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Armande de Polignac
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Biographie
Naissance
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YvelinesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Marie Armande Mathilde de Polignac, comtesse de Chabannes-La Palice, est une compositrice française née à Paris (16e arrondissement) le [1], et morte le à Neauphle-le-Vieux (Yvelines).

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BiographieModifier

Elle commence ses leçons d'harmonie à Londres. Puis, elle travaille sous la direction de Gabriel Fauré, d'Eugène Gigout et reçoit de Vincent d'Indy des cours de direction d'orchestre à la Schola Cantorum de Paris et elle est, probablement, la seule compositrice à avoir joué à l'orchestre en tant qu'altiste.

Dans son enfance, elle essaie de s'enlaidir pour ressembler aux génies qu'elle admire, Berlioz et Wagner, en mettant dans sa bouche des petits bâtonnets de manière à déformer son visage.

Elle se marie en 1895 avec le comte Alfred de Chabannes La Palice, mélomane et chanteur amateur. Une seule fille, Hedwige, naît de cette union. Jusqu'à la perte de son patrimoine, intervenue en 1930, elle se consacre à sa passion. Sa fille indique : « Elle avait voué sa vie à la musique, travaillait avec régularité, sacrifiait les plaisirs et le monde » [2].

Selon les témoignages de sa famille, elle est une femme douce et fragile. Elle apporte son soutien à Edgar Varèse qu'elle a connu à la Schola Cantorum en récoltant des fonds en 1915 pour lui afin qu'il puisse aller aux États-Unis.

Elle produit, entre 1900 et 1914, des mélodies apparentées à de la musique légère. En 1920, elle compose son cycle de huit mélodies sur des poèmes chinois traduits par Franz Toussaint, La Flûte de Jade et un court recueil L'Amour fardé. Elle met en musique un texte de Lucie Delarue-Mardrus et publie des mélodies sur des poèmes de Melchior Polignac, Edouard Guyot, Louis Longepierre, Robert d'Humières, Georges de Dubor, etc. Avec Willy, elle écrit des mélodies comme Café Maure, Chemin de Mihail, Le Dernier Menuet du Roy, Nuit à Capri, Poème, Pastel et Soir de Jardin. Elle fait, aussi, plusieurs adaptations sur des poèmes de Françoise d'Antoine : Le Vieux clavecin, Printemps morts, Mélancolie et Berceuse.

Sa musique pianistique est aussi importante : Danses Brèves orchestrées et dirigées par elle en concert, Six Préludes, Toccata dédiée à Ricardo Viñes, Berceuse, Échappée, Pluie, Carillon, Dans le steppe et Bazar d'orient, un nocturne pour harpe (1912) et la Petite Suite pour clavecin (1939) dédiée à Marcelle de Lacour. Elle est l'auteur de trois quatuors à cordes, deux sonates pour violon et piano, un quintette avec piano dédié à Louis Laloy (19 février 1918), deux pièces pour quintette à vent et diverses pièces pour flûte et piano, violon et piano ou violoncelle et piano.

Elle présente six fois des œuvres à la Société musicale indépendante entre 1911 et 1922 et c'est à cette occasion que Maurice Ravel montre un certain intérêt pour sa musique.

Son catalogue comprend, également, une quinzaine de pièces symphoniques, une dizaine de pièces apparentées à de la musique légère, une ouverture Lear, Salomé, un poème symphonique. Dans le domaine de l'opéra et des ballets, il faut citer : La Petite Sirène (Nice, 5 mars 1907), Les Roses de Califes (Paris, 1909), le ballet arabeLes Mille et Une Nuits (Paris, 1914), un ballet japonais Urashima La Source Lointaine et le ballet Les Chinois.

Elle compose Judith de Béthulée scène dramatique inédite chantée par Felia Litvinne à l'Opéra de Paris en mars 1916.

Armande de Polignac est enterrée au cimetière de Neauphle-le-Vieux, dans la chapelle funéraire de Casimir de Rochechouart de Mortemart, arrière-grand-père de son mari.

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Les Polignac d'Hedwige de Polignac (Paris, Fasquelle, 1960).

Notes et référencesModifier

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 16/26/1876, avec mention marginale du décès (consulté le 9 septembre 2012).
  2. Polignac H., Les Polignac, page 254.

Liens externesModifier