Banksy

pseudonyme d'un graffeur, peintre, réalisateur et artiviste

Banksy est le pseudonyme d'un artiste britannique anonyme, actif depuis les années 1990. Il est connu pour son art urbain satirique (ou street art) et comme réalisateur de films.

Banksy
Banksy-ps.jpg
Well Hung Lover, Park Street (Bristol) en 2006.
Naissance
Nationalité
Activités
Autres activités
Lieu de travail
Mouvement
Distinctions
Toronto Film Critics Association Awards – Meilleur Long-Métrage 2010
Film Independent's Spirit Awards - Meilleur Documentaire 2010
Washington D.C. Area Film Critics Association – Meilleur Documentaire 2010
Site web
Œuvres principales
Yellow Flower, Pollard Street (Londres) en 2007.

L'artiste utilise la peinture au pochoir pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Les œuvres de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinées avec des slogans. Le message est généralement anarchiste[1], antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.

Identité contestéeModifier

Banksy est un artiste anonyme, dont l'identité fait l'objet de nombreuses spéculations[2].

Dans une interview de 2003 de The Guardian[3], l'artiste est décrit comme « blanc, 28 ans, débraillé décontracté - jeans, T-shirt, une dent d'argent, chaîne en argent et boucle d'oreille en argent. Il ressemble à un croisement entre Jimmy Nail et Mike Skinner de The Streets ».

Le livre Banksy captured, de Steves Lazarides[4], publie de nombreuses photos de Banksy au travail. Une vidéo de 2003, retrouvée en 2019, dévoilerait également pour partie son apparence[5]. Bien que son visage soit toujours masqué, Banksy y apparaît à chaque fois comme un homme blanc.

Selon les principales hypothèses, Banksy pourrait être :

  • Robin Gunningham, né le 28 juillet 1973 à Yate, un graffeur de Bristol. Il a été le colocataire d'artistes ayant travaillé avec Banksy, puis a déménagé à Londres en 2000, époque où vont apparaître dans la capitale anglaise de nombreuses œuvres de Banksy[2]. En 2016, une étude affirme que l'apparition des travaux de Banksy serait liée aux déplacements connus de Gunningham[6],[7].
  • Robert Del Naja (alias 3D), leader du groupe de trip hop Massive Attack[8]. Del Naja a été un artiste graffiti dans les années 1980, et il est connu comme étant ami de longue date de Banksy[9]. En juin 2017, au cours d'une interview, DJ Goldie a appelé Banksy « Rob »[10].
  • Jamie Hewlett, artiste et dessinateur de bandes dessinées anglais, surtout connu pour la bande dessinée Tank Girl et le groupe virtuel Gorillaz[11].

BiographieModifier

Début de carrière (1990-2001)Modifier

Il a commencé comme artiste à l'âge de quatorze ans, a été expulsé de l'école et a purgé une peine de prison pour des délits mineurs.

Pendant dix ans à la fin des années 1990, Banksy a vécu à Easton, Bristol, puis a déménagé à Londres vers 2000.

Étant plus jeune, Banksy fait partie du groupe de graffeurs, le Bristol's DryBreadZ Crew (DbZ). Il aurait été influencé par la scène underground de Bristol et par ses relations entre artistes et musiciens, cette ville ayant donné naissance au mouvement trip hop. C'est à cet endroit que Banksy réalisa ses premières œuvres.

Il se forge une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s'intéressent aussi à lui. Il participe au festival de graffitis Walls on Fire, en 1998, dans le quartier portuaire de Bristol. En 1999, il crée la fresque The Mild Mild West[12].

En 2000, il expose l'ensemble de son œuvre au restaurant Severnshed de Bristol[12]).

Années 2000Modifier

En 2003, Banksy réalise la pochette du disque de Blur, Think Tank.

En 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres. Il remplace l'effigie de la reine d'Angleterre par celle de Lady Diana et change la mention « Bank of England » en « Banksy of England ». Il en disperse la plupart lors du carnaval à Notting Hill[13].

En 2005, lors de son exposition Crude Oils, il détourne des tableaux de Claude Monet ou de Vincent van Gogh et à cette occasion, il libère deux cents rats[12].

Banksy a fondé le projet « Santa's Ghetto » en réalisant des peintures sur le mur de Bethléem et aux abords du camp d'Aida afin de « redonner espoir aux habitants palestiniens »[14]. En 2005, avec l'aide d'autres artistes, comme l'Américain Ron English, le mur de séparation devient peu à peu une toile artistique géante, comme avec l'image de la petite Vietnamienne brûlée au napalm qui tient par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald. Concernant ce projet, Banksy raconte dans son livre Wall & Piece, qu'un jour, alors qu'il peignait sur le mur de séparation, un habitant est venu lui dire : « Vous embellissez le mur. » Banksy, flatté : « Merci, c'est gentil », fut aussitôt coupé par le vieil homme : « On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous. ».

En mars 2005, il place des œuvres factices ou subversives au MoMA, au Met, au Brooklyn Museum, au musée américain d'histoire naturelle de New York, ainsi qu'à la Tate Britain ou au British Museum, qui, lorsque la supercherie est découverte (un faux artefact représentant au fusain un homme préhistorique poussant un chariot de supermarché en chassant des animaux), décide d'inclure l'objet dans sa collection permanente.

Au mois d'août de la même année, Banksy peint neuf images sur la barrière de séparation israélienne, dont l'image d'une échelle qui atteint le haut du mur, et une représentant des enfants creusant un trou pour atteindre l'autre côté.

En avril 2006, il crée une sculpture représentant une cabine téléphonique rouge. Cette cabine, cabossée et fendue par une pioche, et qui semble saigner, est placée dans une rue de Soho. Elle est rapidement enlevée par les autorités.

La même année, au mois de septembre, il place une poupée gonflable en taille réelle à Disneyland (Californie), qui porte un uniforme orange comme ceux du camp de Guantánamo[15], au milieu du décor du parcours des montagnes russes. La sécurité de Disneyland bloque le train, interpelle un complice (Mr Brainwash) qui le filme, puis le libère faute de preuve. Il réussit ainsi à sortir avec la vidéo de la performance.

À la même période, Banksy « pirate » la sortie du disque de Paris Hilton avec environ cinq cents disques achetés en magasin. Le disque est remixé par Danger Mouse, la pochette et les photos sont modifiées par Banksy, et les copies remises discrètement en rayon, avec code barres d'origine, dans différents magasins britanniques. Les titres de chansons modifiées étaient, par exemple, Why am I famous ? (« Pourquoi suis-je célèbre ? ») ou What have I done ? (« Qu'ai-je fait ? »). La pochette avec les photos de la star retouchées est estampillée de slogans comme : « 90% of success is just showing up » (« 90 % du succès, c'est juste de se montrer »).

En 2009, le pochoir No Ball Games est exécuté à Londres, en 2013, arraché du mur il est destiné à être vendu aux enchères par le Sincura Group[16]. Le pochoir Slave Labour exécuté à Londres en 2012 est arraché en 2013 par son propriétaire et également destiné à être vendu aux enchères. De nombreux pochoirs de Banksy se retrouvent sur les murs des villes britanniques comme Bristol ou Londres, et certains étant menacés de destruction ou d'être recouverts par de la peinture voient des pétitions se créer pour défendre les créations de Banksy[17],[18].

Au cours de l'été 2009, une importante exposition lui a été consacrée au musée de Bristol, en Angleterre, avec plus de cent œuvres, et aura accueilli plus de 300 000 visiteurs pendant douze semaines[19].

Années 2010Modifier

En 2010 sort le film Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop), réalisé par Banksy et présenté au Festival du film de Sundance[20], ainsi qu'à la Berlinale. Il fut d'ailleurs nommé grâce à celui-ci pour l'Oscar du meilleur film documentaire en janvier 2011. Le film présente des artistes comme Invader et Shepard Fairey, tous supposément filmés par Thierry Guetta, qui tente lui aussi de devenir un artiste urbain. Il s'attaque aux studios de la Fox, en détournant le générique des Simpson[12].

En 2011, juste après les émeutes qui ont secoué le Royaume-Uni, il diffuse sur Channel 4 un documentaire sur la désobéissance civile intitulé The Antics Roadshow[21].

À partir du [22], il réalise des œuvres à New York, mêlant graffitis et installations dans des camions[23]. Il intitule cette prestation Better out than in. Son premier graffiti est rapidement vandalisé[24]. Il est aussi, à cette occasion, pisté par les fans. L'un d'eux dépose un pisteur dans un des camions qu'il a redécorés[25], tandis qu'un autre diffuse une photo d'une personne qui serait Banksy prise alors qu'un de ses camions était tombé en panne[26].

En 2013, dans le cadre de son exposition Better Out Than In (« Mieux vaut dehors que dedans »), Banksy installe incognito un stand éphémère sur le trottoir de Central Park pour y vendre certaines de ses œuvres à 60 $ pièce[27]. Durant cette journée il vend sept œuvres pour un total de 420 $ ; celles-ci sont estimées à 160 000 $ l'unité.

En 2014, une de ses œuvres représentant un groupe de pigeons adressant à une hirondelle des pancartes « Les migrants ne sont pas les bienvenus », « Retourne en Afrique » et « Laissez-nous nos vers de terre » sur un mur de la ville de Clacton-on-Sea est effacée par la mairie car jugée « offensante et raciste », les responsables de la mairie ayant expliqué qu'ils ne savaient pas qu'il s'agissait d'une œuvre de Banksy et que l'aspect satire politique de l'œuvre leur avait échappé[28].

Début 2015, Banksy se rend à Gaza, en Territoire palestinien, de manière clandestine en empruntant un réseau de tunnels souterrains. Sur place, il réalise plusieurs graffitis qui dénoncent la destruction de la ville et la vie quotidienne qui en résulte, et tourne une vidéo de deux minutes postée sur sa chaîne YouTube[29].

En août 2015, il ouvre son parc d'attractions Dismaland à Weston-super-Mare, sombre parodie de Disneyland qui s'avère être une exposition gigantesque réunissant des œuvres de Banksy ainsi que d'une cinquantaine d'artistes[30]. Le , le parc ferme ses portes au public avec un dernier concert après cinq semaines d'ouverture[31]. L'artiste a fait savoir que le bois utilisé pour la construction du parc serait récupéré et envoyé à Calais afin d'être utilisé pour construire des abris pour les réfugiés[32].

À la fin de l'année 2015, Banksy poursuit son engagement à Calais en y réalisant plusieurs œuvres sur la crise des migrants. Un portrait de Steve Jobs défraye notamment la chronique : en représentant le créateur d'Apple portant un ordinateur et un baluchon, Banksy rappelle que celui-ci est le fils d'un immigré Syrien, arrivé aux États-Unis dans les années 1950. L'artiste réalise par ailleurs deux autres fresques. Sur l'une d'elles, un jeune garçon regarde au loin à travers une longue vue, sur laquelle s'est posé un vautour. À ses pieds, une valise symbolise le long voyage que doivent effectuer les migrants avant de tenter d'atteindre le Royaume-Uni. Une troisième fresque emploie l'image du célèbre tableau Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault, les naufragés faisant cette fois appel à un yacht passant au loin[33].

Au début du mois de mars 2017, une nouvelle installation financée et réalisée par Banksy est ouverte : le Walled Off Hotel, hôtel 3 étoiles avec vue sur le mur de séparation à Bethléem, où sont entreposées, peintes des œuvres de l'artiste. Sont disponibles dans cet hôtel quatre types de chambres : les « Artist », remplies d’œuvres d'art, les « Scenic », avec vue sur le mur, les « Budget », disposant du prix le moins élevé et équipées de matériel issu de baraquements de l'armée israélienne ainsi que la suite dite "présidentielle", la plus chère et la plus luxueuse. [34] Il précise que les fonds récoltés sont réinjectés dans des projets locaux[35]. Un piano bar aux couleurs d'une Angleterre coloniale, une galerie où sont exposées les œuvres de célèbres artistes palestiniens, un musée retraçant l'histoire du conflit israélo-palestinien mais aussi une librairie peuvent être visités dans cet hôtel[36].

 
Girl with Balloon, pochoir fait sur le Waterloo Bridge à South Bank (Londres), datant de 2002[37] (photographié en 2004).

En mai de la même année, il revendique la paternité du grand Brexit, peinture ornant la façade aveugle d'une maison de Douvres. Elle illustre un ouvrier supprimant une étoile du drapeau européen, ce qui y provoque des lézardes[38].

Lors de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2018, il commence à réaliser une série d'œuvres à Paris[39] dénonçant la politique du gouvernement français sur la question des migrants, le capitalisme ou encore en rendant hommage aux victimes du Bataclan[40]. Il revendique plusieurs œuvres sur Instagram, indiquant en description : « 50 ans après les événements de mai 1968 à Paris. Là où est né l’art du pochoir moderne »[41]. Pour stopper les dégradations importantes que subissent les installations[42], des plaques de plexiglas sont installées par des galeristes[43]. Mais plusieurs des œuvres parisiennes sont volées : l'hommage peint sur la porte du Bataclan[44] (finalement retrouvé en Italie et rendu à la France le 14 juillet 2020), puis le rat peint en 2018 au verso d'un panneau Centre Georges-Pompidou[45].

Années 2020Modifier

Le , Banksy communique sur les réseaux sociaux, deux images de son œuvre, en hommage à George Floyd[46]. Sur la première on voit une silhouette noire entourée de fleurs et de bougies, dont l'une d'elles est allumée. La deuxième image montre toujours la même œuvre mais en plan large et on aperçoit que la bougie allumée commence à brûler le drapeau des États-Unis.

En juillet 2020, une des œuvres de Banksy, La Porte, qui a été volée en 2019 est retrouvée en Italie et va être restituée à la France[47]. Cette « jeune fille à l'air triste » avait été faite par l'artiste en mémoire de l'attentat au Bataclan à Paris en novembre 2015.

Il finance le Louise Michel, un navire de sauvetage en Méditerranée affrété en Espagne et dont Pia Klemp prend le commandement. Il s'agit d'une ancienne vedette de surveillance de la douane française, où elle était nommée Suroît (DF 42), autrefois peinte en gris et actuellement en blanc et rose[48]. L'information n'est publiée par The Guardian[49] qu'après un premier sauvetage de 89 personnes[50]. Le navire demande un port de débarquement après un deuxième sauvetage qui fait monter à 219 le nombre de réfugiés à bord[51].

Intervention dans des zoosModifier

 
Kissing Policemen, Brighton (2005).
 
Installation Stonehenge fabriquée à partir de toilettes de chantier lors du festival de Glastonbury en 2007.
 
ATM attacking a girl, Rosebery Avenue, Londres (2008).

Au zoo de Londres, Banksy entra dans l'enclos des manchots et y peint en lettres de deux mètres de haut « We're Bored of Fish » (« On en a assez du poisson »).

Il s'introduit également dans l'enclos des éléphants du zoo de Bristol et laisse le message « I want out. This place is too cold. Keeper smells. Boring, boring, boring. » (« Je veux sortir de là. Il fait trop froid ici. Le gardien sent mauvais. Je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie. »)


Barrière de séparation israélienneModifier

Certains dessins au pochoir ont été réalisés sur la barrière de séparation israélienne.

TechniquesModifier

Les œuvres de Banksy sont, pour la plupart de ses peintures, effectuées avec des pochoirs. Dans son livre Wall and Piece, Banksy explique cette décision : il travaillait lentement lors de ses débuts, et se faisait souvent prendre en flagrant délit. Les pochoirs permettent de travailler beaucoup plus rapidement sur les lieux, car une partie du travail peut être effectuée à l'avance.

Il effectue également de nombreuses installations très variées.

Selon des spéculations fondées sur des images prises par des caméras de vidéosurveillance ; il serait originaire des environs de Stoke-on-Trent au Royaume-Uni[12], il serait né en 1973[52] ou 1974[1] et se nommerait Robert Banks[53], ou encore Robin Gunningham. Son identité aurait été découverte en 2016 grâce à une méthode scientifique[54],[55].

Le 23 juin 2017, le DJ Goldie aurait révélé accidentellement l’identité de Banksy lors d'une interview donnant le prénom de l'artiste, Robert, les médias et les fans de l'artiste concluant qu'il s'agirait de Robert Del Naja, un membre de Massive Attack[56]. Cette théorie est alimentée par le rapprochement effectué par le journaliste Craig Williams entre les emplacements et dates de création des œuvres et les dates de tournée du groupe de musique. Le leader de Massive Attack réfute cette théorie mais révèle qu'ils sont amis[57].

Authentification des œuvres de BanksyModifier

Le succès de Banksy dans le monde entier et son anonymat accentuent le nombre d'imitations et posent de nombreux problèmes concernant l'authentification de certaines œuvres, notamment lorsqu'elles ne sont pas signées. Pour y remédier, Banksy utilise différents canaux pour authentifier ses œuvres. Depuis 2009, la société Pest Control[58], liée à Banksy, est la seule à reconnaître ou non ses œuvres pour éviter les fraudes. Il utilise également son compte Instagram[59] et parfois son site internet pour revendiquer ses pochoirs.

Ventes aux enchèresModifier

  • Keep it Spotless, 214 × 305 cm, vendu 1 230 000  chez Sotheby's à New York, le 14 février 2008[60] ;
  • The Rude Lord, une peinture détournée, vendue 463 000  chez Sotheby's à Londres le 12 octobre 2007[61] ;
  • Le , lors d'une vente aux enchères organisée chez Sotheby's à Londres, une version sur papier peinte à la bombe et à l'acrylique de l’œuvre Girl with Balloon (There is always hope), parue pour la première fois sur un mur de Londres en 2002, s'est (presque entièrement) autodétruite, au moyen d'un destructeur de documents dissimulé dans le cadre, immédiatement après avoir été adjugée 1 042 000 livres sterling (1 200 000 euro)[62]. L'artiste a commenté cette action sur Instagram par « Going, going, gone… », soit « Adjugée, adjugée, disparue… » (littéralement « s'en allant, s'en allant, parti… »). Banksy avait souvent critiqué l'establishment et le marché de l'art pour leur récupération[63],[64]. Il a annoncé que Sotheby's n'était pas au courant que le cadre contenait ce mécanisme[65]. Dans une vidéo intitulée Shred the Love publiée sur son site Internet, il a expliqué la conception de cette action et a montré que, durant les essais préparatoires, l'œuvre s'était totalement autodétruite[66].
  • Le 3 octobre 2019, la toile Devolved Parliament représentant le Parlement britannique peuplé de singes a été adjugée 9,9 millions de livres (11,1 millions d’euros) à Londres, Record pour l’artiste[67].
  • Le 26 juillet 2020, un triptyque sur la crise migratoire est vendu 2.4 millions d'euros. Cette somme ira à un hôpital pour enfant à Bethléem[68].
  • Le 21 octobre 2020, le tableau "Show me the Monet", issu de la série des "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires") est vendu à Londres par la maison Sotheby's, pour 7,7 millions de livres sterling. Ce tableau est ainsi en seconde position des ventes les plus élevées de Banksy[69].

PublicationsModifier

Banksy a auto-édité plusieurs livres. Ces livres, qu'ils commentent, recueillent ses œuvres, expositions et peintures :

La maison d'édition Random House a publié en 2005 Wall and Piece. Le livre est un best-seller plusieurs années suivant sa sortie[70].

Fin 2019, Steve Lazarides, l'ex-galeriste de Banksy, publie le livre Banksy captured, retraçant les débuts du street artiste avec de nombreuses photos inédites[71].

