline Férard, « Les ballons seraient les déchets les plus mortels pour les oiseaux marins », sur Geo.fr, (consulté le 24 mai 2019)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier