Ouvrir le menu principal

Aymon de Savoie (évêque de Sion)

Prince-évêque de Sion
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aymon de Savoie (homonymie).

Aymon de Savoie
Biographie
Naissance inconnue
Décès entre 1053-1054
Évêque de l’Église catholique
Prince-évêque de Sion
v. 1034 – v. 1054
Autres fonctions
Fonction religieuse
Prévôt de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason à dessiner.svg

Aymon de Savoie, né au début du XIe siècle et mort entre 1053 et 1054, est un ecclésiastique savoyard, issu de la dynastie des Humbertiens, qui fut prince-évêque de Sion probablement de 1034 à 1054.

FamilleModifier

Aymon est le troisième fils du comte Humbert, premier membre mentionné des Humbertiens à l'origine de la maison de Savoie, seigneur en Maurienne, Val d'Aoste, Savoie Propre, Chablais et Valais, et de sa femme Ancilie / Auxilia / Auxiliende[1]. Son frère aîné, Amédée succède à leur père[1].

Carrière ecclésiastiqueModifier

Troisième fils du comte Humbert, il est destiné comme son second frère Bouchard ou Burckard ou Buchard (vivant en 1022 et encore cité le 10 juillet 1068) à l'état ecclésiastique[1]. Ce dernier est fait coadjuteur puis évêque d'Aoste, prévôt de St-Maurice d’Agaune et archevêque de Lyon[1],[2].

Aymon devient d'après la tradition évêque de Sion vers 1034[3]. Les évêques de Sion sont princes d'Empire, possèdent les pouvoirs spirituel et temporel sur leur diocèse et sont titrés préfet et comte du Valais (praefectus et comes)[4]. Le placement d'Aimon à la tête de l'évêché indique de l'influence des Humbertiens en Valais et sur l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune[3]. Son père était l'avoué et prieur laïc de l'abbaye[5]. Son frère, Buchard, est d'ailleurs prieur du couvent et Aymon semble lui succéder comme prévôt vers 1046[3]. Durant cette période, en 1049, le pape Léon IX soustrait l'abbaye de Saint-Maurice au pouvoir de l'évêque de Sion. C'est dans ce contexte que l'évêque de Sion devient vassal des Humbertiens[6].

Lors du décès de leur frère Amédée vers 1051, Buchard et Aymon sont écartés de la succession au profit de Othon[1].

L'abbé fribourgeois Jean Gremaud, dans ses Documents relatifs à l'histoire du Vallais (1875-1898), mentionne une donation d'Orsières (Valais) détenu par le comte Ulric, à l'évêque[7]. L'évêque fait don de l'église d'Orsières avec d'autres possessions[Note 1] au Chapitre[7] le , d'après le Régeste genevois[8]. Le comte Ulrich est considéré comme un parent de l'évêque Aymon, peut être un beau-frère du comte Humbert[7].

Pour aller plus loinModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le Régeste genevois, la donation comprend l'église d'Orsières, une manse à Vissoye, le château de Saillon, la co-seigneurie d'Ayent ainsi que son château, dont c'est la première mention, ainsi que ses terres de Suen près de Saint-Martin (Valais), à Sierre ou encore la seigneurie de Grengiols[8],[9].

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Palluel-Guillard, p. 4.
  2. Léon Dupont Lachenal, [PDF] « Les abbés de St-Maurice d'Agaune », Échos de Saint-Maurice, 1944 (édition numérique 2012), tome 42, p. 86, « Mainmise des Rodolphiens et des Savoie. Les Prévôts ».
  3. a b et c Dossier, « Sion (évêché) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ., article « 2 - Pouvoir et territoire ».
  4. Dossier, « Sion (évêché) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ., article « 1 - La donation de 999 ».
  5. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 4.
  6. d'après Antoine Lugon et François-Olivier Dubuis, 2/3/2004, « L'Eglise du Valais, Xe - XIIe siècle », Valais > histoire > périodes > moyen âge> l'Eglise > l'Eglise du Valais, sur le site Encyclopédie du Valais - www.vs.ch/encyclo/ (consulté le 20 octobre 2015) : « Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002 ».
  7. a b et c Pierre Dubuis, Dans les Alpes au Moyen Age : douze coups d'œil sur le Valais, vol. 5, Editions d'en bas, coll. « Mémoires et documents. Quatrième série / Société d'histoire de la Suisse romande », , 256 p. (ISBN 978-2-82900-227-4), p. 130.
  8. a et b Régeste genevois, GRE SED/1/0/4, acte du 12 juin 1052.
  9. Pierre Dubuis, Dans les Alpes au Moyen Age : douze coups d'œil sur le Valais, vol. 5, Editions d'en bas, coll. « Mémoires et documents. Quatrième série / Société d'histoire de la Suisse romande », , 256 p. (ISBN 978-2-82900-227-4), p. 20.