FilmographieModifier

CinémaModifier

  • Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop), sorti en 2010
  • Saving Banksy, de Colin Day, sorti en janvier 2017

TélévisionModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Stéphanie Lemoine, « Banksy (1974- ) », Encyclopædia Universalis, lire en ligne.
  2. a et b « Qui se cache derrière Banksy, le pape du street-art de passage à Paris ? », sur leparisien.fr, (consulté le 31 janvier 2020)
  3. (en-GB) Simon Hattenstone, « Simon Hattenstone meets Britain's No 1 graffiti artist, Banksy », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 31 janvier 2020)
  4. « Banksy Captured by Steve Lazarides », sur banksycaptured.com (consulté le 31 janvier 2020)
  5. « Une chaîne britannique dévoile l'apparence possible de Banksy - vidéo », sur fr.sputniknews.com (consulté le 31 janvier 2020)
  6. (en) « Banksy has been identified, thanks to mathematics », sur The Independent, (consulté le 31 janvier 2020)
  7. « L’identité de Banksy dévoilée », sur Rolling Stone, (consulté le 31 janvier 2020)
  8. (en) « Is Banksy Actually Massive Attack's Robert Del Naja? », sur Time (consulté le 31 janvier 2020)
  9. « Un journaliste pense avoir identifié le mystérieux Banksy », sur RTBF Tendance, (consulté le 31 janvier 2020)
  10. (en-GB) « Did Goldie just reveal who Banksy is? », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2020)
  11. (en) « Has Banksy been unmasked as Gorillaz founder Jamie Hewlett? », sur Metro, (consulté le 31 janvier 2020)
  12. a b c d et e Beaux Arts, décembre 2010.
  13. Ipag.fr
  14. (en) Spiegel Online staff in Jerusalem, « Tourism in the Holy Land: Taking a 'Banksy Tour' in Bethlehem », sur SPIEGEL ONLINE, (consulté le 15 mai 2016)
  15. Film : Faites le mur !
  16. No Ball Games
  17. The Telegraph : Businessman to paint over Banksy artwork 'because he doesn't like art'
  18. BBC News : Artist's saucy stencil for city
  19. Bristol City Council, 28-08-2009
  20. « Festival de Sundance »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 20 mars 2013)
  21. Romain Blondeau, « Un film de Banksy sur la culture anarchiste disponible en ligne », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne, consulté le 16 août 2011).
  22. « Sur les traces de Banksy à New York », sur Le Monde.fr (consulté le 30 juin 2018)
  23. Site officiel de Banksy
  24. Smart crew swaps out banksy's graffiti is a crime sign with their own, Animal New York
  25. Meatpacking district, Site de Banksy
  26. Banksy démasqué à New York, Le Journal du geek
  27. [1]
  28. (en) Keith Perry, « Bungling council erases £400,000 'racist' Banksy », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  29. Amy Willis for Metro.co.uk, « Banksy sneaked into a warzone to paint a picture of a cat » (consulté le 23 mars 2015)
  30. « Découvrez Dismaland, le parc d'attraction subversif de Banksy », sur L'Express, (consulté le 22 août 2015).
  31. Dismaland de Banksy ferme ses portes sur un dernier baroud d'honneur
  32. « Banksy offre son parc Dismaland aux réfugiés ! »
  33. La Voix du Nord, « Migrants de Calais : l’artiste britannique Banksy réalise des fresques en ville et dans la «jung », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 16 septembre 2020).
  34. « Banksy ouvre un hôtel à Bethléem avec vue sur le mur de séparation », sur Le Monde.fr, (consulté le 22 avril 2018)
  35. « The Walled Off Hotel », sur walledoffhotel.com (consulté le 30 juin 2018).
  36. « The Walled Off Hotel », sur www.walledoffhotel.com (consulté le 22 avril 2018).
  37. Une autre version a été déposée puis vendue en 2014 Josephine McDermott, « London Banksy Girl and Balloon mural to be removed », BBC News, (consulté le 8 octobre 2018)
  38. « Banksy claims responsibility for giant Brexit painting in Dover », sur www.telegraph.co.uk (consulté le 8 janvier 2018).
  39. « Banksy prend Paris pour cible et comme terrain de jeu », sur Le Monde.fr (consulté le 27 juin 2018)
  40. « Au Bataclan, Banksy passe par l’issue de secours », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2018).
