Ouvrir le menu principal

Aure (Ardennes)

commune française du département des Ardennes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aure.

Aure
Aure (Ardennes)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Attigny
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Michel Cartelet
2014-2020
Code postal 08400
Code commune 08031
Démographie
Population
municipale
51 hab. (2016 en augmentation de 6,25 % par rapport à 2011)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 29″ nord, 4° 38′ 11″ est
Altitude Min. 118 m
Max. 191 m
Superficie 12,72 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Aure

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte topographique des Ardennes
City locator 14.svg
Aure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aure

Aure est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

GéographieModifier

La commune est à la limite sud du département des Ardennes : parmi les communes limitrophes, Sommepy-Tahure appartient au département de la Marne.

Communes limitrophes de Aure
Semide Liry Marvaux-Vieux
Sommepy-Tahure  
Manre

Le ruisseau de l'Alin a sa source sur le territoire de la commune. Les habitations sont au confluent de plusieurs ravins[1].

ToponymieModifier

Les toponymies relevés dans d'anciennes chartes donnent Aura, Alra, Aurra, fin XIe siècle[1].

HistoireModifier

Suite à une étude des environs de la nécropole préhistorique du mont Troté à Manre, une autre nécropole est détectée en 1967 à Aure, au lieu-dit les Rouliers, à 800 m environ du Mont Troté, confirmant des implantations dans cette région dès l'âge de fer. Des fouilles sont entreprises jusqu'au milieu des années 1970 sur ce site. Cette nécropole date de la fin du premier âge de fer (période dite de la civilisation de Hallstatt) et du début du deuxième âge de fer (période dite de la civilisation de La Tène), avec des inhumations en tombes plates et des enclos rituels (18 enclos pour 50 tombes), dans un rectangle de 150 m sur 100 m [2].

Au XIIIe siècle, la seigneurie d'Aure appartient à l'archevêché de Reims, qui, en 1297, laisse le moulin d'Aure en fief aux comtes de Grandpré[1]. Au début du XVIIe siècle, cette seigneurie devient propriété de la famille de Fougères en Champagne[1],[3],[4]. Cette famille met en vente la terre d'Aure en 1788, un an avant la Révolution française[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, le village est à proximité de la ligne sur laquelle le front se stabilise, de fin septembre 1914 à fin septembre 1918. Le village est occupé pendant toute cette période. Le 22 novembre 1915, les aviateurs Maurice Schlumberger et Gaston Montézuma sont tués par l'infanterie allemande, après qu'ils aient été contraints de poser leur Spad endommagé, derrière les lignes allemandes. Ils sont mentionnés sur le monument aux morts du village, inauguré le 29 juillet 1928, et par une stèle dans un verger[1]. À l'automne 1918, une offensive qui se veut décisive est déclenchée par le maréchal Foch pour reprendre les Ardennes et l'Argonne, c'est l'offensive Meuse-Argonne mettant à contribution la 1re armée américaine et la 4e armée française dans le sud des Ardennes. Cette offensive commence le 26 septembre à Tahure, permet de repousser les forces allemandes de trois ou quatre kilomètres le premier jour puis se heurte à une forte résistance, sur un terrain préparé depuis des années par les forces allemandes. Le ravin d'Aure est franchi le 29 septembre 1918[5]. Le 1er mars 1921, la commune se voit décerner la Croix de guerre 1914-1918.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1879   P.-E. Gueillot[6]    
mars 2001 En cours Michel Cartelet[7]   Agriculteur

DémographieModifier

En 2016  , la commune d’Aure comptait 51 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
131136138152162166154167146
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
150122133164147146127106111
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
113100103989010511710289
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
7466564662505151-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Aure dans les artsModifier

Aure est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[10].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. I, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 2-905339-36-5), « Aure », p. 70-73
  2. A. Quatreville, « Chronique archéologique. Aure, lieu-dit Les Rouliers », Revue Historique Ardennaise, t. X,‎ , p. 229-230
  3. « (de) Fougères en Champagne »
  4. Edmond Sénemaud, « La noblesse des Ardennes », Revue historiques des Ardennes, F. Devin, vol. 1,‎ (lire en ligne)
  5. Ferdinand Foch, Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre 1914-1918, t. 2, Plon, , p. 216-217
  6. Almanach Matot-Braine, Reims, 1879, p.292.
  7. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin ([PDF])
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375