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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stuart.
Arbella Stuart
Lady Arbella Stuart.jpg
Portrait peint par Marcus Gheeraerts le Jeune.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Domicile
Activité
Père
Mère
Elizabeth Stuart (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Religion
Lieu de détention
Arms of Lady Arbella Stuart.svg
blason

Arbella Stuart, ou Arabella Stewart[1] (1575 - 27 septembre 1615), est une aristocrate de la Renaissance, de la maison Stuart, que l'on considéra comme une éventuelle héritière du trône d'Angleterre après la mort de la reine Élisabeth Ire.

Sommaire

FamilleModifier

Arbella Stuart était une descendante directe du roi Henri VII d'Angleterre. Fille unique de Charles Stuart, 5e comte de Lennox, et d'Elizabeth Cavendish, elle était la petite-fille de Matthew Stewart, et de Margaret Douglas, elle-même fille de Marguerite Tudor, veuve de Jacques IV d'Écosse, mère de Jacques V d'Écosse et fille d'Henri VII d'Angleterre. Margaret Douglas était issue du deuxième mariage de Marguerite Tudor, avec Archibald Douglas[2].

Les grands-parents paternels d'Arbella Stuart, le 4e comte de Lennox et Margaret Douglas, avaient eu deux fils : Charles, le père d'Arbella, et son frère aîné, Henry Stuart, lord Darnley, qui devint le deuxième mari de Marie Stuart et le père du roi Jacques Ier d'Angleterre. Les grands-parents maternels d'Arbella Stuart étaient Sir William Cavendish et Bess de Hardwick[2].

BiographieModifier

Ses parents meurent en 1576[3] alors qu'elle est enfant et elle élevée par sa grand-mère paternelle, Margaret Douglas, loin de la cour anglaise[4]. Elle rencontre le reine Élisabeth Ire à l'âge de 8 ans pour qui elle est dame de compagnie pendant quelques semaines[3], quelques semaines avant la mort de sa grand-mère paternelle. Elle est alors recueillie par sa grand-mère maternelle, Bess de Hardwick, dans le but de demander une pension à la reine[4]. Parlant couramment français, latin, grec, italien et espagnol[5], elle lit Platon, Plutarque et Aristote à l'adolescence[4].

À 18 ans, elle reçoit de nombreuses demandes en mariage, dont celle du fils de Robert Dudley, le favori de la Reine et de plusieurs princes européens, mais toutes sont refusées par la Reine[4]. Lorsque Élisabeth Ire meurt en 1603, elle insiste pour que Arabella Stuart « mène son deuil », l'empêchant de nouveau de se marier[4]. Peu après l'avènement de Jacques Ier, son cousin, elle est envoyée à Sheen, loin de Londres mais est finalement intégrée à la cour où la Anne de Danemark la prend pour suivante[6],[5].

Très proche du duc de Somerset, William Seymour, elle finit par l'épouser en secret le 22 juin 1610[1], sans l'autorisation officielle du roi[6],[3]. Un mois après les noces, le roi l'apprend et les déclarent couple de haute trahison et fait arrêter le couple le 8 juillet 1610[6]. Arabella Stuart est enfermée à Durham et son époux à la Tour de Londres[6],[1]. De son exil, elle envoie de nombreuses lettres à son cousin pour lui faire changer d'avis, sans succès[7].

Transférée à Barnet, elle échafaude un plan pour s'enfuir avec son époux en France. Le 20 juillet 1610, elle quitte l'établissement dans une pèlerine avec l'intention de retrouver Seymour à Lee, dans la banlieue de Londres mais celui-ci arrive en retard[7]. Alors que le navire sur lequel elle est montée approche des côtes françaises, elle est reprise par les hommes de Jacques Ier et ramenée à Londres où elle est enfermée à la Tour[7]. Son époux, Seymour, a réussi à passer en Flandres[1]. En 1612, elle est condamnée à la réclusion à perpétuité pour s'être mariée sans l'accord du roi[7]. Elle meurt finalement le 27 septembre 1615 à l'âge de 39 ans et est inhumée à l'abbaye de Westminster[3].

NotesModifier

  1. a b c et d Encyclopedia Britannica
  2. a et b Sabine Beauséjour, p. 125 [arbre généalogique]
  3. a b c et d (en) « Arbella (Arabella) Stuart », sur Westminster Abbey (consulté le 5 mars 2019)
  4. a b c d et e Sabine Beauséjour, p. 124-125
  5. a et b (en) « The story of Lady Arbella Stuart », sur National Trust (consulté le 5 mars 2019)
  6. a b c et d Sabine Beauséjour, p. 126
  7. a b c et d Sabine Beauséjour, p. 127

BibliographieModifier