  41. « Banksy revendique ses œuvres à Paris, berceau de "l'art du pochoir moderne" en mai 1968 », Culturebox,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2018)
  42. « Des œuvres attribuées à l'artiste Banksy vandalisées à Paris », France 24,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2018)
  43. « Sait-on qui a protégé derrière du plexiglas les œuvres de Banksy à Paris ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2018)
  44. « Banksy volé au Bataclan : la porte peut-elle réapparaître ? », sur Le Point, (consulté le 29 janvier 2020)
  45. « Paris : une œuvre de Banksy dérobée près de Beaubourg », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2020)
  46. « La dernière œuvre de Banksy rend hommage à George Floyd », sur www.20minutes.fr (consulté le 9 juin 2020)
  47. « L'Italie restitue à la France un Banksy volé au Bataclan », sur www.20minutes.fr (consulté le 16 juillet 2020)
  48. https://www.presqu-ile-de-crozon.com/histoire-locale/vedette-douane-louise-michel-001.php
  49. (en-GB) Lorenzo Tondo Maurice Stierl in Berlin, « Banksy funds refugee rescue boat operating in Mediterranean », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 28 août 2020)
  50. « Un navire pour secourir les migrants en Méditerranée : le dernier projet du street-artiste Banksy », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020)
  51. AFP, « Le navire humanitaire de Banksy appelle à l’aide après un sauvetage massif de migrants en Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 29 août 2020)
  52. Banksy: The graffitist goes straight
  53. (en) « Faces of the week », BBC News, (consulté le 3 mars 2011).
  54. « Des techniques de criminologie pour tenter de démasquer Banksy », Big Browser, Le Monde, (consulté le 30 juin 2018).
  55. (en) Michelle V. Hauge, Mark D. Stevenson, D. Kim Rossmo et Steven C. Le Comber, « Tagging Banksy: using geographic profiling to investigate a modern art mystery », Journal of Spatial Science, vol. 61, no 1,‎ , p. 185–190 (DOI 10.1080/14498596.2016.1138246).
  56. Roisin O'Connor, « Banksy identity 'accidentally revealed by Goldie' during interview », The Independent, .
  57. Thomas Romanacce, « Banksy n'est pas le leader de Massive Attack », Le Figaro, (consulté le 12 juillet 2017).
  58. « What is Pest Control? », sur pestcontroloffice.com (consulté le 30 juin 2018).
  59. « Banksy, le roi du street art, revendique plusieurs œuvres à Paris », Le Figaro, (consulté le 30 juin 2018).
  60. Artvalue.fr
  61. Artvalue.fr
  62. « Une œuvre de Banksy s'autodétruit en pleine vente aux enchères | Edouard GUIHAIRE | Arts visuels », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 6 octobre 2018).
  63. Gina Martinez, Yahoo! News, « 'It Appears We Just Got Banksy-ed.' Art Piece Self Destructs After Being Sold for Over $1 Million », Time, (consulté le 8 octobre 2018)
  64. « Actu365 - Une œuvre de Banksy s’autodétruit juste après avoir été vendue pour plus d’un million d’euros », Actu365,‎ (lire en ligne, consulté le 6 octobre 2018)
  65. [vidéo] VLOG : l'affaire Banksy sur YouTube
  66. « Œuvre autodétruite : Banksy dévoile les coulisses... et le bug technique », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le 23 novembre 2018)
  67. « 11,1 millions d’euros pour un tableau de Banksy, un record », L'OBS,‎ (lire en ligne)
  68. « Un Banksy vendu 2,4 millions d’euros au profit d’un hôpital de Bethléem », sur www.20minutes.fr (consulté le 31 juillet 2020)
  69. « Un tableau de Banksy parodiant Monet vendu 7,6 millions de livres », sur rts.ch, (consulté le 22 octobre 2020)
  70. Tom Tivnan, Art of the matter « https://web.archive.org/web/20131110190109/http://www.thebookseller.com/feature/art-matter.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), , The Book Seller, 8 June 2009. Retrieved 2 December 2011.
  71. « On a rarement vu Banksy aussi bien que sur ces photos », sur Le Huffington Post, (consulté le 29 janvier 2020)

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier